Attaque d’un convoi de forains près de Gao : Au moins un mort et six blessés dont certains grièvement

1

On ne le dira jamais assez, certaines localités au nord du Mali sont devenues un véritable no man’s land. Les groupes armés qui prétendent contrôler ces zones sont incapables de les sécuriser. L’armée malienne, même après avoir réussi à récupérer certaines régions comme Ber, n’avance pas au-delà. Raison pour laquelle les attaques contre de simples civils ou des casques bleus ne cessent de se multiplier.

 Attaque d'un convoi de  forains près de Gao La dernière en date remonte dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 novembre dernier, lorsqu’un convoi de forains a été braqué par des hommes armés qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur eux avant de les dépouiller de leurs biens. On dénombre ainsi un mort et environ six blessés dont certains grièvement. C’est du moins ce que révèle une source bien informée. Celle-ci a également indiqué que les assaillants, au nombre de deux, étaient sur un engin à deux roues. Ils ont d’abord menacé les membres du convoi de s’arrêter. Mais face à leur refus d’obtempérer, ils ont décidé d’ouvrir le feu sans discernement. Des populations riveraines sont formelles et accusent les terroristes d’être derrière cette attaque. Pour étayer leurs propos, elles affirment avoir récemment remarqué une recrudescence des activités terroristes et criminelles dans la région. Par ailleurs, d’autres n’excluent pas qu’il pourrait s’agir d’une œuvre de simples brigands qui pullulent dans la zone et profitent des mouvements des forains pour opérer en toute impunité.

D’ailleurs, selon un notable de la région, Sidi Yahya Ould Mokhtar, les forains ont été plusieurs fois mis en garde de ne pas s’aventurer dans des zones désertes surtout pendant la nuit. Mais souvent, ils n’écoutent pas et apprennent les agissements de bandits à leurs dépens.

Une situation qui intervient alors que la reprise des travaux dans le cadre de la troisième phase des pourparlers d’Alger était prévue depuis hier. Rappelons qu’une première mouture du prochain accord de paix est attendue au sortir de ces discussions. Et ce, après que chaque partie ait apporté ses amendements et ses observations sur le document de synthèse qui lui a été soumis par la médiation.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il est nécessaire d’aller vite à un accord pour ramener la paix et la quiétude dans le nord du pays qui ne cesse de basculer dans l’insécurité et l’instabilité. Seul un accord de paix global et définitif peut favoriser une telle situation en ce sens qu’il permettra de séparer le bon grain de l’ivraie – distinguer le terroriste du rebelle – et de s’attaquer aux questions de développement.

   Massiré DIOP 

 

PARTAGER

1 commentaire

Comments are closed.