Le Premier ministre veut négocier avec les bandits armes : La honteuse capitulation de Cheick Modibo Diarra

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En décidant, contre la volonté souveraine du peuple malien, d’engager des négociations avec les bandits armés du MNLA et d’Ançar Eddine, sous le prétexte méprisable qu’ »il s’agit de Maliens comme tout le monde », Cheick Modibo Diarra fait preuve de son ignorance manifeste de tout le processus qui a abouti à la création de la République du Mali en 1960, et s’engage dans une aventure périlleuse face à l’Histoire.

 

Cheick Modibo Diarra PM

Comme un mépris vis-à-vis des familles victimes du massacre d’Aguelhok et des exactions commises ces derniers mois au nord, un ballet diplomatique se renforce entre Ouagadougou, le Nord et Bamako. Objectif : engager sous l’égide du président du Faso les premières discussions avec les émissaires du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et d’Ançar Eddine pour une sortie de crise.

En clair, tout comme le médiateur Blaise Compaoré, les autorités de la transition malienne semblent prendre l’option du dialogue avec les bandits armés, responsables des viols, des vols, des exactions sur les civils, et la destruction des biens du patrimoine mondial à Tombouctou.

Le pas a été franchi ce dimanche par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, qui a capitulé après sa rencontre avec le président du Faso. En déclarant à la presse que « le dialogue est absolument nécessaire », le chef du gouvernement a en rajouté à la honte du peuple malien, et assumera une lourde responsabilité face à l’Histoire.

 

Le discours de la capitulation

Face à une telle aventure des autorités maliennes, aussi méprisable qu’irresponsable face à la confiance du peuple, les Maliens doivent taper du poing sur la table. L’exemple de nos compatriotes de France doit impérativement nous interpeller. Dans une mobilisation aussi salutaire que courageuse à Paris, ils ont dit « non » à la capitulation face au diktat de la minorité touareg contre l’intégrité territoriale du Mali et « oui » à la laïcité de la République du Mali face au prétentieux discours d’Iyad Ag Ghaly d’imposer la « charia » dans la région de Kidal.

Au moment où les Maliens se mobilisent à Paris, Bamako semble se plaire dans les guerres politiques et les batailles de positionnement en vue de farfelues concertations nationales prévues lundi prochain. Seule l’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS) semble prendre son courage en deux mains, en disant « non » aux aventures de Cheick Modibo Diarra et du président du Burkina Faso.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi, le regroupement de l’ancien Premier ministre Soumana Sako dénonce la médiation conduite par le médiateur de la Cédéao. Selon l’ADPS, les négociations avec les bandits armés ne visent qu’à remettre en selle les séparatistes du MNLA et les terroristes d’Ançar Eddine (face masquée d’Aqmi).

Négocier avec des bandits armés, c’est, selon l’ADPS, « donner un blanc-seing à des déserteurs et à des criminels qui ont sur la main le sang de centaines de civils et de militaires maliens, en plus des crimes de guerre liés à la destruction sans cause de sites culturels et de symboles historiques ».

En clair, pour les amis de Soumana Sako, toute négociation consacre l’humiliation pour le Mali. Car, il traduit la volonté de « travestir la nature de la rébellion armée conduite par un groupuscule minoritaire en la présentant comme un conflit opposant les populations du Nord du Mali à celles du Sud ».

Indignez-vous peuple malien !

Ce ras-le-bol du regroupement de Soumana Sako intervient quelques jours après la sortie d’un autre mouvement, non moins important Association « Vert-Jaune-Rouge » contre tout projet de négociation avec les groupes armés. Selon ce regroupement, il n’y a pas de différences entre MNLA, Mujao, Ançar Eddine et Aqmi.

Resté sourd à ces différents appels du peuple malien, Cheick Modibo Diarra a pensé dimanche à Ouagadougou que « la négociation est absolument nécessaire ». Une déclaration de la honte de la part de quelqu’un qui, à Ségou en mai dernier, a tenu un discours que les Maliens voulaient entendre : celui laver l’affront du carnage et des tueries sauvages perpétrés sur nos soldats et nos compatriotes civils du Nord.

En son temps, nous avions a eu raison d’attirer l’attention du peuple sur le caractère démagogique de ce discours. Sept mois après, les derniers événements semblent nous donner raison dans notre position que Cheick Modibo ne peut permettre au Mali de recouvrer dignement l’intégrité de son territoire.

Le peuple malien n’a donc pas de choix : face à l’obsession du Premier ministre de faire le jeu du médiateur Blaise Compaoré, il doit dire « non » à la capitulation. Ouvrez les yeux peuple malien, et indignez-vous du diktat des décideurs !

Issa Fakaba Sissoko

 

SOURCE:  du   21 nov 2012.    

