Avancée des islamistes vers le sud : Les habitants de Mopti inquiets

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“Pays stable”, “laboratoire de la dĂ©mocratie”, autant de qualificatifs ont Ă©tĂ© employĂ©s pour vanter l’expĂ©rience dĂ©mocratique du Mali jusqu’au 17 janvier 2012, date Ă  laquelle le Mouvement national pour la libĂ©ration de l’Azawad (MNLA) a lancĂ© une vaste offensive contre les positions de l’armĂ©e rĂ©publicaine.

Comme des chùteaux de cartes, les villes du Nord (Ménaka, Kidal, Gao, Tombouctou) vont tomber une à une dans les mains des rebelles, mettant les Forces armées maliennes (Fam) en difficultés. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le 22 mars 2012, le capitaine Amadou Haya Sanogo renverse le régime de Amadou Toumani Touré.
Depuis, ni l’exil de ce dernier Ă  Dakar, ni l’arrivĂ©e de Dioncounda TraorĂ© Ă  la tĂȘte de la nation comme prĂ©sident par intĂ©rim, encore moins le maintien de Cheick Modibo Diarra Ă  la Primature ne semble sortir le Mali de l’orniĂšre.
De la fusillade d’une dĂ©lĂ©gation de la secte Dawa Ă  la sortie du capitaine Amadou Sanogo le 10 septembre dernier, les Maliens dans leur majoritĂ© sont sceptiques quant Ă  une issue nĂ©gociĂ©e de la crise. Ce d’autant plus que le Mouvement pour l’unicitĂ© et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) vient de frapper fort en prenant la ville de Douentza le 1er septembre dernier.
La prise de cette localitĂ© de la rĂ©gion de Mopti sonne comme un nouvel affront pour les militaires maliens qui ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s en masse Ă  Bankass, Bandiagara et surtout Ă  SĂ©varĂ©. Quel est l’Ă©tat d’esprit des habitants de Mopti, deux semaines aprĂšs la chute de Douentza ?
Question Ă  laquelle nous avons tentĂ© de trouver la rĂ©ponse auprĂšs de plusieurs couches sociales. Pour sĂ»r, Mopti, oĂč nous sommes arrivĂ©s le 13 septembre dans la soirĂ©e, vit dans la psychose mĂȘme si le gouverneur de la rĂ©gion, Seydou Toumani Camara, garde un optimisme bĂ©at.
Jeudi 13 septembre 2012, il est 10 h 23 et nous voici partis de Koro, premiĂšre ville malienne frontaliĂšre avec le Burkina Faso. 175 km de piste dĂ©foncĂ©e relient cette ville Ă  Mopti, chef-lieu de la 5e rĂ©gion du Mali. A bord du minicar qui nous transportait, il y avait 24 passagers constituĂ©s d’hommes et de femmes. AprĂšs quelques heures de route, nous voilĂ  Ă  Bankass, 2e ville importante.
LĂ , tous les bagages sont dĂ©chargĂ©s Ă  la Brigade mobile d’intervention (BMI) de la direction rĂ©gionale des douanes et soumis Ă  une fouille systĂ©matique et minutieuse. EtalĂ© sur une longue chaise en bois sous une paillotte, le chef de poste, entourĂ© de ses Ă©lĂ©ments, anime un dĂ©bat sur la crise au Nord :
“L’intĂ©gritĂ© territoriale d’un pays n’est pas nĂ©gociable. On n’a pas besoin d’avoir toutes les armes du monde avant d’aller au front », soutient-il. Alors que la conversation Ă©tait fort animĂ©e, deux militaires sur une moto Sanili, en patrouille, arrivent et prennent renseignement auprĂšs des douaniers.
