Agression de deux camps à Menaka : Une main amie de Paris derrière l’attaque ?

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Des combats ont éclaté mardi matin entre l’armée malienne et un groupe de rebelles touaregs à proximité de la ville de Ménaka dans le Nord du Mali, près de la frontière avec le Niger, a-t-on appris de sources concordantes. Des attaques qui ont été revendiquées depuis Paris  par le Mouvement national de libération de l’Azawad qui a malheureusement enregistré plusieurs pertes en vie humaine.

Selon le maire de Ménaka, Sidi Mohamed que nous avons pu joindre hier dans la journée, ce sont des bandits armés qui ont attaqué le camp de la garde républicaine de Ménaka. "Ils étaient venus avec la ferme intention de détruire ledit camp pour s’emparer des armements. Ils ont commencé vers les cours de 5 h du matin à pilonner la ville. Les forces régulières ont donc riposté à l’aide des avions de chasse en bombardant les assaillants".

 L’édile de la localité, qui était hors de la ville au moment de notre appel, explique que l’armée malienne a pu détruire plusieurs véhicules des assaillants avant de récupérer un important lot d’armes sans avoir subi une perte. Il a conclu que "la ville est entièrement sous contrôle des forces armées maliennes et que pour des besoins de sécurité les réseaux téléphoniques ont été coupés".

« Un hélicoptère de l’armée a bombardé une position des bandits armés à Ménaka. Deux de leurs véhicules sont calcinés. Ils ont pris la fuite. Du renfort se dirige sur les lieux », a affirmé une source militaire à Gao.

« Nous avons arrêté quatre "bandits armés" à Ménaka au cours de notre riposte. Certains sont légèrement blessés », a déclaré Habib Togola, lieutenant de l’armée malienne. Selon une source proche de la préfecture de Ménaka, les quatre hommes arrêtés sont tombés de leur véhicule au moment où les rebelles quittaient la ville suite au bombardement des hélicoptères de l’armée.

"Nous contrôlons la ville"

Les tirs se sont désormais calmés, selon les dires d’une source indépendante jointe par l’AFP dans le nord du Mali. Les rebelles se sont repliés à deux kilomètres de Ménaka dans une zone boisée, après avoir pénétré la ville pendant un moment, ont rapporté des sources concordantes.

« Nous contrôlons la ville. Nous avons des renforts qui se dirigent vers Ménaka », a expliqué Habib Togola. Une information démentie par Moussa ag Assarid, un membre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue malienne) basé en France, qui assure que les troupes rebelles contrôlaient Ménaka. Un MIG 21 de l’armée malienne aurait également été abattu, selon cette source. Une information non vérifiée de source indépendante.

 

 

Quelques heures après cette tentative infructueuse, c’est la branche politique du Mouvement national de libération de l’Azawad qui a revendiqué le coup depuis Paris en France où une cellule évoluerait au vu et au su des autorités françaises. Lui qui se bat depuis des années pour une cause déjà perdue.

En effet, leurs velléités sécessionnistes qui les amènent à revendiquer une République de l’Azawad devant comprendre les 3 régions du Nord que sont Tombouctou, Gao et Kidal, ne rencontrent pas l’adhésion des populations pour lesquelles le combat est censé être mené.

Les ressortissants de ces différentes localités n’ont jamais fait mystère sur leur fière appartenance à la République du Mali. Ils n’ont jamais cessé de dire que "le Mali est un et indivisible". Mais les cerveaux du fantomatique Mouvement ne démordent pas. Après avoir fait marcher les enfants à Ménaka et Kidal au mois de novembre 2011, voilà qu’ils essayent maintenant de passer par la force en attaquant les positions de l’armée. Mais l’attaque de Ménaka a été un cuisant échec.

L’armée malienne qui a effectué la semaine dernière un déploiement massif dans la partie septentrionale du pays, n’entend plus se laisser surprendre par des bandits armés aux desseins prohibés.

Abdoulaye Diakité

Communiqué d’Aqmi sur les otages du Mali

Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a fait parvenir un communiqué à l’AFP mettant en garde la France, le Royaume-Uni, la Hollande et la Suède en cas d’opération militaire pour tenter de récupérer les otages au Mali : "Selon des informations qui nous sont parvenues récemment, l’alliance des croisés menée par la France, qui soutient certains régimes comme l’Algérie et la Mauritanie, prépare une opération militaire imminente pour libérer les otages détenus par l’organisation (…) Nous adressons un avertissement à la France, le Royaume-Uni, la Hollande et la Suède : s’ils autorisent cette opération, cela signifie la mort de leurs ressortissants et une atteinte à leur vie, dont ils ont la responsabilité" déclare Aqmi.

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