La décentralisation et l’Accord pour la Paix au cœur des débats à Tombouctou

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A son initiative, le Conseil Régional de Tombouctou a été l’hôte, du 28 au 30 janvier, de trois journées de concertation sur les enjeux du renforcement de la décentralisation et de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, sous la présidence du Ministre de la Réconciliation Nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed.

Ces journées de concertation ont rassemblé environ 250 participants parmi lesquels le représentant du ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat, les députés élus de la région de Tombouctou, les représentants de la CMA et de la Plateforme, le président du Conseil Régional, les autorités administratives, les représentants du Conseil Régional de la Jeunesse, les représentants des réfugiés de la Mauritanie et du Burkina Faso, les leaders religieux, traditionnels et communautaires dont certains venus des différents cercles.

L’objectif de ce premier événement depuis la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin de la même année, vise à « formuler des recommandations pour permettre un retour à la stabilité dans la région, à travers le renforcement des institutions de l’Etat », a expliqué le Président du Conseil Régional, Mohamed Cissé Ibrahim. Celui-ci a souhaité que « cet espace fécond d’échanges avec des experts » soit utilisé pour « amorcer le développement qui ne peut se bâtir que sur la paix et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation ».

A cet égard, durant les trois jours, les participants à la concertation ont travaillé en trois groupes. Ils se sont penchés sur les questions politiques et institutionnelles liées à la réorganisation territoriales de Tombouctou; la défense, la sécurité et la Justice ; le développement économique, l’action humanitaire et le retour des réfugiés.

La sécurisation: un défi majeur à relever

Le Secrétaire Général du MAA, prenant la parole au nom des groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix, Brahim Ould Sidatti, a pour sa part, souligné l’importance du renforcement des liens de cohésion sociale au sein de la population et du dialogue entre les différentes structures régionales. Ce, pour « aboutir à la fin de la période transitoire consacré par l’Accord de paix et à l’avènement d’une forme de gestion du terroir », a-t-il exprimé.

Préoccupation majeure au niveau de la région de Tombouctou, l’insécurité a entaché l’ouverture de cette initiative, par une attaque perpétrée au quartier d’Abaradjou contre un véhicule de ravitaillement des FAMa, se dirigeant vers un point de contrôle. Un énième acte lâche et sourdine qui a tué un élément de l’armée malienne et fait deux blessés dans ses rangs. Cet incident déplorable a inspiré M. B. Ould Sidatti pour demander l’ajout de la “sécurisation” aux trois thématiques de réflexion. « L’incident d’aujourd’hui est un défi que les bandits nous lancent. (…) Nous ne pouvons pas nous laisser faire. Nous allons tous nous mettre ensemble pour relever le défi de l’insécurité dans notre chère région », a-t-il martelé.

Dans son allocution, le Ministre de la Réconciliation Nationale a salué l’initiative qui selon lui, « témoigne de l’engagement des acteurs à avancer vers la paix, la sécurité et la stabilité dans les régions du Nord ». M. Zahabi a annoncé la tenue de séances similaires dans la région de Kidal du 17 au 20 février prochain. Il a expliqué que le gouvernement malien a enclenché le processus de décentralisation afin de permettre aux populations de prendre en charge les affaires régionales et locales. « Renforcer l’Etat est indispensable à une décentralisation effective », a-t-il ajouté.

Plus loin, M. Zahabi dit comprendre difficilement que la situation sécuritaire se dégrade en dépit de la présence des forces de la MINUSMA et de l’Armée malienne. Toutefois, il a appelé la population à apporter sa collaboration à ces forces pour aider à identifier les auteurs des actes de banditisme jusqu’à ce que les patrouilles mixtes puissent démarrer.

Le Secrétaire Général du MAA, prenant la parole au nom des groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix, Brahim Ould Sidatti, a pour sa part, souligné l’importance du renforcement des liens de cohésion sociale au sein de la population et du dialogue entre les différentes structures régionales. Ce, pour « aboutir à la fin de la période transitoire consacré par l’Accord de paix et à l’avènement d’une forme de gestion du terroir », a-t-il exprimé.

