Attaque des bandits armés dans le septentrion Malien : Le projet 2014 en route…

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« Cela devient finalement de la foutaise, la situation d’insécurité récurrente dans le septentrion de notre pays », de l’avis général des citoyens que nous avons interrogé. Cette énième rébellion annoncée par voie de communiqués laconiques du tristement célèbre Ministère de la Défense et des Anciens Combattants dirigés par un figurant nommé Natié Pléah, est une diversion car le moment est très mal choisi pour que cela soit. Le bilan donné par la DIRPA est fait pour calmer les esprits mais ne rassure aucunement pas parce que la majorité de nos compatriotes veulent qu’on en finisse avec l’hydre. En réalité, Koulouba et ses conseillers ont lamentablement échoué dans leur politique bancale de lutter contre l’insécurité dans cette partie du territoire national. Il faut avoir le courage de faire son mea culpa face à des bandits armés aux visées sécessionnistes.  Cette énième rébellion est assimilable à une mise en route dit-on ça et là, du projet 2014 tant souhaité en haut lieu même si on ne veut en aucune manière en parler publiquement. A défaut d’un troisième mandat pour Hamady Hamady pour achever son PDES. Ce qui est sûr, ce projet qui n’a jamais été officiellement prononcé est voulu par des proches du Président de la République, ne saura voir le jour compte tenue de la situation sociopolitique préoccupante. Notre analyse.

 

A « Mali Demain » nous pensons qu’ATT et son « Armée » doivent rendre des comptes au peuple. Communiquer, sensibiliser afin d’éviter des règlements de comptes qui nous conduirons à un chaos généralisé comme ce que nous avons suivi dans certains pays sur el continent. Qu’on nous dise ce qui se passe depuis leur arrivée au pouvoir en 2002. Car il est inconcevable que nos voisins depuis le déclenchement des hostilités en Libye pour faire partir Kadhafi et ses ouailles du pouvoir, aient pris des dispositions pour arrêter les fuyards et leurs butins de guerre. Des armes lourdes surtout. Chez nous à en croire de nombreux compatriotes, les autorités ont sciemment fermé les yeux sur l’entrée de cette légion verte Kadhafiste en déroute et malgré les mises en garde de l’ancien Président du Conseil de Cercle de Kidal. Pire, comment comprendre que des milliers d’hommes lourdement armés soient laissés entrer sur notre territoire et qu’aucune disposition ne soit pris pour les désarmer ? Que dire de l’attitude de l’Algérie ou de l’OTAN et de la France ?

« En fait, ATT et son équipe sont en passe de permettre à des aventuriers de réaliser un vieux rêve celui de scinder le nord du sud. De nos jours, avec le matériel militaire dont ils disposent, cela sera possible car, ils sont motivés et déterminés », nous confie un jeune compatriote de Tombouctou. L’absence notoire de postes militaires dans certaines parties sensibles au nord, a permis l’occupation du terrain par ces combattants qui connaissent les faiblesses de notre « Armée » qui faut-il le rappeler, ne ressemble plus à celle que le régime de l’UDPM a été contraint de leur léguer : « ces démocrates qui sont assimilables à des prédateurs d’une autre époque, savent réellement ce qu’ils font », explique A.D, professeur à l’université de Bamako.

Ne pas confonde révolution et banditisme…

Selon cet autre compatriote qui a préféré garder l’anonymat: «il ne faudrait pas confondre révolution et banditisme, pour de soit disant causes justes, des groupes de bandits armés sèment le désordre dans une région habitée par de paisibles citoyens.

