Guerre au Mali : La Misma préférable aux casques bleus

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misma‘’Faut-il des casques bleus au Mali’’. Tel était le thème de l’émission « questions d’actualité » sur l’ORTM,  le dimanche 10 février 2013. L’émission était présentée par Niaza Coulibaly de l’Ortm. Il recevait sur le plateau, Filifing Sacko, ancien fonctionnaire des Nations Unies ; Me Bréhima Koné, président de l’Union interafricaine des droits de l’homme ; Pr Akory Ag Iknane, président du collectif des ressortissants de Kidal et le Pr Mohamedoun Dicko, homme politique et historien. Au cours de cette émission, les invités ont tous préféré le maintien  de la Misma que l’envoi de casques bleus.

Le colonel Yao Ajoumani et le Capitaine Modibo Nama Traore
Le colonel Yao Ajoumani et le Capitaine Modibo Nama TRAORE

Depuis le 17 janvier 2012, le Mali traverse une crise des plus aiguës de son histoire. Et depuis le 11 janvier 2013, le Mali, aidé par l’armée française et les forces de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), est en guerre contre les terroristes. Aucune initiative n’est de trop pour trouver une issue favorable à cette crise par le Mali. C’est ainsi que le thème de l’émission question d’actualité sur l’Ortm du dimanche portait sur: ‘’Faut-il des casques bleus au Mali’’. En lui demandant de faire la différence entre la mission de la Misma et celle des casques bleus, le président de l’Union interafricaine des droits de l’homme, Me Bréhima Koné a fait savoir que la spécificité est que les casques bleus ne prennent pas part aux combats tandis que la Misma peut intervenir au conflit en cas de rupture ou menace de la paix. Il a noté les insuffisances des casques bleus au Rwanda, en République démocratique du Congo où il y’a eu des massacres sous leurs yeux.

«L’État du Mali allait disparaître dans quelques heures n’eut été l’intervention militaire Française. C’est la Misma qui répond aujourd’hui aux aspirations du peuple Malien. L’Afrique doit se donner les moyens de sécuriser ses États. Il ne peut pas y avoir de développement sans une paix durable », a-t-il dit avant d’ajouter que le Mnla constitue un groupe minoritaire de touareg et il ne peut pas y avoir d’amnistie pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité qu’il a commis. Il a souligné qu’il ne peut pas y avoir de réconciliation sans justice. L’ancien fonctionnaire des Nations Unies, Filifing Sacko a rappelé que la fonction de l’Onu est de mettre fin aux conflits. «Les casques bleus ont eu des échecs. Je ne vois pas comment la Misma en situation belligérante peut se glisser en casque bleus », s’interroge-t-il. Avant de poursuivre que cette guerre va servir à quelque chose car les imperfections seront corrigées. Selon le président du collectif des ressortissants du Kidal, Pr Akory Ag Iknane, l’objectif est de recouvrer l’intégrité territoriale du Mali. «Si l’objectif des casques bleus est de garantir la paix, cela ne saurait être un problème. Mais il faut que ces casques bleus soient déployés à l’intérieur du pays et non dans la capitale. Pourquoi pas dans des endroits stratégiques comme Tessalit ou la frontière mauritanienne», a-t-il dit. A l’en croire, le Mnla dans sa grande majorité n’est pas constitué de gens de Kidal. «On a toujours parlé de viol. Je ne dis pas qu’il n’ya pas eu de viol mais le viol ne fait pas partie de la culture Touareg. Ça je le dis haut et fort. Il n’y’aura dialogue que lorsque le recouvrement total du pays aura été effectif. Nous sommes contre l’injustice et l’impunité. Cette guerre peut être un moyen de nous ressouder et de partir sur de nouvelles bases », a conclu le Pr Akory Iknane.

Pour le Pr Mohamedoun Dicko, homme politique et historien, les Maliens sont inquiets pour l’arrivée des casques bleus car la mission de la Misma n’est pas terminée. «L’importance est que le Mali recouvre son intégrité territoriale parce que les casques bleus n’interviennent pas au conflit. Le fait que les forces de la Misma tardent à venir explique la décision d’envoi des casques bleus. La situation au Mali interpelle les africains à s’unir », a dit l’historien Dicko, tout en précisant que l’Azawad est une cuvette entre Arawane et Tombouctou.

Aguibou Sogodogo

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3 COMMENTAIRES

  1. Quand vous aurez les sous pour entretenir une guerre, de vrais soldats pour se battre au front, quand vous parviendrez à vous débarrasser de cet idiot de Sanogo et de réconcilier “bérets rouges” et “bérets verts”, alors seulement là vous pouvez l’ouvrir. Mais pour le moment, ni la Misma, ni le Mali n’a pas les moyens de supporter le coût de la guerre. Et cette situation ne peut pas perdurer. Alors remettez de l’ordre dans votre pays avant de brandir des exigences ridicules. L’onu au moins, elle est prête à supporter les charges liées à l’effort de guerre. Arrêtez vos conneries !

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