Intervention militaire dans le nord : Les fourberies d’Alger

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L’Algérie continue de s’opposer à une intervention armée dans le nord du Mali, contrairement aux vœux du monde entier. Le grand voisin du nord a en effet beaucoup à perdre avec un septentrion sécurisé et débarrassé des groupes armés qui le contrôlent présentement. Voici pourquoi.

 

ministre intérieur de l’Algérie

Jeudi dernier, dans une interview accordée à un journal francophone d’Algérie, le ministre algérien de l’intérieur a déclaré que la présence de groupes islamistes armés dans le nord malien ne représente pas une menace et un risque de déstabilisation dans le Sahel a fortiori dans le reste du monde. Autrement dit, malgré l’activisme d’Ansar Eddine, du Mujao et d’Aqmi, le nord du Mali ne serait jamais une Afghanistan. Au même moment, Iyad Ag Ghaly, le gourou d’Ansar Eddine, qui avait envoyé une délégation de son mouvement à Ouagadougou pour y faire des déclarations floues et sans contenu, se trouvait à Alger où il aurait pris langue avec les autorités. Pour négocier quoi ? Leur protection contre Aqmi et Mujao? Leur opposition à une intervention d’une force multinationale dans le nord? Pour préparer une contre-offensive? Les trois éventualités sont possibles pour certaines raisons.

Iyad Ag Ghaly, c’est connu, n’est pas plus islamiste que le Pape. Alors il est prêt à se démarquer de ses alliés intégristes s’il avait des propositions concrètes. Ses émissaires à Ouaga, sans aller outre, ont déclaré qu’ils étaient contre toute forme de terrorisme et d’extrémisme. Les terroristes et extrémistes d’Aqmi et du Mujao ont certainement dû en prendre compte, et ne tarderont pas à réagir. Iyad Ag Ghaly pourrait donc être en Algérie pour s’y réfugier et demander la protection de ses hôtes.

Ce voisin du nord n’a jamais caché sa réticence à une intervention étrangère au sud de son pays. Depuis le début des années 1990, l’Algérie a contribué à faire du nord malien un no man’s land, par la signature sous son égide de plusieurs accords entre les autorités maliennes et les groupes rebelles. Des accords dont le but est de nettoyer cette zone de toute présence militaire.

Le premier a été signé à Tamanrasset, en Algérie, le 06 janvier 1991. Cet «Accord sur la cessation des hostilités», signé entre le gouvernement malien du général Moussa Traoré et le Mouvement populaire de l’Azaouad d’Iyad Ag Ghaly (flanqué du Fiaa) stipule en son article 7 que les forces armées maliennes procéderont à un allègement progressif de leur dispositif dans les 6ème et 7ème régions. Pour certaines raisons, cet accord n’a pas mis fin à la rébellion. Le général Moussa Traoré une fois déchu, c’est Amadou Toumani Touré qui va promulguer le Pacte national, le 11 avril 1992. Ce deuxième accord, «Pacte national consacrant le statut particulier du nord», stipule également, titre II, chapitre 7 B, qu’il sera procédé à un allègement substantiel, graduel et approprié des forces armées actuelles dans le nord de sorte à aboutir à leur retrait majoritaire. Mais si ATT est l’auteur d’une telle hérésie, c’est le président élu, Alpha Oumar Konaré, qui aura la charge de la mise en œuvre du Pacte national.

Une mise en œuvre imparfaite et partielle car elle va déboucher à une troisième rébellion, le 23 mai 2006, essentiellement dans la région de Kidal, par des officiers et hommes de rang déserteurs des forces armées et de sécurité. Soucieux de ne pas voir cette rébellion prendre de l’ampleur et s’étendre aux autres régions du nord, entrainant du coup l’intervention des forces armées et de sécurité du Mali dans un nord abandonné par elles, ces mêmes officiers algériens ont poussé les rebelles à signer un accord de cessation des hostilités en échange, entre autres, d’un vaste programme de développement intégré de la région de Kidal.

Cette insurrection cessera à la suite de l’ «Accord d’Alger » signé le 04 juillet entre les autorités maliennes et le Mouvement démocratique du 23 mai de l’ancien député Ag Bibi. En son titre III, article 3, il exige la poursuite du processus de délocalisation des casernes militaires dans les zones urbaines, conformément aux dispositions du Pacte national.

Ces différents documents, notamment les deux premiers, contiennent deux exigences fondamentales: l’intégration des ex-combattants des mouvements et fronts unifiés dans les corps en uniforme et, surtout, la démilitarisation des régions du nord.