A la sortie de Bankass, les militaires sont visibles en petits groupes, mais le dĂ©ploiement le plus massif de l’armĂ©e et les armes les plus sophistiquĂ©es, nous les verrons Ă  partir de la ville de Bandiagara, au cƓur du plateau Dogon, situĂ©e Ă  63 km de Mopti.
Dans les broussailles, sur les collines, sur les axes névralgiques de la ville, on aperçoit, sans grand effort, les tentes dressées et qui servent de logements aux militaires. En ville, gendarmes, policiers et militaires, à bord des pick-up font des va-et-vient.
En un mot, toute la ville est quadrillĂ©e jusqu’au niveau des falaises de Bandiagara oĂč serait basĂ© le QG du commandement militaire. Mais nous n’avons encore rien vu ! A SĂ©varĂ©, Ă  15 km de Mopti, le nombre des militaires massĂ©s aux abords de la voie et aux alentours de la ville dĂ©passe l’entendement.
Sur la route de l’aĂ©roport, un vaste mouvement des Forces armĂ©es maliennes (Fam) est observĂ© aisĂ©ment. Dans le mĂȘme temps, un hĂ©licoptĂšre survole Ă  basse altitude la ville. Au centre-ville, notre vĂ©hicule, ses suivants immĂ©diats ainsi que ceux en provenance de Mopti sont bloquĂ©s.
Tout engin motorisĂ© ou non, est momentanĂ©ment arrĂȘtĂ© par les militaires. La raison ? De jeunes recrues de l’armĂ©e en entraĂźnement sont en train de rejoindre leur base. Nous y resterons pendant une bonne vingtaine de minutes. Si Amadou, le chauffeur qui nous conduisait, parle de 2000 hommes, Fanta qui Ă©tait du voyage, elle, avance le chiffre de 2500.
MĂȘme si l’on n’a pas le nombre exact, ce qui est certain, parmi ces jeunes incorporĂ©s dans l’armĂ©e, il y a des filles. Entre SĂ©varĂ© et Mopti, la prĂ©sence des Forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© sur le reste du trajet est sans commentaire. 17 h 28, nous sommes au terme du parcours lorsque le car s’est immobilisĂ© devant l’autogare de Mopti.
La ville vit au rythme de la crise au Nord. Batogoman, la quarantaine bien sonnĂ©e, est le taximan qui nous a conduits jusqu’Ă  l’hĂŽtel. Il nous donne le pouls de la citĂ© et nous recommande la prudence : “La crise nous fait trop souffrir ici Ă  Mopti. Nous vivons la peur au ventre. Nous ne savons pas Ă  quel moment ces rebelles peuvent tenter d’attaquer notre ville. J’ai fait partir ma femme et mes enfants Ă  Bamako en attendant. Quand ces gens-lĂ  ont pris la ville de Douentza, je me suis dit qu’on est foutu”, raconte-t-il, l’air soucieux.
Avant de prendre congĂ© de nous, notre interlocuteur nous dĂ©conseille de sortir la nuit. Tout comme ce taximan, ils sont nombreux les Mopticiens qui digĂšrent difficilement la prise de la ville de Douentza (situĂ©e Ă  moins de 200 km de Mopti) le 1er septembre dernier par le Mouvement pour l’unicitĂ© et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
Deux semaines aprĂšs ces Ă©vĂ©nements qui sonnent comme un camouflet pour l’armĂ©e malienne, mĂȘme le gouverneur de la rĂ©gion de Mopti, Seydou Toumani Camara, qui nous a reçus dans son bureau le 14 septembre Ă  9 h 45, semble ne pas en revenir en dĂ©pit de son calme olympien :
“Je confirme que le cercle de Douentza est tombĂ© aux mains du Mujao. L’Etat n’existe plus Ă  Douentza. Les gendarmes, les policiers et les forces de dĂ©fenses et de sĂ©curitĂ© ont quittĂ© la ville et se trouvent prĂ©sentement Ă  Mopti”.

