Intervention militaire au Nord-Mali : L’heure de la libération n’a pas sonné

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La gravité de la situation au Nord-Mali impose une intervention militaire rapide et efficace pour libérer notre pays. Hélas, avec une Armée malienne faible et dépourvue de tout, nos concitoyens des régions nord doivent prendre leur mal en patience.

Une mission d’experts militaires européens vient d’achever un audit de dix jours au sein des unités à Bamako et à Sévaré. Leur constant est accablant. Un conseiller français affirme : « on se rend compte que les maliens n’ont plus rien. Dans le nord, ils se sont fait prendre les trois quarts de leur matériel » avant d’ajouter « si on peut faire monter les premières unités dans six mois, ce sera bien ».

Autant dire que les troupes maliennes sont à l’heure actuelle incapables de mener la moindre guerre. Ils ne sont même pas capables de récupérer Douentza.

Très prochainement, l’Union Européenne compte envoyer entre 250 et 300 coopérants militaires pour préparer 5000 soldats maliens au combat. Nous le savons déjà, les experts américains sont sceptiques par rapport à la configuration actuelle de la force qui mènera la guerre à savoir 3300 soldats issus des différents pays de la CEDEAO plus 5000 militaires maliens. Ils estiment que les effectifs prévus sont insuffisants.

Par rapport à la date de l’intervention, le mystère reste total. D’après le conseiller militaire français, le problème est bel et bien l’armée malienne. « S’il n’y avait que les troupes de le CEDEAO sur le terrain, il suffirait d’un mois ou deux pour faire du refreshing. Le problème, c’est l’armée malienne. Vu son état, il faut compter six mois pour rassembler les hommes, les instruire, les entraîner et les envoyer au combat. Je doute qu’il se passe quelque chose avant juin ou juillet. » Le conseiller militaire s’interroge sur la date de l’opération militaire. Il pense qu’il pourrait être reporté à Octobre 2013, après la saison des pluies. « Notre grande crainte, c’est aussi que des soldats ou des miliciens violent ou tuent des civils dans le Nord, en représailles au massacre de dizaines de militaires à Aguelhok, en janvier dernier ».

À cet effet, un accent particulier sera mis sur les droits de l’Homme. Pour plusieurs experts occidentaux, l’urgence est de prendre son temps.

La grande importance de l’aviation militaire

Pour reprendre Gao et Tombouctou, trois forces seront mis à l’œuvre. D’abord, les colonnes de l’armée malienne qui constitueront la force conquérante. Une force d’appui, composée de l’artillerie et de l’aviation malienne, de la CEDEAO et peut-être du Tchad (25 avions et hélicoptères de combat) et de l’Afrique du sud. Et enfin d’une force de soutien, composée des avions ravitailleurs européens qui apporteront armes, munitions, et carburant sur trois bases logistiques arrières, Bamako, Mopti-Sévaré et Niamey. Le conseiller militaire français affirme : « les Européens ne participeront pas au combat. On ne veut pas être pris la main dans le pot de confiture ». Des avions Breguet Atlantic français et des drones américains survoleront le nord du Mali pour renseigner les colonnes conquérantes sur les positions de l’ennemi.

La participation de soldats français sur le terrain est « inenvisageable » d’après Paris. Cependant, les 80 soldats commandos de leurs forces spéciales qui circulent entre la Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger pourraient participer à l’opération militaire. Quant aux drones américains, jusqu’à présent, l’on ne sait pas s’ils effectueront des attaques ciblées. Récemment, les services de renseignements occidentaux ont découvert que les islamistes qui occupent le nord du Mali avaient volé des engins de construction de la société française Satom pour creuser des routes et des tunnels dans un massif montagneux. AQMI se prépare donc à un combat de guérilla.

Les principaux pays contributeurs sont : le Burkina Faso, le Ghana, le Nigéria, le Sénégal, le Niger, le Togo et peut être le Tchad.

