Humanitaire : Cri de coeur vole au secours des femmes déplacées du nord

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Deux tonnes sept cent cinquante kilos de riz, des layettes  ont été offertes par le collectif cri de cœur aux femmes déplacées du nord à Bamako. C’était à la tour de l’Afrique, le mercredi 17 octobre 2012.

Larmes aux yeux, Mme Traoré se dit touchée par ce geste du collectif cri de cœur : «  mon mari et moi sommes là il ya 3 mois mais nous n’avons  jamais reçu de don de qui que ce soit ». Selon elle, partout où ils ont appris qu’il y a des aides pour les déplacés du nord, ils se sont fait signaler mais sans rien.  Pour Madame Traoré qui est actuellement logée avec son mari à Sabalibougou, on n’est pas en droit de se demander si réellement les vrais ayants droit arrivent à bénéficier de tous ces dons qui sont annoncés dans les médias. En tout cas, elle a apprécié la manière de faire de cri de cœur où la situation de tous les bénéficiaires est établie. Ici à la tour d’Afrique, elles étaient 110 femmes à répondre présentes à l’appel. Chaque femme est passée pour émarger afin de recevoir 25 Kg de riz et des kits (layettes). Pour le représentant du collectif cri de cœur, Boubeye Maïga, cette association a été la première association humanitaire à ouvrir le corridor sur le nord. Le collectif travaille  beaucoup avec la croix Rouge Malienne surtout son président Adama Diarra. Les premières aides de l’association ont été dirigées dans les 3 régions du nord. Et, ces aides ont été multiformes, a-t-il indiqué. Selon M.Boubeye, l’association fait un compte rendu fidèle aussitôt au donateur pour dire que toutes les actions que le collectif mène  à l’endroit des populations sont vérifiables : «  nous avons   toutes les  images de tout ce que nous avons eu à faire » a-t-il martelé. M.Boubeye dira que Cri de cœur a ouvert le corridor de Bamako parce que l’association a estimé que beaucoup de familles ont rejoint Bamako, Ségou ces derniers temps. Cela s’explique avec l’arrivée des enfants pour le spécial  des examens  mais aussi parce que plane le spectre d’une intervention militaire dont on ne cesse de parler. L’association travaille aujourd’hui d’arrache pied pour peaufiner un plan d’urgence en cas d’une intervention militaire. Car faut-il le savoir, en plus de la catastrophe humanitaire que le nord est en train de subir, il se multipliera par N en cas d’intervention militaire. L’association après avoir salué l’effort de ses partenaires n’a pas manqué de lancer encore un appel aux organisations de bienfaisances, aux hommes de bonnes volontés pour venir toujours  en aide car la crise est trop grave et profonde et les besoins sont énormes. Des femmes et des enfants ont quitté leur territoire, ils sont dépaysés, coupés de leurs bases mais aussi la vie dans le district est difficile pour eux, n’étant pas  habitués à  cette vie infernale.

Fakara FAINKE.

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