Après Aguel’hoc : Andraboukane attaqué par les rebelles

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La petite localité d’Andraboukane située à la frontière entre le Mali et le Niger a été attaquée vers 5 heures du matin par les combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Des renforts sont en route vers la ville qui est déjà prise par les rebelles, selon eux. Au même moment, à Aguel’hoc, les militaires venus en renfort font le bilan des pertes en vies humaines et en matériel.


Andraboukane a été prise suite à l’assaut lancé par les combattants du MNLA contre la ville ce jeudi 26 janvier.  Le poste de la ville a été  occupé par les militaires de l’Armée de terre, mais en nombre insuffisant : seulement une quarantaine  de militaires maliens pour ce village frontalier avec le Niger. Sans confirmer la prise de la ville par les combattants du MNLA, des sources militaires du Nord  soutiennent avoir la certitude de cette attaque. Une prise de la ville n’est donc pas exclue, vu le nombre insuffisant des soldats dans cette ville.
« Nous avons bien appris qu’Andraboukane est attaquée ce matin. C’est un petit poste militaire, et plus précisément de l’Armée de terre, et il est possible que ce poste soit pris par les rebelles », informe  une autre source militaire. Au niveau de la Cellule de communication du ministère de la Défense, c’était le calme plat, en tout cas avant la diffusion d’un communiqué. Mais selon nos informations, les renforts sont partis en direction d’Andraboukane, même s’il y a peu de chance qu’ils trouvent  les combattants du MNLA sur place. Décidemment, ces rebelles et les groupes salafistes qui les soutiennent ne sont pas capables de résister à la force de l’Armée malienne.
Tout comme l’occupation de Ménaka pendant quelques heures, la prise d’Aguel’hoc par les combattants du MNLA et les salafistes d’Iyad n’a duré que quelques heures, mais avec un bilan très lourd. En effet, le Bilan serait entre 40 et 150 mort dans le deux côté après les affrontements entre les rebelles et l’armée malienne depuis le 24 janvier à Aguel’hoc.   On apprend en plus que dans l’après-midi de ce même jeudi 26 janvier 2012 (et cela au moment même où nous mettons sous presse), la ville de Léré a été attaquée par les mêmes rebelles du MNLA. Mais l’attaque n’a fait aucun mort ni blessé.
« Nous avons parlé avec  nos proches parents qui sont dans la ville pour s’enquérir des nouvelles de leur santé. En réalité, les hélicoptères de combat de l’Armée ont effectué plusieurs tours aériens sur la ville d’Aguel’hoc (mais sans tirer), histoire de scruter les alentours pour y détecter une éventuelle présence des rebelles. « Mais ils n’ont rien vu sur quoi ils peuvent tirer », précise une source de Gao. En fait, l’Armée malienne n’a  trouvé ça et là que des cadavres dans les rues et dans une fosse commune à ciel ouvert à l’intérieur du camp.  Pourtant, plusieurs sources parlent de 41 corps de militaires maliens abandonnés  dans le camp militaire d’Aguel’hoc, tués par balle ou exécutés au couteau.
Selon des informations non confirmées, le bilan est de 150 morts dans les deux camps.  Dans les rues d’Aguel’hoc, de nombreuses voitures calcinés et quelques corps de civils : « deux ou trois qui ont certainement pris des balles perdues lors de l’accrochage entre rebelles et militaires  le mardi matin (24 janvier) », relativise une source indépendante dans la même matinée de ce 26 janvier. En tout cas, une vengeance d’éléments salafistes n’est pas exclue d’autant plus que les militaires maliens d’Aguel’hoc avaient infligé une perte énorme à ces salafistes lors de leur première attaque du 18 janvier.
Baba Ahmed


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