Barkhane et les FAMa coopèrent au profit des habitants d’Amachache

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Barkhane et les FAMa coopèrent au profit des habitants d’Amachache

Le lundi 5 septembre 2016, le général Patrick Gournay, représentant de la force Barkhane au Mali s’est rendu à Tessalit, afin d’inaugurer un puits construit au sein de l’école du quartier d’Amachache. Cette initiative est le fruit d’un projet conjointement mené avec les forces armées maliennes et soutenu par les autorités locales impliquées dans le développement de leur région.

Située au nord-est du Mali, Tessalit a rassemblé ce jour-là plusieurs acteurs, déterminés à œuvrer au profit de la population, autour d’un puits nouvellement construit dans la cour de l’école du quartier d’Amachache. C’est une réalisation hautement symbolique, non seulement par l’importance que revêt l’accès à l’eau dans cette région, mais également car elle concrétise une étroite coopération entre la force Barkhane et les FAMa. Salué par les autorités locales, ce puits permettra d’améliorer notablement les conditions de scolarisation des enfants de la ville.

Accompagné par ses équipes déployées sur la plateforme « désert » de Tessalit, le général Patrick Gournay a été accueilli dans la demeure d’Aïcha Belco Maïga, députée de la ville. Il y a partagé un déjeuner avec Amini Belco Maïga, président du Conseil régional de Kidal, Ismaël Ag Mohamed, second adjoint au Maire de Tessalit, ainsi qu’Ahmed Ag Ousman, adjoint au chef de village. Conscients des difficultés de la population, ils ont unanimement réaffirmé leur conviction que la paix au Mali passe aussi par le développement.

Barkhane et les FAMa coopèrent au profit des habitants d’AmachacheA l’issue de ce moment de convivialité, la délégation a rejoint l’école pour l’inauguration officielle du puits, en présence des enfants d’Amachache et de leurs familles. À cette occasion, le général Gournay s’est adressé à la population, exprimant sa satisfaction de voir travailler main dans la main acteurs politiques, économiques et militaires : « une belle preuve de réconciliation et de croyance dans le futur du Mali ». Il a ensuite échangé quelques ballons, au cours d’un match de football opposant jeunes du quartier et militaires maliens.

Avant de quitter la ville, le général Gournay a tenu à se rendre au pied de la large digue d’Amachache, récemment construite grâce au financement de Barkhane. Surplombée par l’Adrar des Ifoghas, elle entoure et protège désormais les habitants installés aux environs. Dans cette région pourtant marquée par des températures élevées et un manque d’eau chronique, les précipitations, bien que trop rares pour alimenter les nappes phréatiques, suffisent à envahir et à détériorer – ponctuellement mais régulièrement – habitations et édifices, lorsqu’elles s’écoulent depuis les massifs rocheux.

Au même titre que les aides médicales ou vétérinaires gratuites, Barkhane conduit régulièrement des actions visant à améliorer les conditions de vie des populations.

Source Barkhane

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6 COMMENTAIRES

    • Ce qui fut longtemps une promesse de campagne du président Touadera à la France sur l’exploitation du pétrole centrafricain à viré au cauchemar pour l’entreprise française Total.

      Premier ministre du dernier gouvernement du président Bozize, Faustin Touadera était parmi les signataires des contrats qui ont valu à l’ancien président sa chute.

      Bozize disait :’’les Français et les Américains m’en veulent parce que j’ai donné le pétrole aux Chinois’’

      Selon certains médias centrafricains, c’est sur les conseils du président de la Guinée Equatoriale Theodoro Obiang Nguema que le président Touadera aurait ignoré la France pour les entreprises chinoises PTI-IAS et PTI-AL, deux filiales du groupe chinois Poly Technologies, engagées dans des opérations de prospection, d’exploration et d’exploitation pétrolière à Birao et à Ndélé au nord de la Centrafrique.

      Depuis la chute de Kadafi ayant fait perdre des dizaines de milliards à la Chine en Libye, les autorités chinoises n’entendent plus lésiner sur les moyens et vont marquer leur retour en RCA après la crise par une démonstration de force, des centaines de soldats chinois et agents de renseignements en RCA ont pour objectif de ‘’ dissuader les groupes armés qui pullulent encore dans la région.’’

      La RCA à travers cet acte serait en train de tourner le dos à la France après plus de 60 ans de domination française; en 2014 c’est le président congolais Sasssou Nguesso qui s’exprimait au sujet du rôle joué par la France dans la misère des Centrafricains:

      « Le premier chef de cet État, Barthélemy Boganda, est mort dans un accident d’avion dont les circonstances n’ont jamais été élucidées peu de temps après son élection. Dacko lui succède, vite renversé par le calamiteux Bokassa dont la proximité avec la France n’est pas à démontrer. Le même Dacko est ensuite remis en place à Bangui, déposé par un avion venant de Paris. Un coup d’État le balaye, et c’est le général André Kolingba que l’on installe. Lui ne faisait même pas semblant de diriger. Quand nous, chefs d’États voisins, arrivions à l’aéroport, c’est un certain commandant français, Mansion, qui se présentait en short et en chemisette, pour nous accueillir. Puis Patassé est venu et il a fait son tour, avant d’être balayé par Bozizé, avec l’aide de l’armée française… Ce drame dure depuis cinquante ans. »

      En 2015, la chine annonçait la reprise de ses cinq projets en RCA dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine après la récente crise militaro-politique – c’était le vendredi 19 juin 2015 – par l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique, Ma Fulin. ‘’ La construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement, cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. NDLR’’

      Espérons qu’au-delà des accords sur le pétrole, la RCA pensera au réarmement de ses services de sécurité si elle veut jouir des revenus de son hydrocarbure, il y a pas de développement sans sécurité.

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