Attaque de Ménaka par des rebelles : Encore une faiblesse des autorités Maliennes

0
1

Ménaka a été la cible d’une attaque de bandits armés, le Mardi 17 Janvier 2012 dans les environs de 6 heures du matin. Mais l’armée a pu reprendre la situation en les repoussant hors de la ville, quatre heures après. Selon des sources concordantes, la manière dont l’attaque a été planifiée montre une faiblesse du gouvernement face à la situation au Nord.


Le  mardi 17 Janvier dernier, les habitants de Ménaka se sont réveillés dans la terreur due à une incursion des rebelles venus, semble-t-il, de la Libye. Ces derniers avaient réussi à isoler la ville en interrompant les liaisons téléphoniques. Ils ont assiégé le camp des gardes sans arriver à le contrôler totalement. C’est durant ce siège que des renforts sont venus les prendre en tenaille. Après 4 heures de combat, les assaillants ont cédé. Mais les militaires les ont poursuivis dans leur retraite pour les pilonner.


Attaque planifiée
Au moment où le gouvernement mettait tout son poids dans l’appui pour le festival au désert dans le but de redorer son image aux yeux des touristes, les rebelles complotaient cette attaque. Un nombre important de militaires aurait été déployés pour l’occasion. Ce qui aurait créé des failles dans le dispositif dans d’autres lieux. Selon une source crédible, quelques jours avant l’attaque de Ménaka, les rebelles auraient enlevé un véhicule 4×4 et des armes d’une patrouille de militaires. D’ailleurs, les rumeurs de cette nouvelle ont été ressenties à Bamako. Les assaillants ont planifié leur coup en trompant la vigilance des autorités pour s’attaquer à une ville stratégique. Aussi, le fait de se donner les moyens pour interrompre les lignes des deux opérateurs téléphoniques est inquiétant.


Faiblesse des autorités
Malgré les alertes sur l’imminence d’une attaque des rebelles rien n’aurait été fait pour prévenir. Le gouvernement semble prendre à la légère les menaces venant des fronts qui se multiplient sans compter les anciens mouvements qui se réorganisent. Tout le monde sait que récemment le Mouvement pour la Libération de l’Azawad s’est redonné un nouveau souffle depuis l’arrivée des anciens combattants de la Libye. Ils veulent s’affirmer pour ne pas perdre le monopole des appuis financiers. Dans cette mêlée, il y a aussi l’AQMI qui rôde dans les parages avec de puissants moyens. Jusqu’à présent le gouvernement n’arrive pas à trouver une solution concrète face à certaine menaces. Chaque fois que les autorités annoncent le retour de l’accalmie au nord de notre pays, les bandits frappent à nouveau et de façon dure. Ce qui veut dire que jusque là on ne sait pas encore où poser les pieds.
Issa Santara

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.