“Le Mali ne sera pas la Somalie”
Mais avant le Mujao, il y avait le MNLA (Mouvement national pour la libĂ©ration de l’Azawad). Les Ă©lĂ©ments du MNLA ont Ă©tĂ© par la suite chassĂ©s par le Mujao qui a pris possession de la ville.
“Il se trouve qu’il y avait aussi des mouvements d’auto-dĂ©fense, basĂ©s Ă  Mopti (Quartier Soufourlaye) qui, informĂ©s, ont ralliĂ© Douentza pour sĂ©curiser la population. A leur arrivĂ©e, ils ont trouvĂ© que le Mujao s’Ă©tait repliĂ© Ă  Gao et ils ont pris le contrĂŽle de Douentza. Ce n’est que le 1er septembre que le Mujao est revenu Ă  Douentza pour essayer de rallier le mouvement d’autodĂ©fense Ganda Izo Ă  sa cause. Ce mouvement n’a pas acceptĂ© et ses Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© dĂ©sarmĂ©s par le Mujao. VoilĂ  ce que les gens ont appelĂ© la prise de Douentza”, explique-t-il.
EcƓurĂ© par la chute de cette ville de son ressort territorial, Seydou Toumani Camara est trĂšs inquiet pour ses administrĂ©s qui risquent de subir l’application de la charia dans les jours Ă  venir.
“Ils ne l’ont pas encore commencĂ©, mais les habitants ne sont pas encore Ă  l’abri de cela, parce qu’ils ont dĂ©jĂ  tenu des rĂ©unions avec la population pour expliquer le bien-fondĂ© de leur prĂ©sence. Pour l’instant, nous n’avons pas enregistrĂ© des faits d’exactions sur les populations, mais comme ce sont des gens qui sont insaisissables, on ne sait pas de quoi demain sera fait”, se soucie-t-il.
Le n°1 de la rĂ©gion de Mopti qui dit avoir une conscience tranquille sur la situation, pense que le Mali a le soutien total de la communautĂ© internationale pour stopper l’avancĂ©e des rebelles.
De la psychose qui a envahi actuellement Mopti, il met tout cela sur le compte des mĂ©dias Ă©trangers notamment occidentaux qui jettent un peu l’Ă©moi sur la population. “MĂȘme moi, en tant que gouverneur de rĂ©gion, les gens m’appellent pour me dire qu’il paraĂźt que Mopti sera prise demain. Je dis mais, cette ville sera prise comment ? C’est vrai, on ne peut pas tout dĂ©voiler. Ce sont des questions militaires, quand on est engagĂ© pour dĂ©clencher une guerre de libĂ©ration, on ne peut pas dĂ©voiler toutes les mesures de prĂ©caution”, souligne-t-il. Et que dire du dĂ©ploiement des Forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense ?
“Nous sommes en guerre et il ne faut pas l’oublier. Vous avez dĂ» voir des jackpots Ă  Bandiagana, BarbĂ©, Kona. C’est pour nous mettre Ă  l’abri de toute surprise dĂ©sagrĂ©able”, justifie-t-il.
Jusque-lĂ , souriant et trĂšs Ă  l’aise, le gouverneur devient subitement nerveux lorsque nous avons abordĂ© la question des armes du Mujao qui auraient transitĂ© par le Burkina Faso.
“Mon cher ami, c’est vous qui me l’apprenez, je n’ai jamais eu vent de cette information, je vous ai dit tout de suite que nous ne voulons pas de surprise dĂ©sagrĂ©able”, rĂ©pond-t-il sĂšchement. Ibrahim Kassambara, professeur de français, ayant servi 13 ans au nord, a une autre lecture de la situation.
L’homme, qui dit avoir visitĂ© la quasi-totalitĂ© des pays de la sous-rĂ©gion ouest-africaine, a dĂ©couvert le Burkina en 1987, juste avant le coup d’Etat du 15 octobre.
Ce Dogon de 54 ans, maniant la langue de MoliĂšre avec une certaine dextĂ©ritĂ©, s’en prend aux autoritĂ©s burkinabĂš : “Le Burkina sera surpris par la crise malienne, je dis cela parce qu’il sera bientĂŽt envahi par le Mujao avec qui il entretient pourtant des rapports normaux.
DrĂŽle de mĂ©diation, ce n’est pas une surprise pour moi quand j’entends que des armes du Mujao sont passĂ©es par Ouagadougou. Et puis, quand les autoritĂ©s burkinabĂš se rendent Ă  Gao sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©es, vous pensez que c’est gratuit tout ça ?