Le Président Idriss Déby Itno hésite encore. Il veut certainement une contrepartie au renfort des troupes tchadiennes. Il attend certainement, avec beaucoup d’intérêts, sa rencontre avec le Président Hollande à Paris, le 5 Décembre prochain. Un diplomate ouest africain émet son avis : « … Si la France le laisse tranquille sur les droits de l’Homme et l’affaire Ibni (le nom de l’opposant Tchadien enlevé et disparu depuis Février 2008) il sera plus coopératif.

Le coût exorbitant de l’intervention militaire

Le 6 Novembre à Bamako, les états-majors des pays de la CEDEAO ont établi un devis de 500 millions de Dollars pour une opération de six mois. Les Européens fûrent estomaqués. Un diplomate européen exprime son étonnement : « nos amis africains voient quatre fois trop grands. Si l’on se réfère au coût des opérations en RDC ou en Somalie, le devis ne dépasse pas 125 millions de Dollars sur six mois. Mais comme nous aurons plusieurs mois de retard, mieux vaut prévoir 200 à 250 millions de Dollars sur un an ». Les principales dépenses sont les soldes des 3300 soldats de la CEDEAO, leur transport et leur ravitaillement. Romano Prodi, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel, veut organiser une grande conférence début Décembre à Rome. Les différents donateurs se retrouveront pour se partager le fardeau financier.

 

Ahmed M.THIAM   

(Source : Jeune Afrique.com)

SOURCE:  du   1 déc 2012.    

8 Réactions à Intervention militaire au Nord-Mali : L’heure de la libération n’a pas sonné

  1. touramakanchi

    je ne comprend pas pourquoi et qu’est-ce que l’armée Malienne attend.
    Des armes? on en a assez aujourd’hui et à l’instant T ou je vous parle.
    Des salaires raisonnables? ils reçoivent plus aujourd’hui que pendant le régime déçu.
    Du courage et la volonté? pas du tout.
    De la peur de l’ennemi? ah oui.
    Du désir de coucher avec les femmes et filles de Sévaré bon gré mal gré? ah oui.
    Et dire que nous attendons ou espérez quelques choses d’eux, moi je n’ai pas la moindre idée.

  2. blanche neige

    la situation a l’air de convenir à CMD ,à Dioncounda et encore plus à Sanogo qui n’a aucune envie d’aller risquer sa vie dans le Nord ! alors laissez les choses comme çà , les 3 zozos n’arrivent déjà pas à gouverner Bamako , ce qui veut dire qu’ils seraient encore plus incapables de gouverner un Mali reconstitué !!

  3. maiga issa

    une armée de fuyards qui fait la pluie et le beau temps a bamako terrorisant les civils desarmés apres avoir abandonné son propre materiel a l ennemi.

  4. Iliaque

    A_t-ont besoin d’avion reellement pour des combats urbains? les creux de collines il faut l’effondrer avec un mini tremblement de terre a la plastique! pas besoin de voir sous les decombbres!
    MAIS CETTE GUERRE LE MALI LA FERA SEULE NEN DEPLAISE A KATI ET AUX POLITICIENS VERREUX!
    YA DES CRIQUETS AU NORD DANS LES COLLINES ET IL YA DES STOCK DE PESTICIDES IL FAUT JUSTE PULVERISER LA COLLINE ET ALENTOUR. IL NE RESTERA QUE DES LARVES!

  5. fladen

    Que Bon Dieu aide les Maliens………..

