Guillaume N’Gefa, directeur de la Division des Droits de l’Homme de la Minusma : « Il faut donner la parole aux victimes pour légitimer le processus de réconciliation »

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Guillaume-NgefaConvaincue que la réconciliation nationale au Mali passe, inévitablement, par la réparation des dommages causés aux victimes, la Division des droits de l’homme de la Minusma entend user de toutes ses forces pour les rendre justice. Pour ce faire, les responsables de la division font de leur cheval de bataille la formation des victimes, de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme. D’où l’idée d’organiser le Forum portant sur la participation des victimes et le rôle des organisations de la société civile dans le processus de la justice transitionnelle au Mali. La cérémonie d’ouverture des travaux, qui s’est déroulée, le jeudi 16 avril 2015 à l’Ecole de maintien de la paix, a marqué la présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mahamadou Diarra.

Ce forum fait suite à une série d’autres qui a commencé à Tombouctou le 21 mars, à Mopti 8 avril et qui se poursuivra à Kidal et Gao prochainement.

Selon le directeur de la Division des Droits de l’Homme de la Minusma, Guillaume N’Gefa, le Forum vise  à renforcer les capacités des organisations de défense des droits de l’homme et associations des victimes sur leur rôle dans les mécanismes de la justice transitionnelle en général et sur leur participation efficiente en particulier. « Le processus de la « Justice transitionnelle », qui est une combinaison de mécanismes judiciaires et non judiciaires pour affronter le passé, établir la vérité et mettre fin à l’impunité dans le but de favoriser la réconciliation nationale, sera décortiqué par les organisations en vue d’identifier leurs actions qui contribueront à la consolidation de la paix au Mali », a expliqué Guillaume N’Gefa. Selon M. N’Gefa, il faut donner la parole aux victimes pour légitimer le processus de réconciliation.

La représentante du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Miriam Ghalmi a salué l’initiative de la Division des Droits de l’Homme de la Minusma. Car selon elle, elle s’agira de mieux informer la société civile et de bien la former afin qu’elle joue pleinement son rôle auprès des victimes de crimes graves.

Quant au ministre de la Justice, il dira que le forum vient à point nommé. Car selon Mahamadou Diarra, les autorités maliennes se sont engagées dans un processus  de réconciliation nationale qui ne peut réussir sans rendre justice aux victimes. Et à l’en croire, ce forum constitue une mesure d’atténuation des risques.

Youssouf Z KEITA    

 

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