Le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknan, au Festival de Sélingué : “L’accord d’Alger a été scellé et il n’est plus question de modifier quoi que ce soit”

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Le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknan, au Festival de Sélingué Le modérateur des débats était l’ancien premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani en présence de plusieurs invités.

D’emblée, le conférencier est d’abord revenu sur le processus qui a abouti à un accord de paix issu des pourparlers inter-Maliens d’Alger. A travers cet acte, il a signalé que ” l’accord a été scellé et il n’est plus question de modifier quoi que ce soit “. Il a souligné que ce document fixe le cadre et les orientations ; cependant des négociations peuvent avoir lieu dans sa mise en œuvre. S’agissant des avantages de cet accord, il a indiqué qu’il réunit les conditions pour le retour des réfugiés, la sécurité, la paix et la réconciliation.

Selon Attaher Ag Iknan, l’escalade de violence récemment observée au nord du pays ne peut compromettre la cérémonie du 15 mai prochain qu’il estime être une occasion pour tourner la page de la crise du nord avec la signature de cet accord par les différentes parties maliennes. Il a saisi l’occasion pour appeler la CMA à adhérer au processus.

Le Segal du ministère de la Réconciliation nationale a aussi évoqué les circonstances qui ont permis de baliser le terrain afin de démarrer les pourparlers. C’est ainsi qu’il a cité les assises sur le nord en novembre 2013, les fora et autres rencontres intercommunautaires pour décrisper l’atmosphère des échanges inter-Maliens. Il n’a pas manqué de rappeler l’accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013 et la feuille de route de juillet 2014 qui ont réaffirmé les lignes rouges du gouvernement malien à savoir l’unité nationale, l’intégrité territoriale du pays, la forme républicaine et laïque de l’Etat. Pour lui, les discussions qui ont eu lieu à Alger ont été très inclusives dans la mesure où les préoccupations de la société civile ont été écoutées et prises en compte.

Abondant dans le même sens, l’ex-Premier ministre, Mohamed Ag Hamani, de signaler qu’ ” entre deux maux, il faut choisir le moindre “. Selon lui, même si l’accord n’est pas totalement bon, il a le mérite de réunir autour d’une même table les protagonistes pour des échanges constructifs pouvant ramener la paix et la réconciliation nationale. Il a insisté sur la nécessité d’être vigilant afin que les “ ennemis du Mali ne perturbent pas le processus en cours “.

Rappelons qu’outre cette conférence-débat sur la paix, la participation du ministère de la Réconciliation nationale à la quatrième édition du festival international de Sélingué a également consisté en l’animation d’un stand autour du même thème et l’intervention du ministre lors du concert de clôture le samedi 2 mai pour appeler la jeunesse à s’investir pour le retour de la paix dans le pays.

Massiré Diop

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Si les choses sont deja decidees par nos autorites et qu’il n’y a plus possibilite de revenir en arriere, pourquoi donc on delegue les plus grands leche-cu*ls de se pays afin d’expliquer quelque chose a ce meme peuple pour qui vous n’avez aucune consideration? Ca n’a aucun sens.

    Quelle honte!!!

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