La force Barkhane à Ménaka, pour célébrer l’anniversaire de l’Indépendance du Mali.

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La cérémonie du 22 septembre à Menaka

Le jeudi 22 septembre 2016, c’est à l’invitation du gouverneur de Ménaka que le colonel Pierre Augereau, représentant le commandant de la force Barkhane à Gao, s’est rendu au cœur de la ville, pour participer aux festivités commémorant le 56e anniversaire de l’Indépendance du Mali. Étaient également présents des soldats maliens, des groupes armés signataires et des représentants de la MINUSMA, ainsi que le gouverneur de Kidal.

En dépit de la chaleur, plus de 2 000 Maliens s’étaient réunis sur la place de l’Indépendance autour des autorités locales pour faire de cette journée une fête et un moment de cohésion nationale. Après le discours du maire de la ville, le colonel Augereau s’est exprimé au nom de Barkhane pour saluer l’engagement du Mali dans la quête de la paix, du développement et de la cohésion sociale. Il a également tenu à encourager toutes les démarches visant à apporter la sécurité dans la région et plus globalement dans le pays. Il a, à ce titre, souligné la présence d’une délégation des forces internationales, qui œuvrent pour la sortie de crise et pour parvenir à mettre en œuvre les modalités contenues dans l’accord pour la paix et la réconciliation.

Le gouverneur de Ménaka a, quant à lui, tenu à remercier les autorités présentes pour leurs actions au profit de la population malienne, en soulignant les travaux réalisés pour améliorer le développement dans la région. Il a également tenu à saluer tout particulièrement les groupes armés signataires présents pour leur accompagnement dans les actions entreprises pour la paix et la sécurité de la région.

Pour clôturer cette première partie de journée, c’est avec fierté que les Maliens, civils membres d’associations, membres des groupes armés signataires et soldats des forces armées maliennes, ont défilé sur la place, salués par les autorités présentes et applaudis par les habitants de Ménaka.

Cette journée de fête à Ménaka s’est poursuivie l’après-midi avec des animations pour les enfants de la ville, dans la même ambiance chaleureuse et avec la volonté de faire de cette journée un moment privilégié en faveur de la paix et de la réconciliation

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4 COMMENTAIRES

  1. La population de Ménaka a toujours oeuvrer pour la paix, cette guerre nous a été imposée sinon nous ne voulons pas d’elle. Que Dieu fasse que la paix règne au Mali et partout dans le monde entier. Amine
    Toutes mes félicitations pour notre Gouverneur ainsi que la population de Ménaka.
    Vive Ménaka et que vive le Mali un et indivisible

    • Le Gouverneur a fait appel à la force Barkhane pour sécuriser l’événement, sinon tout le monde sait que la ville est entre les mains des groupes armés. Le gouverneur lui-même n’est-il pas cantonné ?

  2. Bonjour,
    Heureux de constater que l’ONU va dans le même sens que mon appel pour une mise en oeuvre rapide, de l’accord pour la paix et pour la réconciliation au Mali, par les groupes armés et par toutes les parties.

    En effet, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, les a appelés, le 23 septembre 2016, comme ceci :

    « J’appelle les groupes armés à cesser de provoquer des confrontations et toutes les parties à laisser de côté leurs intérêts à court terme et à mettre en œuvre l’accord de paix », a-t-il déclaré lors d’une réunion ministérielle sur cet accord, organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

    Les Ministres des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et algérien, Ramtane Lamamra, participaient à cette réunion.

    Il s’est également dit « très inquiet des nouvelles sources d’instabilité au Mali, de l’impact du terrorisme sur la vie civile et des nombreux cas de violation des droits de l’homme ». Toutes les parties, a-t-il insisté, doivent « se conformer à leurs obligations en matière de droits de l’homme, y compris lors d’opérations anti-terroristes » car « les violations font le jeu des terroristes ».

    M. Ban a appelé à faire en sorte que les dialogues devant permettre de dessiner les futures institutions du Mali soient « sans exclusives ». « Tous les segments de la société devraient y participer, y compris les femmes, les jeunes, les groupes d’opposition, ainsi que les dirigeants religieux et communautaires », a-t-il précisé.

    Il a espéré que la prochaine Conférence d’entente nationale « reflète cet esprit d’inclusivité ».