L’armée malienne, j’en suis certaine, saura cette fois-ci prendre ses responsabilités et venir à bout de ce groupe de délinquants.
Ils sont déterminés et nous les soutenons tous
 ». Un autre enfonce le clou par rapport aux attaques de ces derniers jours : « La responsabilité de ce qui se passe incombe entièrement à l’état qui n’a jamais été ferme avec ces apatrides, ces oisifs sans aveux lui qui a voulu les considérer comme des êtres humains normaux. Comment peut-on, en effet, considérer et accueillir comme maliens des individus qui ont accepté de porter l’uniforme d’un autre pays ? A ma connaissance, l’Armée n’admet pas la double nationalité. A la limite il fallait simplement les considérer comme des réfugiés de guerre et les traiter tel. Ces arrivants auraient dû montrer patte blanche avant de franchir les frontières nationales comme le font tous les autres pays ».  Mieux, cet interlocuteur enfonce insiste en ces termes : « Le laxisme en matière de sécurité ne se tolère guère et aujourd’hui, nous en payons le prix fort. L’erreur c’est non seulement de les recruter dans l’Armée sur des bases totalement absurdes mais aussi de les envoyer servir dans le même nord comme chefs militaires alors même qu’ils n’ont aucune qualification pour cela. Ces sont toujours nos pauvres militaires, la troupe, qui payent l’inconséquence de la hiérarchie, au vu et su duquel les mêmes intégrés désertent à chaque fois en tuant et en emportant armes et munitions », martèle-t-il.

 

En finir avec cette situation

Comme nous avons l’habitude de le dire, l’occasion est offerte à ATT et ses Généraux qui lui sont fidèles d’en finir avec cette situation de ni paix, ni guerre au nord du Mali depuis plus de deux décennies. Sinon, ils seront accusés de parjure et de complot contre l’Etat. La suite est connue pour de telle faute. Comme l’a dit le Général Moussa Traoré : « Lorsque des individus n’ont d’autre choix que de mettre en amont la défense de leurs intérêts personnel au détriment de ceux de la Nation, les pouvoirs publics doivent s’assumer en dotant nos forces de défense et de Sécurité dans les conditions pour qu’elles exécutent leur mission régalienne que l’Etat leur a confié ». Ceci sera-t-il fait ? Wait and see !

 

L’heure est grave pour la Nation malienne car l’intégrité territoriale est sérieusement menacée ainsi que notre unité. Il appartient à chaque malienne et malien de s’assumer en apportant sa part à la sauvegarde de l’essentiel : le Mali.

 

Tout le monde est interpelé. Avec le déclenchement des attaques armées de la part d’apatrides connus et identifiés, force est de reconnaître que Koulouba et son « Armée » doivent s’assumer en mettant hors d’état de nuire ces bandits. Au quel cas, ATT et son équipe seront accusés de haute trahison pour se maintenir au pouvoir. L’histoire les jugera dans ce cas.

 

Une Armée fragilisée, affaiblie

Certes le retour de l’équipe d’ATT celle-là même qui se targue avoir fait tomber le régime de l’UDPM, a essayé bon an, mal an, de recomposer une Armée dépecée par les « démocrates » à leur prise de pouvoir en 1992 (le cas par exemple de forces spéciales telle que les Damiers qui ont disparues sans que nous ne sachions les raisons). Ainsi de : « 2003 à nos jours, il y a eu selon ATT à la veille de la fête de l’Armée du 20 janvier dernier, 14 000 recrus dans les forces de défense et de sécurités dont 15% sont devenus des Officiers ou Sous-officiers ; formation et équipement », sans compter les dons, aide et appuis de pays amis : Etats Unis d’Amérique, France, Chine, Russie, Canada, Algérie… Ce ne sont pas les hommes qui manquent. Une volonté politique réelle et affichée d’en finir.

En fait, selon nos informations, notre Armée a été savamment fragilisée pour éviter l’effet de surprise : le coup d’Etat. C’est ainsi que les meilleurs hommes, surtout des forces spéciales (qui ont fait leur preuve dans des écoles de guerre en France, aux USA, en Allemagne, en Russie, en Chine…) ont été envoyé, voir renvoyé en mission à travers le monde, d’autres sont en formation à l’étranger, coupés de leurs troupes. Donc de la base. « Les gras qu’ils envoient sur le terrain ne sont pas en général aguerris et motivés pour faire face à l’ennemi », explique un porteur d’uniforme qui a requit l’anonymat. « Comment voulez-vous que ces bandits abandonnent leur projet de créer un Etat au nord lorsqu’ils savent nos faiblesses et atouts ? », s’interroge notre interlocuteur.

