Au Mali, obsèques des prédicateurs de la Dawa tués à Diabali

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Les plus hautes autorités mauritaniennes présentes à Nouakchott, le 12 septembre dernier, pour accueillir les dépouilles de leurs ressortissants tués au Mali.
AFP

Journée de funérailles et de recueillement ce vendredi 14 septembre au Mali. Les victimes maliennes de la tuerie de Diabali devaient être inhumées à 16 heures. Les dépouilles des neuf Mauritaniens avaient déjà été ramenées à Nouakchott mercredi matin et enterrées le jour même.

On ne connaît toujours pas avec exactitude les circonstances de la mort des prédicateurs de la confrérie de la Dawa, abattus par des militaires maliens à Diabali au nord de Ségou. Mais ce vendredi après-midi, l’heure est à la prière à Bamako. Tout comme à Gao et dans la région de Tombouctou (d’où sont originaires les sept victimes maliennes).

L’inhumation était programmée à 16 heures à Bamako, après la grande prière du vendredi. On attendait beaucoup de monde : des membres de la communauté arabe dont sont originaires tous les prédicateurs tués, mais aussi beaucoup de représentants de la Dawa.

Les responsables de la confrérie, groupe de prédication musulman, ont décidé de reporter le grand rassemblement qui devait avoir lieu ce vendredi, pour se consacrer au recueillement et à l’enterrement des leurs.

Afin d’associer au plus près les familles des victimes qui sont restées chez elles, une délégation officielle malienne, accompagnée de représentants de la communauté arabe, va se déplacer en début de semaine dans la région de Tombouctou pour présenter les condoléances aux familles.

Deux survivants, dont un reste introuvable

Six jours après la tuerie, les zones d’ombres sont encore nombreuses. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des survivants, au nombre de deux a priori. Selon nos informations, un pèlerin de la Dawa est arrivé tôt ce vendredi matin à Bamako. Il est de double nationalité, malo-mauritanien, et devrait être remis rapidement aux autorités de Nouakchott. Il serait en bonne santé.

Il a eu la vie sauve grâce à son réflexe de fuite. Au moment où les militaires maliens ont fait descendre les passagers du véhicule, il a senti le danger et s’est enfui. Il n’a rien vu de la tuerie. Il y aurait un autre témoin : le chauffeur du véhicule, un Malien. Lui aussi a tenté de fuir et se serait caché, avant d’être retrouvé par les soldats maliens. Il aurait été vu de nouveau mercredi dans le camp militaire de Diabali. Mais, et c’est surprenant, on n’a pas de nouvelle de lui, il n’a pas rejoint Bamako.

Concernant l’enquête à proprement parler, la mission nationale qui s’est déplacée dès lundi à Diabali est rentrée à Bamako. Il semble établi, ce vendredi, que les seize prédicateurs ont été tués de sang froid dans la camp militaire de Diabali.

 

RFI / 14/09/2012

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5 COMMENTAIRES

  1. Le mali a besoin d’une armée de combattants, pas d’une armée de lâches criminels. Malheureusement, quand il s’agit de combattre, on a plutot une armée qui court!

  2. Pas de commentaires hein, bandes de lâches? Avocats de tueurs de vieillards 👿 👿

    • C’est curieux, ils étaient tous très virulents quand les barbares d’aguelock avaient exécuté froidement (exactement comme eux, quoi), des hommes désarmés!…

      • Ils devraient les envoyés au nord pour être enterré auprès de leurs familles après autopsie et si c’est vrai qu’ils ont été tués de sang froid alors les coupables doivent être juger devant une cour martiale car rien ne justifie cet acte barbare et haineux contre des civils quelqu’en soit leur appartenance ethnique,la couleur de leur peau ou leur nationalité.Si c’est une bavure alors je comprends sans doute la réaction de la Mauritanie

        • tres bien reflechi ton commentaire puisque la raison doit etre au dessus des sentiments.Que la lumiere soit faite sur ce massacre.QUE DIEU BENISSE LE MALI et nous eloigne de satan AMEN!

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