Crise du nord Mali : Devoir de solidarité et de soutien à l’Armée Nationale

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Avant de développer mes idées et ma demande auprès des Maliennes et Maliens face à la situation que nous vivons depuis Janvier, je présente mes condoléances les plus émues aux familles des disparus dans la situation du Nord. Je m’incline pieusement devant nos vaillants soldats et bénis pour leur âme et que Dieu l’Eternel leur pardonne.
La situation qui a prévalu le Jeudi 02 février 2012, suite aux événements douloureux qu’ont connus l’Intérieur de la ville de Bamako ainsi que quelques régions du Mali, m’a choquée.
Pour ma part, devant cette violence, j’ai essayé de comprendre que l’Essentiel est d’être Malien d’abord avantd’être Malinké- Bambara- Peulh- Tamacheck- Arabe- Bozo- Dogon ou autre.
Toutefois, il est important de rappeler que toutes ces ethnies vivaient ensemble de tout temps dans une totale harmonie et en toute quiétude. Je voudrais donc dire qu’il est important de souligner que le Mali est et a été une Nation avant l’arrivée des Occidentaux.
Cette harmonie que nous avons depuis longtemps et même à l’endroit de nos voisins, je demande de la conserver. Car, pour preuves lors des événements entre le Burkina et le Mali en 1974 et en 1985 la Communauté Burkinabé vivant en terre malienne n’a a aucun instant été durant toute la durée de ces événements.
De part cette harmonie qui a et qui existe toujours dans le cœur des Maliens il est donc de notre devoir – Femmes – Hommes – Jeunes et Vieux, face à la situation de soutenir l’armée malienne. Matériellement, financièrement et par solidarité.
A travers ce soutien que je demande, je m’en vais vous citer deux cas :
A) Après l’éclatement de la Fédération du Mali, la fréquence de la radio Mali ne couvrait pas le pays et pour que cela soit, il faut des moyens que l’Etat n’avait pas. Le Président de la République, je veux dire Modibo Kéïta, a demandé une souscription nationale d’un montant de 25 FM (franc malien) par personne. A travers cet appel, par devoir de Patriotisme Paysans – Ouvriers – Artisans- Eleveurs – Commerçants et Fonctionnaires et simple citoyens, tous ont payé.
Je m’en vais vous dire que d’autres Maliens de l’extérieur dont Yacouba SYLLA à Gagnoa (RCI) a souscris pour 50.000 FM. A l’époque, tout le monde en parlait et cet exemple était cité pour dire que mon appel va aussi à l’endroit des Maliens de l’extérieur. Aussi Mamadou SYLLA à Bamako Coura couramment appelé Grand Sylla pour faire la différence entre lui et un autre Sylla qui est de Médine qui était appelé petit Sylla.
B) En 1964, lors de la 1ère rébellion l’Etat n’ayant toujours pas les moyens et l’Armée malienne venait d’être créée.
Je dis cela sans m’hasarder dans les chiffres, mais je sais que cette époque le Budget de l’Etat n’est pas comparable au Budget du District d’aujourd’hui.
Je voudrais donc dire l’Etroitesse à cette époque de l’Armée en nombre et en Officiers au départ des Français. Malgré ce nombre restreint en hommes de troupes et d’officiers, ils avaient la compétence, l’expérience aussi, c’était des hommes aguerris.
Je veux donc dire que le nombre, les grades n’ont aucun effet en l’absence de la cohésion et de l’harmonie. Car c’est cette cohésion et cette harmonie qui ont existé dans cette armée pour leur donner la force afin d’arriver à mater cette 1ère rébellion.
Toutefois je suis sensé de savoir que la rébellion de cette époque n’est pas comme celle d’aujourd’hui. Je veux dire en nombre, en matériel et en formation. Ainsi, l’armée malienne d’aujourd’hui n’est pas comparable à celle de 1964 qui n’avait qu’un seul général. Car, aujourd’hui il y a combien d’Officiers et Officiers Supérieurs ayant de très hautes références ?
C)Les événements de 1974 et de 1985, malgré le maigre salaire, à l’époque des fonctionnaires par patriotisme ont renoncé à leurs salaires dont 2 mois pour certains et 3 mois pour d’autres à titre de contribution d’une part et d’autre part les opérateurs économiques par convocation de la CCIM, de 9heures du matin à 14heures, la contribution a atteint les 350 millions de FM et avant la fin de la semaine elle a atteint les 600 millions de nos francs. Dont je me rappelle, la société Bathily et frères 10 millions. La société Kagnassy et fils 10 millions et ma société 5 millions.
Cependant, à cette époque, il n’y avait pas au Mali de milliardaire comparativement à aujourd’hui, Dieu merci ! Car, aujourd’hui nous comptons plusieurs milliardaires dans notre pays et qui n’hésiteront pas à soutenir notre vaillante armée.
Du patriotisme cité dans mes différents rappels que les Maliens en ont fait d’un devoir dans certains événements qu’a connu le Mali.
Aujourd’hui encore, face à la situation, je lance un vibrant appel de solidarité aux Paysans- Artisans- Eleveurs- Fonctionnaires- Opérateurs Economiques, aux Maliens tout court pour qu’ils apportent de l’aide, qu’il soit Matériel – Financier ou Social – à l’endroit de notre Armée comme par le passé.
A mon titre d’ancien Soudanais ayant vécu les événements de notre Indépendance à nos jours, j’ai donc le devoir de lancer cet appel à l’endroit de toutes les Maliennes, de tous les Maliens à l’intérieur comme à l’extérieur de souscrire pour soutenir l’effort de guerre pour notre Armée et contre ceux qui veulent la défier. Devant l’indivisibilité du Mali qui restera UN et INDIVISIBLE. Mon idée donc n’a rien de politique.
J e termine par un dernier rappel d’une phrase du Général Amadou Baba Diarra (paix à son âme) en 1985. Il avait dit ceci : Le Mali fait 1.241.308 km2 et “Ba tron tè bo ala”, c’est-à-dire quoi qu’il advienne notre territoire, soit 1.241.308 km2, ne perdra aucune portion.
Le Mali est UN et restera INDIVISIBLE.
Cheickna Hamalla BATHILY

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