Au nord du Mali, une association pour défendre les ethnies songhoïs et peuls

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Des éleveurs peuls du Gourma, au sud de Gao, Mali.
wikipédia

C’est une nouvelle association, pour défendre certaines des communautés du nord du Mali. Elle s’appelle Zasya, a été fondée il y a quelques semaines et vient d’être présentée à la presse ces 1er et 2 septembre. Son but : défendre les droits des communautés sédentaires majoritaires du Nord, à savoir les Songhoïs et les Peuls.

Za, Sony et Askia, trois dynasties songhoïs du nord du Mali, en condensé, donne Zasya. C’est donc le nom de ce cette association qui entend défendre les droits des communautés Songhoïs et Peuls du Mali ainsi que des populations qui leur sont associées, comme les Bozos et les Bambaras.

Car pour Abderrahmane Touré, président de Zasya, ces populations sont négligées : « Notre revendication, c’est que nous soyons traités de la même manière que ceux qui ont toujours pris les armes contre l’Etat du Mali, à savoir les Touaregs et ceux qui leurs sont affiliés. Donc que nos communautés soient écoutées, soient interrogées sur tout ce qui va être conclu. »

S’il souhaite que les Peuls du Nord soient plus écoutés, Abderrahmane Touré veut parler avec ses « frères touarègues et arabes ». « Je suis certain que notre mouvement va se retrouver avec celui des Arabes, avec celui des Touaregs pour parler des choses, pour défendre les intérêts communs. Je crois vraiment en cela mais c’est la situation qui nous impose cela aujourd’hui, parce que nous avons simplement eu l’impression que le gouvernement ignore un peu nos communautés par rapport aux autres communautés. C’est la seule raison, et dès que l’on sera mis dans ce droit là, peut-être que l’on va revenir comme par le passé. »

Sceptique sur l’initiative de la coalition pour le Mali qui a entamé des discussions informelles avec les groupes armés qui contrôlent le nord, Abderrahmane Touré veut néanmoins croire qu’une solution négociée est possible.

 

