L’Accord d’Alger au centre d’une conférence-débat animée par le Coordinateur de l’Opération “M’Bé Mali fé ” : ” Ne laissons pas les autres nous imposer leur narcoterrorisme… ” Ismaïl Sacko dixit

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psdaL’Accord signé le 1er mars entre le Gouvernement et la plateforme des mouvements républicains était au cœur d’une conférence-débat qui a réuni au cours du week-end des acteurs politiques et  des organisations de la société civile autour de Ismail Sacko,  Coordinateur de l’Opération  ” M’bè Mali fè “, une dynamique citoyenne qui s’est résolument engagée pour l’unité nationale et la cohésion sociale et qui s’est nettement affichée aux côtés du président Ibrahim Boubacar Kéïta pour la restauration et la consolidation de la paix. Aussi, pour l’étape de Sikasso, une forte délégation comprenant la présidente des femmes de l’Opération ” M’bè Mali fè “ Mme Diop, du représentant de l’UJMMA, Issa Traoré, celui du CNJ, de la représentante de la CAFO, du Récotrade, a  accompagné la délégation en troisième région. Elle a été rejointe à Sikasso par le Secrétaire général de la section Rpm Ousmane Koné non moins ministre de la santé et son adjoint Mamadou Tangara, maire de la Commune urbaine de Sikasso.

Dans la salle de l’ex-IER, remplie comme un œuf,  le Coordinateur Ismaïl Sacko a développé les grandes lignes de l’Accord d’Alger. La crise politique et sécuritaire que notre pays traverse, précise-t-il, nécessite une certaine écoute, un engagement patriotique et une solidarité nationale sans faille entre les fils du pays.  Il ajoute que le paraphe de l’Accord d’Alger par les autorités engage et prouve à suffisance la forte volonté politique au plus haut niveau afin de réunir les conditions de la stabilité, de la cohésion et de la prospérité. Convaincu qu’il n’y  a aucune alternative  à la paix et qu’aucun sacrifice  n’est de trop pour y parvenir, le Coordinateur de l’Opération a estimé que ”  notre peuple doit anticiper et travailler ensemble pour rassurer et convaincre  les plus sceptiques “. S’agissant du concept ” Azawad “, il a voulu dépassionner le débat en indiquant que ”  nous n’avons pas à avoir peur de cette expression qui ne recouvre aucune connotation politique ” et que cela ne saurait en être le cas au motif que le dernier mot revient au peuple. Cet Accord n’est pas en déphasage  avec la Constitution malienne, a insisté le conférencier. Pour preuve, le pouvoir au président de région, un pouvoir légitime conforme à la volonté de nos concitoyens, un pouvoir décentralisé  favorable à une meilleure gestion de nos collectivités et cela en rapport avec le représentant de l’Etat. Ismaïl Sacko qui a exhorté les uns et les autres à plus de vigilance a déclaré que pour  pérenniser les acquis issus de l’application de l’Accord d’Alger, il urge d’équiper et former notre armée pour qu’elle puisse faire face à sa mission.

Il a expliqué que le chef de l’Etat accorde une importance particulière à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes en uniforme. Comme en témoigne la loi de programmation militaire.

ABDOULAYE DIARRA

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