Gestion de Kidal par les autorités : Le collectif pour la Défense de la République exige des clarifications…

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Le collectif pour la Défense de la République exige des clarifications…

Après le refus de leur demande de marche pacifique, le collectif pour la Défense de la République a improvisé un point de presse au carrefour des jeunes, le vendredi 09 mai 2014 pour dénoncer la manière dont les autorités nationales gèrent l’affaire de Kidal. C’était sous la direction de Mohamed Bathily, Porte Parole du collectif.

 

Rappelons que ce collectif regroupe les Sofas de Bamako,  l’Association vert- jaune- rouge,  la Fédération des Transporteurs routiers et la Fédération des handicapés.

 

 

Dans une déclaration, le porte parole du Collectif a fait savoir que la question de Kidal est une situation créée de fait par la communauté internationale et particulièrement la France et qui entendaient tous à travers le Mnla exercer une pression sur l’Etat malien afin de jouir des richesses du nord. Pour lui, les revendications sociales et économiques du Mnla ne sont que des illusions pour berner  les citoyens occidentaux afin d’avoir le soutien de la communauté internationale.

 

 

Mohamed Bathily de préciser qu’aujourd’hui, l’Etat du Mali est sur une pente à la limite descente au détriment du peuple malien, et au profit de la communauté internationale, de la France et du Mnla. Selon, lui dans sa Déclaration de politique générale devant les élus de la nation, le Premier ministre Moussa Mara a omis le mot autonomie quand il a affirmé que tout est négociable sauf la laïcité, la fédération et l’intégrité territoriale. Pour lui, il y a manifestement un adoucissement de position qui sous-entend que désormais le président IBK est prêt à concéder l’autonomie au groupe Mnla et alliés. Car, l’omission du mot « autonomie » par Moussa Mara n’est pas un oubli.

 

 

« Qu’IBK nous dise qu’il agit par consentement ou par pression », a déclaré Mohamed Bathily. Il a aussi indiqué que ce silence révélateur et inquiétant de l’exécutif s’ajoute à d’autres actes.

 

Mohamed Bathily a  ensuite martelé que le communiqué du Mnla du 24 avril dernier est un acte qui ne saurait être accepté par le peuple digne du Mali. Car, dit- il, le porte- parole du Mnla Moussa Ag Attaher a affirmé qu’ils ne désarmeront pas tant que le statut juridique de l’Azawad ne sera pas édifié. « Le peuple malien n’acceptera jamais ce processus et résistera à cette volonté », a dit le porte parole du collectif pour la Défense de la République. Par ailleurs, il a fait remarquer qu’il est important de clarifier le contenu de l’accord de Défense que le Mali veut signer avec la France.

 

Aussi, il a noté que les termes Décentralisation avancée, ou décentralisation poussée visent à cacher l’autonomie tout en accordant les avantages et les effets juridiques de l’autonomie. C’est pourquoi, il accuse le ministère de la Décentralisation et des villes qui disait il y a quelques jours que « jamais Kidal ne sera Sikasso ».

 

Pour conclure, il affirme que ces pratiques visent à préparer psychologiquement l’opinion malienne à l’autonomie de Kidal.
Jean GOITA

 

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