    Il a souligné que le Mali a besoin du « soutien sans faille et cohérent » de ses partenaires internationaux.

    Quelques jours avant cette réunion, j’ai lancé un appel à TOUS les acteurs, y compris l’ONU et la MINUSMA, pour une mise en oeuvre diligente et un engagement franc, honnête et sans complaisance pour une mise en oeuvre rapide de cet accord pour la paix et pour la réconciliation au Mali.

    Cet appel concluait comme ceci :

    Engageons-nous (tous les acteurs), honnêtement, franchement et sans complaisance, acceptons le partage de responsabilités (en particulier à Kidal) et mettons, TOUS/TOUTES, rapidement, en œuvre, indépendamment des bords politiques, l’accord de Bamako pour la paix et la réconciliation au Mali, pour l’intérêt général et pour le bonheur de TOUS/TOUTES.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

  3. Bonjour,
    La cohésion et la réconciliation à Ménaka, un bel exemple.

    Félicitations pour la modernisation et les chantiers de l’armée (1) axés sur la cohésion, (2) mettant l’armée à hauteur de mission à travers, entre autres, le renforcement de capacités pour donner/redonner confiance, la formation d’unités spéciales de lutte contre le terrorisme, l’amélioration des conditions (salariales, de logement, …) et la valorisation du métier et (3) mettant l’Homme au début, au centre et à la fin comme l’exige la loi de programmation militaire s’appuyant sur des piliers à savoir quel type d’homme ?, quel type de menace ? et quel équipement ?.

    Lors de la 56 e fête de l’indépendance du Mali, en terme de réconciliation, le Président IBK a appelé à se retrouver autour de l’essentiel (le Mali), à la cohésion, à avoir pitié du Mali, des Maliens et à se dire la vérité.

    Pour le Président, se dire la vérité, cela sous entend que des sanctions seront désormais de mises pour mieux gérer la situation que nous sommes entrain de vivre.

    Félicitations pour la médiation internationale d’avoir réagi en prenant en compte l’essentiel des éléments que j’ai signalés dans l’appel que j’ai lancé pour la mise en œuvre diligente et franche de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

    Cet appel est intitulé : APPEL A TOUS POUR UNE MISE EN ŒUVRE DILIGENTE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION AU MALI ET UN ENGAGEMENT FRANC, HONNÊTE ET SANS COMPLAISANCE DES ACTEURS.

    Suite à la XI session du CSA (Comité du Suivi de l’Accord), dans le communiqué, du 21 septembre 2016, de la médiation internationale, cette dernière va dans ce sens.

    Félicitations aussi aux États Unis d’aller dans ce sens. En effet, l’Ambassadeur des États Unis au Mali, au nom du Gouvernement des États-Unis, a réaffirmé son plein soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et a appelé toutes les parties à respecter scrupuleusement leurs engagements et les assure de leur détermination à appuyer leurs efforts dans ce sens.

    Heureux de savoir que la CPA, par l’intermédiaire de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, son secrétaire général, et Mohamed Ali Ag Mohamed Acheikh, son chef d’État-major, qui soutient l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, reste toujours un des acteurs de cet accord. Merci à CPA de continuer à lutter pour le soutien de l’accord de paix.

    Intégrée à la CMA, la CPA doit demander aux autres parties prenantes d’arrêter les hostilités dans la région de Kidal et d’opter pour le dialogue comme je l’ai proposé et comme le proposent la médiation internationale et les États Unis.

    PAR RAPPORT A L’APPEL QUE J’AI LANCÉ, IL RESTE MAINTENANT A SAVOIR SI :

    – LES INTÉRÊTS CACHÉS ET LES MAINS INVISIBLES QUI POURRONT EMPÊCHER A L’ACCORD DE PAIX DE SE DÉROULER NORMALEMENT SERONT DÉBUSQUÉS à travers les enquêtes que la médiation internationale pourra diligentées et qui pourront aboutir à des sanctions individuelles ou collectives.

    – la conférence d’entente nationale, prévue dans l’accord de paix, sera organisée dans les meilleurs délais. Elle serait mieux que des concertations nationales, proposées par l’opposition, qui sont plus compliquées et qui ne donneraient pas, obligatoirement, dans un délai court, une avancée significative et un meilleur accord que l’accord de paix actuel.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

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