Ils ont été repérés à Boré à une quarantaine de km de la ligne de front : Les jihadistes défient l’armée malienne

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Après neuf mois d’annexion des régions septentrionales du pays par des jihadistes, des terroristes et des narcotrafiquants de tout acabit, les autorités militaires du Mali essuient à présent un véritable pied de nez de la part des envahisseurs. En prenant d’assaut la contrée de Bambara Maoudé et en poussant la hardiesse jusqu’à s’installer dans le petit village de Boré à portée de canon de l’armée malienne avec un grand rassemblement de tous les groupes armés, les occupants narguent l’armée malienne  et l’invitent à l’affrontement.  

Ce sont plus de 300 jihadistes qui ont afflué au cours du week-end dernier dans la localité de Bambara Maoudé. Parmi eux, des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’autres d’Ansar Dine et du Mujao, mais également des éléments de la secte Boko Haram, basée au Nigeria. Par ce mouvement de troupes évaluées à quelque 300 éléments, les islamistes et les bandits armés se rapprochent de la ligne de front.  Ces dernières heures, ils se sont même avancés au-delà de la localité de Bambara Maoudé, qu’ils utilisent maintenant comme base arrière. Actuellement localisés à Boré, ils sont quasiment face à l’armée malienne régulière. Comme pour lui dire :  » nous vous attendons de pied ferme « .  À bord d’une cinquantaine de véhicules, les islamistes sont désormais à une quarantaine de kilomètres de la ligne de front. Ils se trouvent dans une localité du nom de Boré, à la lisière du cercle de Douentza. Des témoins les ont vu armés, en train de constituer des petits groupes à l’est et à l’ouest de cette localité qui débouche sur Konan, ville où les troupes régulières ont campé.

Selon plusieurs témoins, on ne connaît toujours pas les intentions des islamistes, mais il devient de plus en plus clair qu’ils visent le sud du pays aux mains de l’armée loyaliste. Depuis quelques jours, ils ont installé une importante base militaire à Bambara Maoudé, localité située entre Tombouctou et Douentza, où ils ne cessent de terroriser les pauvres populations. Et au cours des 24 dernières heures, ils ont véritablement progressé. Ils sont, dans un premier temps, arrivés dans le village de Ngouma, situé à 90 km de Douentza. Ils ont contourné le lac Gnagagne, pris ensuite la direction de Nyimignama, autre petite localité, avant de remonter sur la route nationale bitumée, pour se retrouver actuellement à Boré (à seulement 100km de Sévaré). C’est-à-dire quasiment face à face avec l’armée malienne. La situation est très  tendue et sent la poudre. Dans ce contexte, on se demande si les envahisseurs ne veulent pas pousser les militaires maliens à lancer les hostilités plus tôt que prévu. Faut-il encore attendre pour peaufiner toutes les stratégies quand l’existence même du Mali est plus que jamais menacée ? Le président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, le chef suprême des armées est plus que jamais interpellé devant l’histoire !

Cette évolution des choses doit pousser les plus hautes autorités à hâter les préparatifs des troupes pour faire face à toute éventualité. Ce sera aussi l’occasion pour la communauté internationale de comprendre que la crise malienne a pris une nouvelle tournure. Le sud des zones déjà occupées, notamment la région de Mopti, voire de Ségou, étant plus que jamais clairement menacé d’annexion. Ce mouvement de provocation des bandits armés est un signal fort en direction de Bamako à quelque quarante huit heures de la rencontre de Ouaga du 10 janvier prochain où Ançardine et le MNLA vont reprendre langue avec les autorités maliennes sur leurs revendications sous l’égide du médiateur burkinabé, le président Blaise Compaoré. Ce sont à coup sûr des manœuvres d’intimidation des occupants qui passent par cette petite démonstration de force pour tenter d’influencer, le cas échéant, les négociations de Ouaga.

                         Bruno Djito Segbedji et Abdoulaye Diarra

 

 

 
SOURCE:  du   8 jan 2013.    

