Futures négociations pour une sortie de crise : Les Maliens appelés à se surpasser pour dialoguer avec le MNLA

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Le mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui avait suscité le banditisme armé au nord du Mali et entraîné notre pays dans cette crise douloureuse, semble revenu à de meilleurs sentiments ces derniers jours. Dans une interview accordée hier matin à nos confrères de  RFI, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien député de Bourem et membre du conseil transitoire de l’Azawad, confirme que son mouvement  renonce désormais l’indépendance de la partie septentrionale du pays et est prêt à discuter avec Bamako des conditions du retour à la paix.

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh

A la question « Renoncez-vous à la déclaration d’indépendance de l’Azawad, que vous aviez formulée en 2012 ? « , il répond : « Oui, tout à fait. Vous savez, l’indépendance de l’Azawad, qui a été déclarée en 2012, c’est une manière de placer la barre haut. Il fallait ça pour que vraiment Bamako entende bien que nous voulons vraiment quelque chose. Nous attendons quelque chose sur nos territoires ».

Cette condition avait été posée par le président intérimaire, Diouncounda Traoré, comme un préalable à toute négociation avec le MNLA, conformément à la résolution 2085 du 21 décembre 2012 de l’ONU et au vœu exprimé par la suite par la France, notre principal soutien dans la libération du nord Mali et les organisations africaines (CEDEAO et UA). Désormais, l’on peut dire qu’un grand pas a été franchi vers les futures négociations entre Bamako et le MNLA, à la condition toutefois que le mouvement reste sur cette position, car le MNLA renferme en son sein des têtes brûlées qui ne jurent que par l’indépendance. On attend donc la réaction de cette aide radicale et va-t-en guerre.

Négociation douloureuse

Autre facteur important pour toute négociation, c’est l’évolution de la situation sur le terrain, particulièrement dans la région de Kidal, qui n’est pas encore entièrement contrôlée par les forces maliennes et leurs alliés. Certes, la France tient l’aéroport de la ville et les premiers soldats tchadiens y sont arrivés par le Niger. Mais qu’en est t-il de l’armée malienne dont le MNLA ne souhaite pas la présence sur le terrain de crainte de représailles ?

Or, il est évident que l’absence des militaires maliens dans cette partie du territoire est incompréhensible pour les Maliens jaloux de leur intégrité territoriale. Il appartient donc aux soldats français, en attendant le début des négociations, de trouver la formule pour une cohabitation entre les forces maliennes et les éléments du MNLA qui, de toutes les façons seront amenés à déposer les armes pour retourner dans la république.  Comme disait un haut responsable, on ne saurait négocier avec le couteau sous la gorge. Le MNLA s’est engagé à aider l’armée française pour combattre les jihadistes et les terroristes dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, un terrain qu’il maitrise parfaitement.

Hier déjà, le mouvement a annoncé avoir arrêté deux hauts responsables d’Ansar Dine et du MUJAO (Moussa Ag Mohamed, et Oumeïni Ould Baba Akhmed). Ces deux prisonniers étaient en route pour Kidal. Le traitement réservé à ces émirs dévoilera plus ou moins ce que Paris et Bamakois peuvent attendre du MNLA. Qui, en tout état de cause, a compris qu’il n’a aucun intérêt à s’attaquer ni à la France ni aux forces africaines en cours de déploiement avec au premier plan les redoutables guerriers tchadiens qui sont aussi des renards du désert.

Certes, les Maliens ont hâte que le MNLA soit maté avec la manière forte, mais l’évidence, c’est aussi que notre pays ne peut pas aller à l’encontre de la résolution onusienne et des principes universels en matière de conflit intercommunautaire.  Il y a un temps pour la guerre, il y a aussi un temps pour négocier.  Dans ce cas précis, la négociation est douloureuse à accepter pour les Maliens qui ont vu leur dignifié bafouée devant le monde entier.

Youssouf CAMARA

SOURCE:  du   5 fév 2013.    

32 Réactions à Futures négociations pour une sortie de crise : Les Maliens appelés à se surpasser pour dialoguer avec le MNLA

  1. Bernadette Sidibe

    c’est pas une negociation c’est vos cues.Au Mali on a pas besoin de paix mais la justice Le MNLA doit et va payer pour ce crime. imbecile te faire entendre par le gourvernement tu va voir dans peux de temps ne t’en fais pas

  2. malindivisble

    DIONCOUNDA est sourd ou quoi? Les maliens ne veulent pas du MNLA. Si c’est la France qui veut nous imposer, ça ne marche pas.Pour le MNLA c’est non non et non. Pour la negociation ce ne sont pas ces deputés pourris du Mali qui vont resoudre le probleme, il faut la société civile, les religieux et meme les forces politiques qui ne sont pas à l’Asemblée. Sinon, ce sera comme les accords d’Alger.

  3. Koumba Sacko

    Nous disons que le soit disant problème touareg est 1histoire fabriquée depuis fort longtemps par 1petit groupe de touaregs issus des mêmes familles C’est en fait la mafia touareg

    Nous disons ce sont des gens qui n’ont jamais qui ne veulent pas et qui ne voudront point travailler à la sueur de leur font
    Nous disons ils veulent 1territoire pour s’adonner aux trafics de la drogue des armes aux proxénétismes et vivre des ristournes des bases militaires pour les missiles de moyenne et longue portée de l’exploitation du gaz du pétrole de l’uranium de la zone revendiquée qu’ils auraient cédé à certains pays

    Nous disons que ces pays avec lesquels cette mafia touareg sont en deal feront tout pour avoir gain de cause

    Nous disons que tous ces pays savent que ces criminels ne constituent qu’1 groupe minoritaire des touaregs maliens travailleurs et qu’il n’y a point 1discrimination touareg au Mali

    Nous disons que tout le monde sait partout sur cette des humains ainsi que ces criminels de MNLA et Ansar Edine que les touaregs n’ont point été ne sont point et ne seront pas les 1ers occupants de la zone revendiquée en sommes ils ne sont pas les autochtones mais en bons « mafiosi » ils veulent par force avoir ce territoire

    Nous disons plein de touaregs vivent au centre au sud à l’ouest à l’est au nord du Mali tranquillement en parfaite harmonie avec les autres ethnies

    Nous disons il revient donc aux maliens et maliennes honnêtes fiers aimants leur Mali de mettre hors d’état de nuire ces criminels comme cela se passe partout ailleurs dans le monde

  4. BA alioune

    Avant de négocier avec le MNLA? il faut d’abord le désarmer,le juger,et rétablir la souveraineté du Mali sur tout son territoire.Par la suite, l’AZAWAD n’est pas exclusivement habité par les touaregs, que fera-t-on des autres minorités si elles prenaient à leur tour les armes contre le pouvoir central du Mali? IL faut plutot renforcer la démocratie ,l’égalité, la justice entre tous les citoyens maliens et batir le grand Mali de SOUNDIATA,KANKAN MOUSSA et autres souverrains illustres qu’a connus ce pays.