Ecoutez, la CĂŽte d’Ivoire n’a pas encore pansĂ© ses plaies, le Nigeria est menacĂ© de dĂ©stabilisation par Boko Haram, le SĂ©nĂ©gal vit avec la hantise du problĂšme Casamançais, le Niger a eu une rĂ©bellion qui somnole mais qui ne dort pas, il ne reste que le Burkina pour vivre l’expĂ©rience amĂšre des envahisseurs. Le Mujao est bien prĂ©sent au Burkina Faso”, soutient-il avec certitude.
Cette derniĂšre idĂ©e est fortement partagĂ©e par Dramane DiakitĂ©, 3e vice-prĂ©sident de la Chambre de commerce de Mopti. Pour lui, il n’y a pas de doute, le Burkina abrite des islamistes. A la question de savoir s’il dĂ©tenait des preuves de ces affirmations, il rĂ©pond : “Vous savez plus que moi qu’il y a des gens du MNLA et du Mujao Ă  Ouagadougou”. Pouvez-vous ĂȘtre plus prĂ©cis ?
“Mais je ne peux pas ĂȘtre prĂ©cis plus que ça. Renseignez-vous dans les grands hĂŽtels de Ouagadougou…”, nous invite-t-il. Parlant de la paix menacĂ©e dans son propre pays, Dramane DiakitĂ© est trĂšs offusquĂ© par la floraison des milices. “On nous dit que l’armĂ©e est mobilisĂ©e Ă  SĂ©varĂ© pour aller au front ; mais en rĂ©alitĂ© ce sont des milices dont la plupart sont de moralitĂ© douteuse. J’en connais qui sont de vĂ©ritables bandits et qui ont Ă©tĂ© recrutĂ©s pour dĂ©fendre la patrie. Quand je regarde cette armĂ©e, je me dis qu’il faut l’aide de la CĂ©dĂ©ao pour pouvoir libĂ©rer le Nord. Mais je crois que le Mali ne sera pas la Somalie”, se convainc-t-il.
A Ă©couter les avis des Mopticiens et des Maliens de façon gĂ©nĂ©rale, les rumeurs sur l’accointance entre le Mujao et l’Etat burkinabĂš sont de plus en plus fortes. Raison de plus pour que le pays soit critiquĂ© et ses habitants minutieusement fouillĂ©s.
Le journal Le Matin dans sa livraison du jeudi 13 septembre titrait : “Des camions chargĂ©s d’armes traversent le Burkina”. Et d’Ă©crire encore : “Les services de renseignement français affirment que des armes auraient Ă©tĂ©s livrĂ©es, via le Burkina Faso au Mujao”.
Question du confrĂšre : “Comment des camions chargĂ©s d’armes pourraient-ils traverser le Burkina sans l’aval des autoritĂ©s ?” Le journal “La Nouvelle Patrie” pour sa part, dans sa livraison du 11 septembre, raconte avec force dĂ©tails la mĂ©saventure d’un BurkinabĂ© taxĂ© de mercenaire et arrĂȘtĂ© Ă  Kouri (frontiĂšre Burkina-Mali) puis conduit Ă  Sikasso.
Economiquement, la ville de Mopti vit au ralenti. Confirmation avec Mamadou Niangadou dit Bakoroba, prĂ©sident de la Chambre de commerce de Mopti : “Notre rĂ©gion est presque Ă  genou, le commerce ne marche plus. Les transporteurs ne veulent plus aller vers le Nord, les touristes Ă©vitent de venir ici. A un moment donnĂ© mĂȘme, les banques Ă©taient fermĂ©es.
Mopti c’est une zone d’agriculture, d’Ă©levage et de pĂȘche. A notre niveau, nous avons initiĂ© une premiĂšre phase de quĂȘtes pour soutenir des militaires qui ont fui les zones de combats.
Nous avons pu recueillir 3,2 millions F CFA, et la 2e phase est en cours”, prĂ©cise-t-il. Boubacar CissĂ©, habitant du quartier SankorĂ© de Tombouctou tĂ©moigne : “Le MNLA a Ă©tĂ© chassĂ© par le Mujao. Ses Ă©lĂ©ments ont alors occupĂ© les quartiers Tiouri oĂč se trouve la gendarmerie et Aphanoh (police). A la diffĂ©rence du MNLA, le Mujao et Ansar Eddine ne brutalisent pas les populations mais exigent la charia”, rĂ©vĂšle-t-il.
Sur l’application de la charia, nous avons pu nous approcher de Idrissa Diarra prĂ©sident du Haut conseil islamique de Mopti, qui nous a donnĂ© son avis en ces termes : “Le Mali est un pays laĂŻc, il est un et indivisible. Le Mujao et Ansar Eddine sont des hors-la-loi. Nous prĂŽnons un islam modĂ©rĂ© au Mali”, vocifĂšre-t-il.
“S’ils se sont basĂ©s sur la vĂ©ritĂ© pour appliquer la charia, que Dieu les aide, mais s’il s’agit d’une maniĂšre dĂ©tournĂ©e pour faire souffrir la population, que toutes les malĂ©dictions du monde tombent sur eux”. Propos du responsable de la communautĂ© Dawa de Mopti.
Gaoussou Konipo