Préoccupation majeure au niveau de la région de Tombouctou, l’insécurité a entaché l’ouverture de cette initiative, par une attaque perpétrée au quartier d’Abaradjou contre un véhicule de ravitaillement des FAMa, se dirigeant vers un point de contrôle. Un énième acte lâche et sourdine qui a tué un élément de l’armée malienne et fait deux blessés dans ses rangs. Cet incident déplorable a inspiré M. B. Ould Sidatti pour demander l’ajout de la “sécurisation” aux trois thématiques de réflexion. « L’incident d’aujourd’hui est un défi que les bandits nous lancent. (…) Nous ne pouvons pas nous laisser faire. Nous allons tous nous mettre ensemble pour relever le défi de l’insécurité dans notre chère région », a-t-il martelé.

Dans son allocution, le Ministre de la Réconciliation Nationale a salué l’initiative qui selon lui, « témoigne de l’engagement des acteurs à avancer vers la paix, la sécurité et la stabilité dans les régions du Nord ». M. Zahabi a annoncé la tenue de séances similaires dans la région de Kidal du 17 au 20 février prochain. Il a expliqué que le gouvernement malien a enclenché le processus de décentralisation afin de permettre aux populations de prendre en charge les affaires régionales et locales. « Renforcer l’Etat est indispensable à une décentralisation effective », a-t-il ajouté.

Plus loin, M. Zahabi dit comprendre difficilement que la situation sécuritaire se dégrade en dépit de la présence des forces de la MINUSMA et de l’Armée malienne. Toutefois, il a appelé la population à apporter sa collaboration à ces forces pour aider à identifier les auteurs des actes de banditisme jusqu’à ce que les patrouilles mixtes puissent démarrer.

Les membres de la concertation ont formulé des recommandations pour, notamment, appuyer la mise en œuvre de l’accord pour la paix au niveau régional. Dans l’ensemble, les participants ont insisté, entre autres, sur la nécessité de (d’):

–       appliquer strictement l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale comme étant une priorité pour le gouvernement et les parties signataires;

–       créer des démembrements du CSA dans les régions, de rendre effectif le désarmement et de démarrer sans délai les patrouilles mixtes;

–       redécouper la région sur le plan territorial et administratif pour permettre, d’une part, une plus grande représentativité des différentes composantes du nord au niveau national et d’autre part, assurer une meilleure présence des services administratifs et sociaux de base sur l’ensemble du territoire;

–       accélérer la mise en place des autorités de transition ainsi que la tenue des élections locales et régionales simultanément sur l’ensemble du territoire;

–       intégrer le plan de relance économique de la région dans les programmes de développement des collectivités territoriales.

Ces propositions ont aussi concerné la réorganisation de la sécurisation, la lutte contre le banditisme et le terrorisme, le rétablissement de la confiance entre les communautés et les forces armées, l’identification des initiatives locales visant à réduire les tensions intercommunautaires et, la création de conditions pour le retour des réfugiés et des déplacés internes.

De son côté, le nouveau directeur régional de l’Agence pour le développement de Tombouctou, institution nouvellement créée par l’Accord, a exprimé sa satisfaction de commencer son mandat avec « ce nouvel élan de cohésion empreint de l’engagement des parties, de la population à concrétiser l’Accord pour la paix et le développement économique de la région », a déclaré M. Ousmane Traoré.

Quant à la MINUSMA, son rôle est d’appuyer le gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de cet accord, conformément à la résolution 2227 du conseil de sécurité. Cependant, « il n’en demeure pas moins que la première garantie de l’accord réside dans la sincérité, la bonne foi, l’engagement des parties  signataires à assumer le contenu de l’Accord et, à œuvrer à la mise en œuvre de l’ensemble de ses dispositions dans l’intérêt de la réconciliation de leurs pays », a avancé Guillaume Doh, officier des Affaires politiques au bureau régional de la MINUSMA à Tombouctou.

Au terme de cette rencontre, le Conseiller technique du Ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat a remercié la MINUSMA pour son appui technique et logistique. M. Bakary Bagayoko a également exprimé sa gratitude à l’endroit de l’organisation non-gouvernementale Pro médiation qui a financé partiellement les trois journées et, des autres partenaires techniques qui ont pris activement part aux ateliers

La Minusma

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