 

Pour ce jeune Magistrat originaire de Kidal : « L’Etat est fautif de ce qui se passe aujourd’hui dans le nord de notre pays car, il n’a rien fait pour parer à cette éventualité. D’ailleurs, nous nous demandons s’il ya encore des hommes valables dans notre Armée ? Pour quoi déclencher une rébellion maintenant ?», s’interroge-t-il.

 

Un autre de la même région, Haut gradé d’un corps d’élite de l’Armée déplore ceci : « l’insécurité ambiante depuis plus de deux décennies. Heureusement pour nous, la majorité des maliens surtout nous dont les parents vivent là-bas sont contre cette énième rébellion. Nous sommes pour l’unification et les jeunes que nous sommes prêts à nous battre pour extraire de notre société ces gens-là. Même au sacrifice ultime pour faire échouer cette entreprise machiavélique même si je déplore le blocage en général, de l’appareil militaire pour mâter ces bandits là».

Un autre haut fonctionnaire du nord a précisé ceci : « Nous sommes fatigués de cette situation. Il faut en finir une bonne fois pour toujours ».

 

Ce qui est sûr, c’est que l’occasion est inouïe avec la fermeture des frontières des pays voisins : Algérie, Niger, Mauritanie, Burkina Faso pour en finir avec toute velléité sécessionniste.

La balle est dans le camp du pouvoir

La balle est dans le camp du pouvoir qui doit redonner confiance aux citoyens qui doutent fortement de sa bonne foi malgré des communiqués victorieux annoncés ça et là. « Ne soyez pas surpris de voir des négociations entamées avec ces bandits armés et surtout leur réintégration dans l’Arm2e avec des grades distribués à tour de bras. C’est cela la caractéristique du régime ATT », martèle un militaire à la retraite.

 

Selon nos informations, le moral de troupe est malmené par une décennie de gestion clanique de hauts gradés peu soucieux de la performance de notre Armée, crainte, combative et professionnelle d’antan. Mieux, le népotisme et l’affairisme (des recrutements à la sauvette avec l’enterrement des enquêtes de moralité dans les tiroirs) ont fini par avoir raison de cet appareil militaire qui était hier craint par nos voisins. «De nos jours, ce sont de vulgaires bandits connus, identifiés, selon un corps habillé qui la défie, l’humilie avec des prises de prisonniers (affaire Ibrahim Ag Bahanga) reste encore dans les mémoires de la troupe impuissante face au diktat d’Officier félons », explique un observateur avisé. Aujourd’hui, on se demande si ATT en tant que Chef suprême des Armées, maitrise la grande muette ?

 

Les évènements actuels au nord nous permettront d’en savoir plus.

Visite surprise d’ATT à Gao

 

La visite surprise du Chef de l’Etat, vendredi dernier à Gao, en guise de dire aux hommes du PC opérationnel allez-y, vous avez ma bénédiction, est-ce un signal fort d’en finir avec les bandits armés au Mali ?

 

Pour le moment, Koulouba et les rebelles sont accusés de prendre en otage les élections présidentielles du 29 avril prochain en vue de réaliser un projet celui de demeurer au pouvoir jusqu’en 2014. Un sujet qui est au centre des débats dans les différents salons feutrés de la capitale et même dans le septentrion de notre pays en proie à une insécurité qui ne s’explique pas lorsqu’on affirme avoir équipé, former les hommes pour se faire.

 

« Si tel n’est pas le cas, qu’on en finisse avec cette insécurité qui dure depuis l’arrivée des démocrates au pouvoir et qui s’est aggravée avec l’équipe d’ATT qui est accusée de tous les noms d’oiseaux : trafic de drogue : Air cocaïne, d’armes, collision avec AQMI…», dénonce un cadre d’une formation politique de la place. Et non la moindre.

 

Dans ce cas, que l’Armée républicaine nous fasse démentir et que nos voisins restent neutres en l’occurrence l’Algérie et tous ceux qui ont des visés sur cette partie du territoire national. C’est le moment plus que jamais d’envoyer nos compatriotes occuper cette partie pour la mettre en valeur comme la Chine volontariste, battante et révolutionnaire l’a faite au Tibet.

Bokari Dicko

 

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