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12 COMMENTAIRES

  1. Mais oĂč sont le COREN, le FDR, le HCI, l’AMDH,
 devant les conditionnalitĂ©s que pose l’armĂ©e malienne Ă  l’arrivĂ©e des troupes de la CEDEAO ? Une armĂ©e malienne qui avoue qu’elle n’a pas les moyens de faire la guerre ! Vous allez mendier quelqu’un et vous voulez vous imposer sur la qualitĂ© du plat ! Ce ne sont que les badauds du sadomasochiste SADI qu’on voit dans la rue, et qui donnent l’impression de reprĂ©senter le Mali ! Le COREN, le FDR, le HCI, l’AMDH,
 sont–ils vraiment impassibles devant la descente aux enfers du pays ??????

    • ils ont dĂ©jĂ  tous un billet d’avion dans la poche ,quand les barbus a Segou ils vont tous se bousculer Ă  Senou pour prendre le premier avion pour n’importe ou ,meme pour l’enfer :mrgreen: :mrgreen:

  2. ah les maliens, la grande gueule et une cervelle de d’oiseau, comment vous allez faire la guerre au burkina….dans votre situation!
    en plus ya madou qui pense que tout cela est injustice pr le mali..; aprĂšs des dĂ©cennies de souffrance des populations du nord savamment orchestrĂ© par bamako, des milliers de civils tuĂ© par l’armĂ©e malienne en 63, 90,91,92,93,94 et 96 et..;2012(diabali)des milliers de morts par la famine et les sĂ©cheresses Ă  rĂ©pĂ©tition qui sont des aubaines pr bko pour attirer des financement qui ne dĂ©passeront jamais SĂ©varĂ©… alors maintenant rester a sĂ©varĂ©, gardĂ© vos dons, vos soldats, votre administration de vautours corrompus et votre drapeau Ă  SEVARE et bon dĂ©barras.

  3. VERS L’IVOIRISATION ET LA COLOMBISATION DU MALI ?
    1. Il n’y a guĂšre de crainte pour une ‘’afghanisation’’ ou une ‘’somalisation’’ du Mali (aucun nordiste n’est ou ne sera un djihadiste pur et dur : ‘’un fanatique’’ comme on aime Ă  les prĂ©senter). Les jeunes maliens qui rejoignent ANE SARDINE, AQMI ou autre MUJAO le font uniquement pour le ventre, puisque c’est la seule activitĂ© rentable qui reste Ă  leur portĂ©e. Il n’y a aucune idĂ©ologie derriĂšre : ni indĂ©pendance, ni autonomie, a fortiori de Charia. Comme des initiateurs de ces mouvements d’ailleurs. Tous les actes qu’ils posent sont :
    i) anti religieux : vols, viols, pillages et saccages, enlĂšvements voire assassinats d’innocents d’une part, flagellations, amputations, lapidations, appliquĂ©s aux autres d’autre part, ou
    ii) anti indĂ©pendantistes : tous les investissements Ă©trangers et l’essentiel des activitĂ©s ordinaires des populations au Nord sont Ă  l’arrĂȘt et le resteront tant que ces bandits seront prĂ©sents.
    2. Cependant le vrai danger du Nord Mali est la criminalisation chronique ‘’colombisation’’ qui pointe Ă  l’horizon: consommation de drogues et trafics en tout genre pour les jeunes nordistes. Etant accros de ces activitĂ©s, il sera quasiment impossible pour eux de dĂ©crocher plus tard, aucune activitĂ© ne leur Ă©tant aussi rentable et moins pĂ©nible. Alors, ce seront les jeunes nordistes qui se spĂ©cialiseront dans les trafics et la piraterie au Sud Mali, dans les pays voisins pour se rĂ©fugier tranquillement dans leur repĂšre nord malien.
    3. Il semble que la CEDEAO cherche maintenant Ă  se protĂ©ger du Mali actuel. L’armĂ©e malienne fuyant les barbus, rĂ©siste, craint les troupes de la CEDEAO Ă  cause des exactions commises contre les civils (la CPI n’est pas loin) et de l’humiliation qu’elle a fait subir aux PrĂ©sidents (crainte de voir une balle logĂ©e dans sa tĂȘte). Si cette tendance se poursuit, devant LE SILENCE ASSOURDISSANT DE LA MAJORITE MALIENNE qui fait mine de se moquer Ă©perdument des fermetures d’usines, d’hĂŽtels, des entreprises, des ONG, du chĂŽmage grandissant (mĂȘme EDM connait actuellement d’énormes difficultĂ©s financiĂšres), il est Ă  prĂ©voir une IVOIRISATION (partage du pays en deux) ET UNE CRIMINALISATION DU MALI. Pour une dĂ©cennie ? Car, c’est toujours la toute petite minoritĂ© d’anarchistes, de sadomasochistes et de rĂ©actionnaires qu’on entend le plus. En attendant, le pays tout entier ne fait que s’enfoncer tous les jours, un peu plus, dans de profondeurs abyssales