6 Réactions à Ils ont été repérés à Boré à une quarantaine de km de la ligne de front : Les jihadistes défient l’armée malienne

  1. Sighou

    Le défi est là. Les autorités maliennes doivent bouter dehors les assaillants. Avant, ils pouvaient être excusés compte-tenu du fait que les envahisseurs sont loin. Aujourd’hui, ils narguent le peu d’honneur qui reste à l’armée malienne. Ils sont à portée de canon. Où est la CEDEAO?
    Où est donc passé notre fameux putschiste? Ses galons, ne sont-ils là que pour traumatiser les civils maliens matin et soir?
    Où sont passés les hommes de troupes, sous-officiers, officiers, officiers supérieurs et généraux? Décidément, l’habit ne fait pas le moine. Boli bana.
    De mère mauritanienne et de père malien.

  2. le khasso

    La Mauritanie, on s souvient bien d ses incursions dans la foret d ouagadou et meme jusqu’à tombouctou a montré ses preuves!!Aujourd’hui c n’est plus l dialogue qui peut nous avancer d’autant plus que l’objectif affiché par les islamistes est clair!!on doit avncer sur le plan d la guerre, de la reconquete!!les maliens veulent entendre que douentza est liberé, hombori, boni, gossi, gao etc..c n’est plus la riposte de l’armée ou bien les islamistes ont fuit pour aller où?Ils restent toujours sur l territoire malien!!il faut s dire que c n’est pas l sud qu’on defend, mais c’est l nord qu’on veut liberer, en ce moment on avance!mais si on continue à defendre l sud j dis qu’on avance pas et on ne peut s glorifier d’une quelconq victoire!!Du courage encore l’armée du Mali, j sais q nos soldats ont bien juré qu’ils vont mourir pour la defense de la patrie et c’est l moment!!

  3. le khasso

    Encore levons nous, la gestion quotidienne des affaires ne peut être une priorité, lorsque la nation est menacée dans sa chair, on se lève pour dabord resoudre ce probleme et faire face aux autres problemes.
    On n peut ps continuer à dire q ces gens sont d simples bandits armés comme on l disait à l’epoque!!ils sont organisés et determinés et ont un objectif clair qui l’autonomie de l’azawad..Apres les tournées d Diango, on attend les retombées pas dans un mois mais 3 jours au maximum!!personne ne sera engagé plus que nous même!!il faut qu’on soit engagé dabord en montrant quelque chose c’est en ce moment q les autres viendront!!mais les autres entendent q les islamistes avancent et nous nous sommes dans la defensive, cela n peut pas marcher parcqu’avnt tout c’est sur notre territoire q cela s passe pas chez eux!!la mauritanie avec ses avions d chasse a montré qu’il n peut pas recevoir ses hotes qui n sont pas frequentables et a même accusé l mali à travers son president.

  4. le khasso

    en tout cas ils ont attaqués et à nous d chercher la solution!!c qui est sûr on ne peut pas nous faire croire encore q c’est d la poudre aux yeux et q c sont des vauriens qui fuient à la moindre riposte d l’armée malienne!!les nordistes ne peuvent pas dire l contraire, on a vu!!j rencontre certains maliens qui n’ont jamais vu ces islamistes dire non cette fois ci à sevaré et à konna ,l’armememnt fait peur, c’est faux à GAO on a tout vu comme armement!!rien n peut calmer nos parents q la guerre, pourquoi on refuse cette guerre voilà pourquoi ces islamistes approchent parcqu’ils savent q les nôtres n’aiment pas mourir surtout que l’idée du malien en general aussi c’est mourir pour rien!!le patriotisme manque enormement!!il faut cultiver ce patriotisme chez l malien en general, pas l militaire seulement!!il n pasfaut dire c qui plait seulement aux gens en adoucissant cette crise comme si c’est pa grave, ça va finir et du genre non on va chasser!!pour des gens qui ont fait plus de 1500 km

  5. Sinisigi

    Nos fameux journalistes tournent en rond se repetant ou faisant du copier coller. Vive l’armée malienne0

  6. Fakrid Ahmed

    Eviter le travail de bureau, c’est toujours les mêmes images, ce n’est pas sérieux. Vous parlez d’islamistes, vous mettez des combattants du mnla qui sont actuellement dans les camps de réfugiés. Cela atteste qu’il n’y avait aucun journaliste sur le terrain pour faire les photos. C’est toujours les mêmes photos qui sont utilisées de façon abusive depuis plus d’une année. Courage.