Le duo Iyad et Fagaga en Algérie, pour quoi faire ?

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Le duo Iyad et Fagaga en Algérie, pour quoi faire ?

Le moins que l’ont puisse dire est donc que la tension a atteint des proportions inquiétantes. Les insurgés ont voulu clairement signifier que leur patience a des limites face à ce qu’ils ont qualifié de «lenteur de l’administration militaire».

Cette impatience a été prise très au sérieux par le médiateur algérien qui a en conséquence fait venir à Alger les chefs des insurgés. Il s’agit d’Iyad et de Fagaga. De sources proches de la diplomatie algérienne, c’est pour les ramener à la raison.

 
Pour quoi faire ?

Les autorités maliennes ont vite fait de penser que les chefs rebelles en faisaient trop. D’ailleurs, selon des sources proches de la partie malienne, Fagaga coté Algérie et Bahaga, coté Mali ont été surpris en train de sensibiliser la population Touareg sur ce qu’ils ont appelé «la mauvaise foi manifeste des autorités maliennes». Les deux chefs des insurgés auraient même entrepris de dénoncer des dispositions pertinentes de l’Accord d’Alger, comme par exemple, le concept d’un Mali un et indivisible, le respect de l’intégrité territoriale ainsi que l’option des deux parties pour la paix et le développement. Il suffit, en effet, de visiter quelques uns de leurs sites Internet pour se rendre compte que l’irrédentisme, les prétentions des insurgés sur cette partie du Mali sont restés intacts.

Dans ce qu’on peut considérer comme des tournées de prises contacts avec la population, les chefs rebelles seraient donc allés plus loin que le contenu de leurs revendications consignées dans la correspondance qu’ils avaient adressée au médiateur. Ils demandaient dans cette correspondance, aux allures d’ultimatum, la satisfaction de trois points qu’ils considèrent comme un préalable à leur présence dans le Comité de suivi. Premièrement : «La suppression des postes de contrôle», deuxièmement : «Le départ des renforts dépêchés à Kidal conséquemment aux évènements du 23 mai», troisièmement : «La suppression des recrutements en cours» et quatrièmement : «La libération des personnes détenues suite aux évènements du 23 mai».

Ils avaient fait de ces quatre points un préalable à leur participation au Comité de suivi qui regroupe la partie malienne, les insurgés et le médiateur. Ce dernier a donc fort à faire au moment où les insurgés du 23 mai menacent de claquer la porte du Comité tant que ces quatre points ne sont pas satisfaits.

Belco TAMBOURA
 
 
Enrôlement des jeunes Touareg à Kidal :Les femmes de militaires marchent pour dénoncer la ségrégation

es épouses de militaires ont manifesté ce 1er Septembre 2006 à travers la ville de Kidal, pour exprimer leur ras-le-bol et leur exaspération, après le recrutement dans les rangs des forces armées de jeunes touaregs, au détriment d’autres enfants de la ville. Au cours d’une marche qu’elles ont organisé et qui avait pour destination le PC opérationnel de la ville de Kidal, les épouses de militaires ont crié à l’injustice. Par la même occasion, elles ont dénoncé le caractère sélectif et partial du recrutement.

Après les événements du 23 mai, les autorités ont lancé une vague de recrutement de jeunes dans les rangs des forces armées. Cet enrôlement dont la région de Kidal a de tout temps bénéficié, depuis la signature du Pacte de 1994.

La particularité du présent recrutement relève du fait que les enfants de militaires qui avaient passé les visites préliminaires n’ont pas été retenus sur la liste des recrues et futurs militaires. Ces enfants, indique notre source, ne souffrent d’aucun handicap de nature à les empêcher d’être retenus. Alors que, nous apprend-on, le recrutement au sein des unités des forces armées n’avait jamais revêtus, avant les événements du 23 mai, un caractère sélectif. Très remontées et au bord de l’effondrement, ces femmes ont, en présence du commandant du PC opérationnel, le colonel Gamou, exigé que justice soit faite. Mieux, elles ont demandé à ce que leurs enfants soient traités de la même façon que les touaregs de Kidal.

Les responsables militaires ont-ils promis de rectifier le tir au prochain recrutement.

  1. DIARRA
 
Un débordement de militaires évité de justesse

Une panique s’était emparée de la ville de Kidal à l’annonce de la marche des épouses de militaires vendredi dernier. Une panique qui s’est davantage amplifiée jusqu’au niveau de la hiérarchie militaire de la ville. Certains époux ayant pris fait et cause pour leurs épouses avaient envisagé de marcher en compagnie de celles-ci. La menace prise au sérieux a été vite maîtrisée. C’est ainsi que toutes les autorités administratives et militaires avec à leur tête, le gouverneur Ag Illyène et le Commandant militaire de la région, le colonel Gamou se sont donnés à un véritable exercice d’explication et de conciliabule auprès des uns et des autres. Une véritable pédagogie leur a permis de faire baisser la tension et de dissuader les hommes de tenus de prendre part à la marche aux côtés de leur douce moitié.

  1. DIARRA
 

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