40 Réactions à Le Premier ministre veut négocier avec les bandits armes : La honteuse capitulation de Cheick Modibo Diarra

  1. De grâce, le Mali n’a pas le choix. C’est imposé par la communauté internationale, le complot international déclenché par SARKO.

  2. Visus_Mali

    Cheick Modibo Diarra est le symbole de l’inconstance et de la honte pour le Mali. Il y’ aune chose que les gens ne remarquent pas assez, chaque fois qu’il voyage il est accompagné de Sadio Lamine Sow ( ancien ministre des AE), de Amadoun Touré ( ancien ministre de la communication) au mépris du ministre Tieman Hubert Coulibaly qui a les prérogatives de la diplomatie malienne, domaine reservé du président de la république et non du premier ministre. En tant que premier ministre il est entrain lui-même de promouvoir le clanisme, il n’a jamais accepté l’arrivée des nouveaux ministres. Vous savez pourquoi il veut négocier? Sadio Lamine Sow, l’espion de Blaise Compaoré auprès de ce bouffon, le presse pour qu’il accepte les négociations de la honte de son mentor (à Sadio). Il accepte pourvu que Blaise plaide pour qu’il soit candidat à la présidence malgré le niet categorique de la CEDEAO. Cet homme (CMD) est indigne de la confiance du peuple malien,il a trahit à maintes reprises. Au lieu de s’activer pour que les armes du Mali soient à Bamako, au lieu de faire des voyages à Conakry pour debloquer ces armes car la CEDEAO a donné son feu vert, cet bouffon de premier sinistre court à Ouaga pour y consacrer la honte du Mali. Je le repète il est indigne de representer le Mali à ce niveau. Seul Zoumana Sacko, en vrai patriote en vrai politique, parle de ce que le peuple malien veut. Les autres: IBK, Mountaga, Choguel, Soumaïla, sont là en passant seulement à un poste, ce sont des profiteurs du Mali!!! Moi ma conscience est faite aujourdhui que seul Zoumana Sacko est digne de representer le Mali, pas ces farfelus de politiciens vereux et corrompus jusqu’aux os. Maliens patriotes, nostalgiques de notre dignité d’antan, prenez Zoumana Sacko comme votre sauveur, en plus de l’économie, il a l’etoffe d’un homme d’état digne de confiance.

  3. Kassin

    Crise, nation et pouvoir: le Mali qui s’affaisse.

    Au moment où le combat de coq s’estompe entre le Mnla et le Mujao à Ménaka, Romano Prodi, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahel estime à septembre 2013 la date d’une éventuelle intervention militaire étrangère au Mali.

    Diversion ou réelle estimation?

    En tout cas, ce délai grand format contraste avec les accélérations des événements politiques, diplomatiques et militaires des dernières semaines qui se sont achevés à Abuja le 11 novembre 2012 par l’adoption d’un « concept d’opération » devant être défendu à l’Onu par les pays africains en faveur d’une action militaire étrangère au nord du Mali.

    Par ailleurs l’union européenne, en posant quatre conditions au Mali, pour reprendre la plénitude de sa coopération avec le Mali, emboîte le pas aux États-Unis d’Amérique pour ce qui est le respect de la légalité constitutionnelle au Mali.

    Elle posent comme conditions, entre autres, l’organisation des élections et la mise à l’écart des putschistes du 22 mars dans l’exercice du pouvoir transitoire pour bénéficier de la plénitude de l’aide européenne.

    Les maliens à travers CMD et ses gouvernements de copains familiaux, Dioncounda Traoré et les membres du Cnrdre ne cessent de défier américains et européens pour saboter chaque jour la légalité constitutionnelle au Mali et faire la promotion de l’illégalité militaire et civile à travers la carte blanche donnée à l’organisation illégale qu’est le Cnrdre, ses membres et ses partis et associations politiques supporteurs, dans la conduite des affaires de la transition politique au Mali.

    Leur dernière trouvaille, ce sont les « concertations nationales » ou sa mascarade qu’ils veulent substituer à notre constitution pour diriger le Mali dès le 26 novembre 2012, au moment même ou tout le monde s’active pour aider le Mali, malgré la panne de légalité constitutionnelle déjà inquiétante dans le pays.

    C’est un véritable pied de nez à tous ceux qui aspirent à voir un Mali démocratique.

    Du coup notre pays, avec les souffles du chaud et du froid des dirigeants de la transition politique, n’est plus crédible au yeux de nos partenaires européens et américains.

    C’est pour cela qu’ils nous la jouent eux aussi à l’envers, en nous imposant la négociation contre nature avec les criminels du Mnla, qu’ils savent non sérieux et non crédibles également.

    Mais entre nous quelle est la différence entre non crédible et non crédible?

    Franchement rien!

    Donc le Mnla requinqué par ces appels à négociation a commis l’erreur aussi arrogante que fatale de s’attaquer au Mujao, c’est à dire son grand frère et le résultat n’est pas du tout beau à voir: un véritable carnage à Ménaka, un peu comme Aguelhoc élevé à la puissance deux.