    4. Il ne faut pas confondre COUARDISE et ORGUEIL. Nous sommes tout Ă  fait d’accord que l’armĂ©e malienne libĂšre seule le Nord Mali. Seulement, nous l’attendons depuis 6 MOIS MAINTENANT. ET TOUT LAISSE CROIRE QUAND COMPTANT SUR L’ARMEE MALIENNE, CE SERAIT DANS MILLE ANS. VOUS NE FAITES RIEN POUR LIBERER LE PAYS, OU DU MOINS VOUS NE FAITES QUE FUIR DEVANT L’ENNEMI, ET VOUS POSEZ DES CONDITIONS A CEUX QUE VOUS QUEMANDEZ!!!! LA CEDEAO AYANT SUREMENT PLUS DE MOYENS QUE LE MALI, N’OSE PAS POSER DE CONDITIONNALITES AUX NATIONS UNIES


  4. Les barbus finiront par se baigner dans le fleuve djoliba,et je pense qu.ils n.auront aucune resistance car les hommes du capitaine ne font jamais afronter les barbus.Le capitaine et ses hommes font la belle vie á KATI:ils mangentet boivent tres bien et les fesses ne manquent pas,ILS CIRCULENT DANS DES GROSSES VOITURES CLIMATISÉES.

  5. qu’ils se depechent de voler les derniĂšres djakartas avant que les barbus soient lĂ  et leur coupent les mains :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: Une chose est positive ,c’est que si les islamiques descendent au Sud ,vous n’aurez pas besoin d’aller les chercher au NOrd 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

    • sa lut kul de babouin: toujours pas de vie Ă  l’horizon…

      Je connais l’afrique, je vais en club merdeux au maroc et en tunisie…

      Tu nous as bien fait marer espece de tapette blanche:

      ————————————————-> 😳

      :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
      :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

      • Ă©h bamboula ,tu as dĂ©jĂ  fini de nettoyer les chiottes ?? :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: tu sors Ă  BarbĂ©s ce soir te faire faire une pipe Ă  10 euros par une nigĂ©riane sans papiers ?? 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

  6. Grùce à Dieu, le Mali sortira fortifié de cette épreuve dramatique, arbitraire et injuste.

    Nos voisins doivent Ă©viter de faire plaisir Ă  l’ennemi en choisissant de sacrifier leurs frĂšres maliens.

    Une telle attitude se paye toujours chĂšre.

    Quelle est la position de l’État malien à propos des armes rebelles qui transiteraient par le Burkina ?

    Le silence apparent de l’État malien est plus qu’assourdissant.
    C’est extrĂȘmement important que les Maliens soient informĂ©s.

  7. vous savez que depuis longtemps le Burkina n’aime pas le Mali car ns les ont chicotter deux fois.Il ns faut une 3Ăšme guĂšrre avec ses BurkinabĂȘĂȘĂȘĂȘtes

    • Ferme ta sale gueule! avant de faire une 3e guerre avec le Burkina,libere ton pays dabord des barbu si tu possedes un gros couille….

      • 😆 😆 😆 TrĂ©s bien rĂ©pondu mon frĂšre. Pendant que tu n,as mĂȘme pas libĂ©rĂ© ton territoire, tu penses Ă  une guerre avec un pays qui est entier et qui fonctionne normalement. Qui va dĂ©clarer la guerre? DiOncounda, CMD, Sanogo, Dicko ou Iyad. 😆 😆 😆 😆 😆 😆

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