  6. rodrigues Soares

    :wink: TOUT JUSTE :!:
    :idea: 5 MILLIONS DE JEUNES MALIENS CHASSERONT UN SEUL JOUR CES BANTITS DENOMBRABLES SEULEMENT PAR MILLIERS MAXIMUM 10 :!:
    :idea: QUE LES HABITANTS DE GAO ET TOMBOUCTOU COMMENCENT A SE SOULEVER DEMAIN TOUT LE MALI SUIVRA ET TOUTE L’ AFRIQUE PUIS LA COMMUNAUTEE INTERNATIONALE DE BONNE VOLONTEE, PAS CELLE DE MAUVAISE :!:

  7. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT SE PRENDRE LA MAIN DANS LA MAIN ET PROCÉDER GRADUELLEMENT, PAR ÉTAPES, EN ORGANISANT ADÉQUATEMENT LA RECONSTRUCTION DU PAYS DANS L’UNITÉ ET EN TOUTE SÉCURITÉ.

    TOUT EN SÉCURISANT LE PAYS, Y COMPRIS LES RÉGIONS, ET LES POPULATIONS PAR LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ, AIDÉES PLUS TARD PAR LE CONTINGENT CEDEAO/UA/ONU, LA PRIORITÉ, C’EST LA LIBÉRATION DU NORD MALI ENSUITE VIENDRA TOUT LE RESTE (LA BONNE GOUVERNANCE DE LA DÉCENTRALISATION ET LES ÉLECTIONS EN PARALLÈLE, LA RECONSTRUCTION DE L’UNITÉ, LA RÉCONCILIATION NATIONALE, LE DÉVELOPPEMENT ÉQUITABLE DE TOUT LE PAYS DANS UN CADRE DÉMOCRATIQUE ET SÉCURISÉ, …).

    Bonjour,
    Merci à tous ceux qui contribuent à la recherche d’une solution durable à la crise Malienne.

    Contrairement à ce que disent les Américains et à ce que disent certains, faire des élections en laissant de côté les deux tiers du pays, qui sont occupés, constituera aussi une autre manière de diviser les Maliens donc de créer un nouveau désordre et de casser une nouvelle fois la cohésion nationale.

    Or, cette dernière prédétermine tout le reste.

    N’essayons pas de jouer au plus pressés et de se voir retarder de plusieurs mois voire de plusieurs années.

    La seule solution de sortie durable EST VRAIMENT A TRAVERS LES CONCERTATIONS NATIONALES ET LES NÉGOCIATIONS CAR ELLES PERMETTRONT LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ AINSI QUE LA RÉCONCILIATION NATIONALE TOUT EN GARANTISSANT LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Pour cela, l’ENGAGEMENT RESPONSABLE de tous les Maliens est indispensable en acceptant les PRINCIPES (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et des CONDITIONS (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du pays et laïcité).

    CES PRINCIPES, AINSI QUE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET LA LAÏCITÉ, NE SONT PAS EN CONTRADICTION AVEC LA CONSTITUTION DU MALI.

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE TOUS LES MALIENS PERMETTRA DE LES MOBILISER AUTOUR DE LA CONSTITUTION.

    Les Maliens ne doivent pas perdre de temps, ils doivent se prendre la main dans la main et lancer ces concertations nationales et ces négociations avec des ramifications régionales pour plus de représentativité.

    LE GUIDE ET LA PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATIONS POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE DE LA CRISE MALIENNE, QUE J’AI ADRESSÉS AU PRÉSIDENT ET AUX MALIENS, CONSTITUENT UN SOCLE POUR GARANTIR LA CONFIANCE NÉCESSAIRE.

    Les Maliens doivent bâtir cette confiance et la cohésion nationale induite et aller TOUS ENSEMBLE aux élections, une fois que le Nord Mali sera libéré.

    L’urgence, c’est cette libération du Nord Mali, elle libérera tout le Mali et toutes les initiatives par la suite.

    LES MALIENS DOIVENT GAGNER DU TEMPS EN PROCÉDANT DE CETTE MANIÈRE, PAR L’ORGANISATION DES CONCERTATIONS NATIONALES ET DES NÉGOCIATIONS, AU RISQUE DE TOUT RETARDER PAR L’ENLISEMENT ET LA DIVISION.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Webanassane@yahoo.com

  8. Kassin

    Crise et respect du droit, les États-Unis exigent, le Mali s’entête et l’Onu se rebiffe

    Je vais une fois de plus regarder le problème du Mali sous l’angle du droit même si je sais que dans ce pays le respect du droit et de la légalité est passé au second plan aussi bien pour les populations que pour les autorités et cela depuis belle lurette.