Des officiers supérieurs algériens ont beaucoup à gagner dans un nord démilitarisé où, de connivence avec des relais locaux, ils ont développé une véritable industrie criminelle et mafieuse. Sur fonds de trafic de drogue et d’armes, de contrebande de plusieurs produits prohibés. Mais aussi, le nord malien a servi à ces officiers de bases arrières pour la formation de différents Gia (Groupes islamistes de l’Armée) créés, manipulés et instrumentalisés par les différentes factions des forces de défense et de sécurité algériennes pour entretenir la guerre civile et le terrorisme dont une clique de généraux ont fait leur fonds de commerce doré.

Renseignés comme ils sont, ils ne peuvent pas ignorer la menace que constituent les groupes armés dans le nord malien. D’autant plus qu’Aqmi notamment est une organisation algérienne, constituée essentiellement d’Algériens, issue du Gia (Groupe islamique armé) reconverti en Gspc (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) avant de faire allégeance à Al Qaëda.

Aujourd’hui encore comme en 2006, des faucons algériens ne veulent pas du retour des forces armées et de sécurité dans le nord, surtout que ce retour se fera par une intervention de forces multinationales. Il est donc tout à fait normal qu’ils donnent de la voix pour fustiger la présence de troupes nationales et internationales dont personne ne peut prévoir la durée, parce que c’est mauvais pour le business.

Mais ce que ces Algériens doivent savoir, c’est que le nord ne sera jamais plus comme avant. Alors il n’est plus question pour les autorités de signer n’importe quoi afin de préserver la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.

Cheick Tandina

SOURCE:  du   12 nov 2012.    

100 Réactions à Intervention militaire dans le nord : Les fourberies d’Alger

  1. veridique

    l’Algerie, un pays terroriste et de terroristes qu’il faut ignorer comme on est entrain de la faire. Que Alger le veuille ou non, nos frères afriçains viendront nous aider contre les terroristes d’enfants qu’elle a enfanté et qu’elle a mal éduqué. Qu’lle le veuille ou non, l’UE, les USA et tous les pays de bonne volonté prendront pied au nord Mali. Et plus jamais, il ne sera permis a aucun irresponsable malien de venir signer n’importe quoi au nom du peuple en faveur des voyous protogés par Alger.

  2. maroco.1

    L’Algérie des géneraux est en train de jouer un jeu dangereux, pour mettre le Mali à genoux elle veut éviter que d’autres puissances ne lui prennent la vedette, elle veut faire le beau et mauvais temps à sa guise,ce serait une erreur de suivre le conseil des algériens car c’est tout simplement un piège.Depuis quand on négocie avec des voleurs de pays,des mercenaires encore à la solde du régime algérien qui les a crée de toute pièce, l’Algérie était dans tous les mauvais coups, rappelez-vous qu’ils ont protégé les Khaddafi, envoyer avec leurs avions les mercenaires du polisarios combattre contre le peuple libyens.Non croyez moi, la solution durable est une coalision des amis du Mali et des Maliens pour libérer le nord et d’anéantir une fois pour toute les bases de ces terroristes mais surtout de les poursuivre jusqu’au nid et je ne serait pas étonner qu’on les suivra jusqu’à TINDOUF en ALGERIE

  3. mustapha

    Allez au DIABLE

    les peuples morocains , algeriens et tunisiens sont des freres de sang et de religion. Rien ne pourra defaire les liens qui unissent les 3 peuples .(maroc , algerie, tunisie)
    Les autres pays de la sous région ne pourront rien changer a notre histoire millenaire entre les 3 pays du maghreb.(arabe et berbere)
    vous pouvez aboyer comme des chiens , vous roulez dans la merde comme des singes , nous vous meprisons. vous etes des laches , vous faites honte à toute l’afrique noire . vous allez connaitre le sort du soudan , c’est à dire la partition entre le nord touareg et le sud noir bantou.
    Quant à l’algerie , elle doit fermer sa frontiere SUD , et rompre ses relations diplomatiques et economique avec le « mali »
    rien a foutre de vos problemes , aucune goutte de sang de nos soldats ne sera versé pour des laches de la pire especes.
    battez vous ou crever comme des laches mais laissez en dehors de votre merde , l’algerie.

    • veridique

      :lol: :lol: …. on est des laches et on le sait, mais on ne va pas creuver. Des gens de bonne volonté de l’UE viendront former nos femmellettes de militaires maliens guelards , qui se cahent sous les pagnes de leur femme au premier coup de fusil, pour en faire des hommes Inchallah. Nous ne désespérons pas que Dieu lèvera la malédiction qu’il a mis sur le Mali et qu’il fera payer l’obscure , l’inutile , l’inintélligent, le raté , voleur soulard cpt Amadou Degaulle sanogo, guelard en chef de la republique de Kati. Quant à Algerie, mères de tous les terroristes et d’enfants ratés qui ont pris le nord Mali, nous ne lui demandons rien si ce n’est de fermer ces frontières avec son petrodollar et de nous foutre la paix! on ne va jamis negocier avec ces protegés de terroristes!