Après le mandat d’arrêt lancé contre les bandits armés : Le Mali et la CPI signent une convention de coopération judiciaire

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Echange de documents entre le ministre Malick Coulibaly  et le chef de la section de la coopération internationale de la CPI, Amady Ba
Echange de documents entre le ministre Malick Coulibaly et le chef de la section de la coopération internationale de la CPI, Amady Ba

La Mali a signé un accord de coopération judiciaire avec la CPI. Celle-ci se voit autorisée à mener toutes les enquêtes qu’elle souhaite dans les trois régions du nord sur les crimes commis par les bandits armés.

A la faveur d’un coup d’Etat le 22 mars à Bamako, l’ensemble du nord du Mali est tombé aux mains des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et surtout des groupes islamistes Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Des ONG locales et internationales, ainsi que des agences de l’ONU, ont dénoncé des crimes commis dans le nord du Mali par différents groupes armés, islamistes et rebelles touareg, notamment des viols, des meurtres, l’enrôlement d’enfants soldats et la destruction de sites religieux. Le gouvernement du Mali, en tant qu’Etat partie à la CPI,  lui avait déféré la situation depuis le mois de janvier 2012 et a demandé qu’une enquête soit menée en vue de déterminer si une ou plusieurs personnes doivent être accusées des crimes commis.

Pour que l’enquête soit bien menée et que ces crimes ne restent pas impunis, la Cour pénale internationale (CPI) et le Mali ont signé hier mercredi au ministère de la Justice une convention de coopération judiciaire. Cette convention donne à la Cour la compétence d’enquêter sur les accusations de crimes qui ont été commis lors de l’occupation des différentes régions du Nord-Mali par les bandits armés.  Elle a également a pour but de définir le cadre de travail de la CPI au Mali c’est-à-dire le déploiement des membres de la Cour sur le territoire pour la recherche de preuves, de faire des requêtes, des recoupements  d’informations, entre autres.

Lors de la signature de la convention, le Chef de la section de la coopération internationale de la CPI, Amady Ba a salué l’excellente coopération qui existe entre le Mali et la CPI. Il a souhaité cependant que cette coopération soit soutenue par tous. Par ailleurs, il a appelé tous les acteurs politiques, civils, religieux et militaires à la réserve pour l’application stricte de la justice au Mali.

Le ministre Malick Coulibaly s’est félicité de la signature de cette convention de coopération. Il a indiqué que le gouvernement n’entravera pas le travail de la Cour. “Le Mali est lié par cet accord et le Mali jouera sa partition” a assuré le ministre de la Justice.

 Bandiougou DIABATE

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2 COMMENTAIRES

  1. De toute façon le Ministre aurait fait ce qu’il devait, et nous comptons toujours sur lui.

  2. cette signature est un couteau à double tranchants.L cpi pourrait demander des enquetes sur l’épineux dossier des berets rouges et les disparus une situation explosive quand Sanogo sera interpellé

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