Comité de suivi de l’accord d’Alger : La Compis 15 toujours exclue

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Les travaux de la 6ème réunion du Comité de suivi de l’accord d’Alger se sont poursuivis aujourd’hui à Bamako. Hier, ils avaient débuté dans un climat de tension. La plateforme et la CMA ont quitté la salle dénonçant « l’intrusion de nouvelles personnes » dans le processus. Les travaux ont donc repris aujourd’hui, mais sans la Coordination des mouvements signataires du 15 mai, la « Compis 15 ». Ses responsables dénoncent « une violation flagrante » de l’article 10 du règlement intérieur du CSA. Ils demandent à la médiation de « trancher définitivement la question de la représentativité au sein du Comité de suivi ». Au micro de Studio Tamani, Mohamed Attayib Sidibén porte parole de la Coordination des mouvements prônant l’exclusivité de l’accord et signataire le 15 mai, rappelle que

« L’article 10 du règlement intérieur précise les parties : c’est à dire définit qui est membre du CSA qui n’est pas membre du CSA. Au moment où je vous parle personne n’est membre du CSA, ni la Plateforme, ni la CMA, encore moins la COMPIS 15. Et l’ensemble des mouvements, personne n’est membre officiel du CSA, parce que le bureau du CSA n’est même pas établi. Aujourd’hui, la médiation définira qui fait partie du mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l’accord et c’est ce que nous attendons. Cela relève exclusivement de la médiation. C’est clair que l’accord dit : est membre du CSA les mouvements signataires, ceux qui sont les signataires. L’ensemble des mouvements de la COMPIS sont signataires, en vertu de l’article 67 de l’accord, où ce sont des mouvements qui ont directement imposé leur signature sur le document de l’accord. En tout cas on n’est pas exclu par l’accord. Nous faisons confiance à la Médiation, et on attend qu’elle tranche cette question ».

Pour la médiation, « le plus important est la poursuite des travaux » du comité de suivi. Le chef de la mission de l’Union Africaine Pierre Bouyoya estime « qu’il y a encore du travail pour l’inclusivité au sein du CSA et l’impatience des différents mouvements est compréhensible».  « Il y a encore des difficultés au niveau de l’inclusivité, mais nous pensons toujours que nous allons résoudre cette question. Vous savez il y a des mouvements qui avaient signé le 15 mai et qui pensent qu’ils ont naturellement une place au CSA. Ce n’est pas encore résolu. Ce qui est important, c’est que, cela n’arrête pas les travaux du CSA. Je pense que nous avons pris une décision salutaire qui dit que nous allons continuer à travailler normalement, et parallèlement étudier cette question ».

Affaire donc à suivre

Avec Tamani

 

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