    En 8 mois d’analyse de la situation socio politique, économique, géo stratégique, sécuritaire et institutionnelle de la crise multiforme qui traverse le Mali de manière violente et inouïe, je crois avoir donné à travers plus de cent articles moultes propositions de solutions de sortie de crises toutes basées sur le respect de la légalité constitutionnelle.

    Et en 8 mois de crise, j’ai été traité de tous les noms d’oiseaux et le plus souvent dépeint comme étant à la solde du régime défunt ou d’un regroupement politique dissident, mais les spéculations et supputations autour de ma modeste personne ne comptent pas à l’heure où le Mali, ce pays que j’espère qu’on aime tous, est dans les profondeurs abyssales d’un tréfonds sans nom.

    Ce pays a besoin d’une fédération de toutes les énergies de tous ses fils pour relever les défis qui se dressent devant lui car dirigeants et citoyens se sont depuis trop longtemps égarés dans le faux pour espérer atteindre le bonheur absolu sans presque rien faire.

    La crise actuelle aussi complexe soit telle, est une crise de non respect de nos règles établies dans notre société (règles de gouvernance et de citoyenneté mais aussi règles de conquête du pouvoir).

    Pour la résoudre il faut qu’on accepte pour une fois de respecter les règles même si ce respect va bousculer nos habitudes, habitudes qui constituent nos tares et qui nous conduisent à nos pertes.

    En matière de règle, la constitution est la loi fondamentale du pays, et elle doit être acceptée comme telle car c’est tout un peuple qui s’est exprimé par vote pour l’adopter.

    Actuellement au Mali après la démission d’ATT nous n’avons plus de président en exercice élu au suffrage universel direct, et l’instrument juridique le plus légitime pour définir les modalités de conquête et d’exercice du pouvoir au Mali reste la constitution.

    Elle prime sur la classe politique et elle prime sur la junte militaire que je désapprouve depuis le 22 mars 2012 puisqu’elle est l’incarnation même du non respect des règles dans la société.

    Une armée et toutes ses composantes sont faites pour défendre un pays, ce n’est ni une police de la démocratie ni une institution judiciaire.

    A ce titre les soldats de la garnison de Kati ne peuvent ni être juge ni procureur de la république au moment où nous avons des institutions judiciaires sensées exercer le pouvoir judiciaire en république du Mali.

    Si celles ci n’exercent pas leur profession comme cela se doit, si justice n’est pas faite dans le pays, c’est aux citoyens de le dénoncer et les pouvoirs exécutif et législatifs (dans un système de poids et contre poids garanti par la constitution) doivent faire en sorte que les juges fassent leur travail.

    Sinon ces mêmes pouvoirs, législatif (assemblée nationale) et exécutif (président et gouvernement) seront sanctionnés lors des consultations électorales.

    Les régimes Alpha et ATT ont mal géré le pays (corruption, débâcle de l’école, abandon de l’armée malienne…) mais ils devraient être sanctionnés par les citoyens à travers leurs votes voire par la justice à travers l’ouverture d’informations judiciaires à leur encontre et non par un coup d’état, encore moins par les militaires car ce n’est pas leur rôle, leur rôle se trouve au nord.

    Pour diriger la transition politique on doit s’en tenir à notre loi fondamentale et non aux conclusions de concertations nationales qui n’auront jamais autant de participants que le nombre de maliens qui ont voté la constitution de 1992.

    Pour le respect de cette même constitution nous devrons aller aux élections pour donner plus de légitimité au pouvoir exécutif (c’est un secret de polichinelle que le pouvoir de Dioncounda Traoré n’est reconnu par presque la moitié des maliens alors il le tient de la constitution).

    Mais ces élections en temps d’occupations des régions du nord posent le problème de la participation de nos compatriotes du nord.

    En même temps pour les libérer du joug des islamistes, nous n’avons pas une armée capable de le faire pour des raisons que chacun connait.

    Si nos partenaires internationaux qui doivent nous aider à récupérer le nord exigent les élections en échange de leur pleine participation dans la reconquête du nord nous devrons le faire sans hésiter car mieux vaut récupérer le nord avec un président élu par 90% des maliens que ne jamais le récupérer avec un président intérimaire dans une transition de chamailleries.

    Voilà la solution mère au problème du nord du Mali, mais elle a pourtant été balayée d’un revers de mains par les maliens, dans un sursaut de faux orgueil du genre de cet élu de Gao « Si le Mali va aux élections sans le nord je ne serais plus malien ».

    Mais mon cher, si le Mali ne récupère pas le nord tu seras élu où désormais?

    Absurde attitude malienne qui laisse pantois nos amis américains qui sont pourtant les seuls à mettre aux pas et algériens et l’Onu pour faire la guerre au nord et récupérer nos terres, et ils ont largement les moyens pour cela.

    Et les états-unis sont suffisamment amis avec le Mali pour ne pas se laisser prendre dans le jeu trouble et débile des touareg pour mettre à mal notre intégrité territoriale.

    Mieux ils ont une aversion totale du terrorisme et de l’islamisme puisqu’ils savent de quoi il s’agit, l’épisode de l’ambassade américaine de Libye après la sortie d’un film sur Mohamed, PSL, est là pour nous édifier.

    Donc mais chers amis, élections de pouvoirs légitimes au Mali et reconquête des régions du nord sont intimement liées et le Mali ne peut pas indéfiniment donner le mauvais exemple d’un pays qui régresse démocratiquement et espérer avoir toute la communauté internationale aux petits soins à son chevet (coopération financière, diplomatique et militaire).

    Nous devrons accepter les règles de la démocratie et abandonner l’opportunisme et le vagabondage politique et militaire (Copam, Mp22, IBK 2012, Yerewoloton, Cnrdre…) pour reconquérir le nord, et traduire devant la justice tous ceux qui ont abusé de la république et du Mali (anciens régimes et nouveaux voyous).

    C’est cela le droit chemin et pas autrement et c’est cela qui est demandé par les américains.

    Ceux qui s’y opposent sont seulement tentés de s’éterniser dans les eaux troubles de cette transition incrédule pour leurs seuls desseins (soldats de Kati ,CMD et consorts et tous leurs supporteurs) et non pas la cause du Mali, encore moins ses régions nord sous occupation.

    Le Mali n’a rien à gagner dans cette transition, le Mali n’a rien à gagner dans des concertations ennuyeuses et coûteuses sachant qu’elles ne feront rien pour démultiplier les capacités opérationnelles de l’armée malienne car ce ne seraient que des guerres de positionnement et des querelles de chiffonniers pour rallonger la transition politique et voler sous une autre forme les maliens et rien d’autres.

    Donc je m’oppose catégoriquement aux « concertations nationales » comme je me suis toujours opposé au coup d’état du 22 mars 2012 puisque les deux sont sources de crises institutionnelles, les deux sont anticonstitutionnels, les deux enfoncent le Mali dans la crise au lieu de le sortir de l’ornière, les deux sont des voies sans issue.

    Le Mali n’a pas de problème de système politique ni de problème de textes juridiques, mais nous avons un problème d’application des textes et un problème d’hommes intègres et totalement dévoués pour le pays.

    Et cela est ressenti jusqu’à l’Onu, c’est pour cela qu’elle hésite et regarde par plusieurs fois ce dossier malien pour ne pas être comptable d’une quelconque faute de droit malgré l’imminence de la menace islamiste qui va largement au delà du Mali et des maliens.