rfi / lundi 03 septembre 2012

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1 commentaire

  1. 1. C’est étrange le comportement de l’Algérie. L’Algérie est victime du terrorisme sur ses postes de sécurité (attaques de poste de gendarmerie), ses diplomates (enlèvements de Gao) souvent même sa population civile (explosion de mosquée par des djihadistes qui se disent musulmans !). L’essentiel des dirigeants d’AQMI sont d’Algérie. En même temps, l’Algérie fait mine de s’opposer à toute action coordonnée au niveau régional ou international. Avec la Mauritanie, la France et maintenant le Burkina, l’Algérie reçoit pompeusement un MNLA complice des terroristes. FAUT-IL CROIRE QU’EN REFOULANT LES TERRORISTES HORS DE SES FRONTIERES, CHEZ SES VOISINS, AU MALI, L’ALGERIE CROIT SE PROTEGER ? Maintenant c’est le Qatar qui est régulièrement cité des médias en matière de fourniture d’armes. Au même moment, le gouvernement du Mali reçoit de ces différents pays des aides humanitaires pour solutionner les problèmes créés par les terroristes : ON DONNE DES ARMES AUX TERRORISTES ET ON SOIGNE LES VICTIMES.
    2. Que d’entreprises qui ferment, que tourisme mort, que nomades notamment de touaregs à l’exil, que sautereaux qui pointent à l’horizon, que choléra à Gao, que flagellations, que lapidations, que mains tranchées, que profanations… AU MALI VOUS N’AVEZ PLUS INTERET A VIEILLIR, SINON COUPS DE BOTTES OU DE MARTEAUX ! Même des marabouts sont arrêtés maintenant ! LES MALIENS ONT L’AIR DE NE PAS COMPRENDRE QUE L’ARMEE ACTUELLE DU MALI SE COMPORTE COMME L’ENNEMI DU MALI. Ne serait-ce que pour la sécurisation des financements déjà acquis mais actuellement suspendus a cause de l’insécurité au nord (Route Niono-Tombouctou, Route Bourem-Kidal, Barrage de Taoussa), le MALI devrait demander urgemment l’arrivée de troupes internationales. On est obligé de se rendre à l’évidence. Cette armée de CNDERRIERE ne pense plus à aller au front car ayant pris goût aux délices de la cité : salaires gratuits, alcools, drogues, filles, grosses cylindrées, vols, saccages des biens de l’Etat, arrestations arbitraires, coups de bottes, de crosses et de marteaux infligés au civils désarmés du Sud Mali.
    3. Et des comédiens continuent à nous assener de négociation. A la question ‘’Quoi négocier ?’’, la réponse est limpide : autoriser les bandits armés déguisés en djihadistes à occuper une partie du territoire (l’ensemble du Nord ou l’extrême Nord) pour mener à bien leurs activités de vols, de viols, d’enlèvements, de profanations, d’outrages et de trafics en tout genre (cigarettes, armes, drogues, humains…), éventuellement à distribuer de l’argent ou des postes juteux à leurs membres et rares cadres. En définitive conclure en la qualification de narco Etat du Mali.
    4. Et ce diable d’armée malienne qui ne pense qu’à se barricader avec des sacs de sable dans la ville de Bamako ! Contre la CEDEAO ? Contre les bérets rouges ? Contre les populations civiles de Bamako ? Contre les milices songoys ? On a la terrible impression qu’il faille une guerre civile pour faire bouger une armée malienne qui ne pense qu’à sa propre survie. Pense t-elle vraiment survivre en restant cloitrée à Bamako sans souci aucun de la sécurité du Nord Mali, de ses voisins, voire du monde ?
    5. Et ces malheureux gouvernements de Cheick Modibo Diarra (CMD) 1 et 2 qui assistent impuissants à la couardise de leur armée. De désespoir, un gouvernement réduit à défendre le payement des salaires comme trophée de guerre ! Un chef de famille qui se glorifie de pouvoir payer le prix de condiment quotidien ! A s’opposer à l’aide de la CEDEAO, de l’UA et des NU pour défendre des voyous qui sont supposés nous défendre, DES VOYOUS QUI ONT PEUR DE SE FAIRE TRUCIDER PAR LES TROUPES DE LA CEDEAO OU SIMPLEMENT PEUR DE VOIR STOPPEES LEURS VEXATIONS.
    6. Une CEDEAO réduite à consolider ses frontières autour du Mali pour se protéger d’un cancer envahissant. Des partis politiques et une société civile du ventre. Un COREN qui a suscité beaucoup d’espoir et qui finit dans un assoupissement languissant. Un COREN qui n’arrive plus à mobiliser les exilés internes désorganisés, les hommes politiques défaillants, une société civile insouciante. UN COREN QUI NE PROTESTE PAS VIGOUREUSEMENT DE FAÇON COORDONNEE AVEC LES AUTRES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE PAR DES MARCHES DE MASSE, DES SITTINGS DE MASSE CONTRE L’INERTIE DE L’ARMEE MALIENNE, DEVANT LES AMBASSADES ET CONSULATS DE PAYS au langage ou au comportement sibyllin (France, Mauritanie, Burkina, Algérie, Suisse, Qatar). ET POURTANT SEUL LE COREN DE PAR SA POSITION CIVILE, FEDERATRICE DE L’ENSEMBLE DU NORD, A LE POUVOIR ET LE DEVOIR DE DENONCER VIGOUREUSEMENT EN FACE DU MONDE CE QUE LES GOUVERNEMENTS NE PEUVENT DIRE OU FAIRE, bref à jouer le rôle d’empêcheur de tourner en rond. Et pourtant, dans l’insouciance générale, le camp d’autodéfense de BOUYAN BA HAWI est détruit AU LIEU D’ËTRE ENCADRE PAR L’ARMEE. Alors qu’on n’a pas besoin d’être intelligent pour se rendre compte que seules ces troupes d’autodéfense, appelées ‘’brigadiers’’ par le passé, devront protéger les villes et villages de la ligne de front qu’en l’armée partira à l’offensive. Car les bandits armés ont choisi désormais le harcèlement de toutes les zones dégarnies.

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