    Blaise Compaoré se prend trop au sérieux avec ces guignols du Mnla crime, qui deviennent du coup ses enfants adoptifs un peu trop gâtés.

    CMD le grand troubadour de la transition qui rêve de diriger le Mali comme président après l’avoir fait comme premier ministre « pleins pouvoirs nuls », multiplie les contradictions et les voyages inutiles pour finalement revenir à la cage négociation avec le Mnla et Ansardine (après tant de crimes abominables de ces deux organisations criminelles), c’est à dire exactement au même stade où se trouvaient ATT et son régime juste avant le coup d’état qui les ont balayés le 22 mars 2012.

    22 mars 2012, 22 novembre 2012, cela fait 8 mois jour pour jour que le Mali tourne en rond sans avoir ni une orientation claire sur la conduite de la transition politique incrédule (qu’on n’aurait j’aimais entammé simplement en refusant le coup d’état stupide, inutile et dangereux pour notre pays) ni une vision claire pour régler le problème du nord (guerre ou négociation même l’Onu ne le sait plus malgré l’activisme de François Hollande, car le Romano Prodi le prédit pour septembre 2012 si jamais guerre il y aura).

    Mais le Mali a perdu entre temps et bêtement, sa démocratie, sa stabilité politique, sa cohésion sociale et son dynamisme économique, le pays qui était à genou s’affaisse maintenant sur lui même comme un loup servier s’écroule sous les balles de chasseurs professionnels.

    Chaque jour que Dieu fait, les populations du nord du Mali souffrent en majuscule alors que Bamako et ses responsables politiques et militaires brillent en minuscule par une incrédule irresponsabilité qui me laisse pantois.

    Ainsi va le pays de Soundiata Keita et de Modibo Keita.
    Quel gâchis!

  4. ok ok

    AU MALI QUAND ON DIT LA VERITE ,ON EST MEPRISE..ON PREFERE LA « LA FAUSE VERITE »

  5. moussa ag

    « Le Premier ministre veut négocier avec les bandits armes »

    IL N’Y A PAS DE SURPRISE … LE PREMIER MINISTRE À ÉTÉ ET EST TOUJOURS COMPLICE DES BANDITS ARMÉS DU SUD…CNDR POUR CEUX QUI VONT FAIRE SEMBLANT…

    FAUT PAS AVOIR LA MÉMOIRE COURTE…. CE NE SONT PAS SEULEMENT LES BANDITS ARMÉS DU NORD QUI NE VEULENT PAS VOIR DES TROUPES ARMÉES ÉTRANGÈRES INTERVENIR….

    LES BANITS ARMÉS DU SUD ET LEUR ACOLYTES ONT UNE PEUR AFFREUSE DE CE QUI PEUT ET VA ARRIVER SI LES TROUPES ÉTRANGÈRES METTAIENT PIED AVEC LE CONTINGENT DONT ON PARLE…

    D’AILLEURS…L’ONT ILS CACHÉ?????

    C’EST UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT AUX YEUX DE CERTAINS….DONC VIVES LES NÉGOCIATIONS !!!

    Moussa Ag, qui est certains que la crainte des troupes étrangères est nationale chez les bandits….DU CNDR À L’ANSARDINE…..

  6. celui qui se tape blanche neige et sa coco sans pisser

    coco=blanche neige avec la pisseuse= sanene ba kulé fa kulé den kulé itakou bakou :evil: :?: :lol:

  7. sanspassion

    Voyons,pourquoi ce faux debat? La communaute,Blaise,cedeao et autres decident de negocier,mais a t on interdit a l’armee malienne de se decider a aller laver l’affront,de liberer le nord ?
    Si nous n’avons pas les couilles pour nous defendre alors qu’on cesse ce sterile bavardage
    MERCI

  8. Brother in the West

    I sincerely believe that a firm and assertive no to negotiations with terrorists of the MNLA and other groups reflects the sentiments of the Malian people. Mali is not in position of negotiating right now. A proper determination of the status of strength should precede any attempt at negotiation. The monopoly of force should repose in the hand of the state, not the terrorists. Any talk of negotiation at this moment will only delude Mali’s ability to regain its territorial integrity and strengthen the resolve of the terrorists to continue to hold part of our country hostage and oppress our people. The following message should be respectfully relayed to all our friends allies, Mali will no longer agree to anything we deemed detrimental to our national interests.

  9. blanche neige

    sans doute que le gros sac avec son trou au bout du nez a l’intention de se presenter comme president de l’Azawad comme les maliens ne veuleent pas qu’il postule pour Koulouba :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
    Sans PIsser ,fais quand meme attention ,quand tu ne pourras plus te retenir tu vas te pisser sur les godasses :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: