Crise au Nord-Mali : Les étudiants se prononcent …

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A travers un micro-trottoir que nous avons réalisé dans l’espace universitaire, nous avons pu constater toute l’amertume des étudiants par rapport à la gestion faite de la crise au nord par les autorités de notre pays. Lisez plutôt.

 

Fadio Papa Diawara (HETEC) : Face à la crise au nord Mali, nous les étudiants ne devons pas rester en marge sans proposer des solutions, car, c’est une affaire préoccupante pour nous tous. Cependant, il est donc nécessaire pour nous tous de s’interroger davantage sur certains points essentiels : Que sont devenus les différents accords ? Les doléances de ces groupes rebelles s’articulent-elles au tour des attentes des populations desdites régions(le développement du nord) ? Ces situations dans ces dimensions ne permettent-elles pas de douter et d’analyser profondément le sujet comme un marché noir de quelques éléments de la peau blanche au dos des autres ? Certes, il est utile de savoir qu’il n’est pas facile pour une plaie béante d’être guérie si vite. La vérité n’est pas à moi ni à toi, mais elle est universelle et est devant nous tous. Nous Malien, nous devrons être égaux sans partie prise.

Dramane Thera (Faculté des sciences humains et des sciences de l’éducation).

Ma vision dans cette situation au nord Mali est d’en finir une bonne fois pour toute avec une situation qui n’a que trop duré. Le Mali est  un peuple avec un but et une foi. Et le Mali est un et indivisible. C’est un bien commun, un héritage commun si précieux que nous avons eu avec nos grands parents et que nous devrons préserver à tout prix pour nos enfants. Toutes les solutions sont possibles pour mètre fin à la rébellion même s’il faut  verser le sang.

Aboubacar Traore (2 année GEA)

A mon avis,  la crise au Nord était prévu longtemps, un adage Bamanan ne dit-il pas que  ‘’ si tu vois la barbe de ton voisin s’enflammée, mouille le tien ‘’. Toute personne ayant assisté à la crise libyenne devrait se préparer en conséquence par rapport à cette bande soit-disant rebelle. On ne négocie pas avec des bandits : soit on les capture ou on les abat purement et simplement. Notre armée manque d’organisation et le pouvoir a peur de prendre ses responsabilités. Raison pour laquelle la crise embrase tout le septentrion. La solution qui vaille est de dire la vérité aux Maliens.

Zoumana Dione (FSHSED)

Pour moi, il n’est pas question de négocier avec les bandits armés, car, cela leur donne une importance.  Que Dieu sauve le Mali. Amen. En définitive, la personne humaine étant sacrée et inviolable comme le stipule notre constitution, la voie du dialogue doit être privilégiée pour la résolution de la crise au nord, quoi qu’on dise. Que les uns et les autres sachent raison gardée.

Propos recueillis par Mamadou Touré, stagiaire

 

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