Bilan des combats entre l’armée et les bandits armés à Aguel Hoc et Tessalit : 45 bandits tués, de nombreux autres blessés et des véhicules détruits

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C’est le deuxième communiqué diffusé par le  ministère de la Défense et des anciens combattants qui l’annonce. A l’issue des violents combats qui  ont éclaté, le mercredi 18 janvier, à Aguel Hoc et Tessalit, localités situées dans la région de Kidal, près de la frontière algérienne, les pertes enregistrées par les bandits armés sont énormes : 45 tués dont 35 à Aguel Hoc et 10 à Tessalit, de nombreux blessés et véhicules détruits. Du côté des forces armées et de sécurité, on déplore deux morts (un à Aguel Hoc et un autre à Tessalit) et 10 blessés dont 7 à Aguel Hoc et 3 à Tessalit. Au regard de ces statistiques, on constate que c’est à Aguel Hoc, localité située entre Kidal et Tessalit, que les combats ont été les plus violents.

 

Depuis le mardi 17 janvier, notre armée fait face à des bandits armés qui ont attaqué certaines localités du septentrion, notamment Ménaka dans la région de Gao, Aguel Hoc et Tessalit dans la région de Kidal. Dans la première localité, après avoir attaqué par surprise et saboté les moyens de communication, les bandits armés, face à la riposte foudroyante de nos soldats, ont fui. Blessés dans leur faux orgueil, ils ouvrent simultanément, le lendemain 18 janvier, deux autres fronts à Aguel Hoc et Tessalit. Les pertes enregistrées par les bandits armés, 45 tués, s’expliquent par la violence des combats du mercredi 18 janvier. 

Après cette déculottée, les bandits armés n’ont plus fait parler d’eux jusqu’à l’instant où nous bouclons cette édition. Aucune attaque n’a été signalée nulle part dans le désert. Tout se passe comme s’ils ont compris la leçon et ne semblent pas se remettre de la sévère correction qui leur a été infligée. Toutefois, l’armée doit rester vigilante et maintenir le cap de la riposte foudroyante. Ainsi parle-t-on de l’imminence d’une attaque sur Tombouctou la Cité mystérieuse.  Une source sécuritaire que nous avons contactée sur place a confirmé  cette information tout en se voulant rassurant : «Depuis quelques jours toutes les forces armées et de sécurité de Tombouctou sont en état d’alerte maximale. Ce n’est pas ici seulement, puisque le pays est en situation de guerre, ce sont toutes les unités, sans exception, sur toute l’étendue du territoire national, qui sont sur le qui-vive» a précisé notre source. Une information corroborée par le président ATT lui-même qui, lors de l’inauguration du Carré des Armées, le vendredi 20 janvier, à Sotuba ACI, a déclaré à l’attention des soldats de front : «Tenez bien, tenez bon, nous viendrons en cas de besoin».

La veille, dans son traditionnel message à l’occasion de la fête de l’armée (20 janvier) le président de la République, Amadou Toumani Touré, avait révélé que les forces armées et de sécurité disposent «d’une dizaine d’aéronefs de combats et de transport». C’est dire qu’il n’y a pas lieu pour les populations de s’inquiéter outre mesure, quand on sait que depuis des semaines, suite au retour d’anciens combattants libyens avec armes et bagages, l’armée a considérablement renforcé sa présence sur le terrain. Conformément à ses missions de sécurisation du territoire, des personnes et leurs biens, les soldats useront de tous les moyens pour rétablir la paix et la sécurité en éliminant tous les bandits armés  qui troublent la paix sociale et ternissent l’image de marque de notre pays, aidés en cela par une certaine presse occidentale qui continue de leur donner la parole pour intoxiquer de l’opinion nationale et internationale. D’ailleurs, c’est pour rassurer les populations maliennes que le  Général Gabriel Poudiougou, chef d’Etat-major général des Armées, qui a installé son QG à Gao depuis le début des hostilités, a rompu  le silence sur RFI hier dimanche 22 janvier dans la matinée. Il a écarté toute idée de cessation des combats tant que le pays est attaqué par des bandits armés, rappelant que «la sécurisation du territoire national, des personnes et de leurs biens sont les missions régaliennes de l’Armée». Le Général Poudiougou en a profité pour donner la parole au Colonel-major Ould Meydi, l’un des hauts responsables de l’armée malienne au nord et bête noire des bandits armés, que la «radio mondiale»,  sur la base des informations ventilées par les bandits armés, avait donné tantôt pour grièvement blessé, tantôt entre vie et mort. Celui-ci a déclaré à haute et intelligible voix : «Pour ceux qui disent que je suis grièvement blessé ou mort, me voici. Je me porte bien et je conduis les opérations. Ce qui se passe au nord n’est pas une rébellion. Ils n’ont pas compris que c’est ensemble que nous allons travailler au développement du Mali qui, il faut le dire, ne se fera pas seulement que dans les régions du nord».

Diakaridia YOSSI 

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