Le Sergent Diallo au secours des siens à Labézzanga

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Le Colonel du « Gandakoye », Sergent dans l’Armée régulière, Amadou Sébou Diallo, occupe la ville de Labézzanga en vue de protéger les populations. Il s’agit de sécuriser les populations en appui à l’Armée et aux forces de défense. En tout cas, il n y a pas d’exactions, ni de chasse aux sorcières car dit-on, l’ennemi est connu, identifié et sera mis hors d’état de nuire.

L’Armée reprend du poil de la bête

Après la mise en garde des femmes des camps au Chef de l’Etat le sommant de donner les moyens aux forces armées, le message a été bien saisi et des actes ont été posés. Envois de renforts, d’armes et de munitions. Bref, la vraie guerre contre les rebelles débute maintenant.

 

Kidal met en déroute les rebelles

Ainsi donc, le week-end dernier, c’est-à-dire dans la nuit de vendredi à samedi aux environs de Kidal comme nous l’avons annoncé dans notre livraison du vendredi dernier, nos forces armées de défense et de sécurité ont infligé une correction aux rebelles. Cette attaque des bandits armés a été violemment repoussée par les éléments de l’Armée qui se sont bien défendus.

Niafunké, forteresse imprenable

Samedi après midi, la ville de Niafunké sera attaquée aux missiles par les rebelles. Là aussi, l’Armée parviendra à détruire des véhicules de l’ennemi et capturés sept (07) et fait au moins une trentaine de prisonniers qui viennent d’être transférer à Bamako. Aussi, deux motos de marque Sanili et Yamaha seront pris sur les rebelles. Après cette déroute, les rebelles tenteront de revenir aux environs de 23H, la puissance de feu de l’Armée fera des victimes parmi eux et replieront.

 

Le Colonel Kamou arrêté

Cet intégré de l’Armée Nationale a tenté de s’enfuir de Niafunké avec deux véhicules bourrés d’armes, de munitions  et d’hommes. Il sera rattrapé par l’Armée et grâce aux hélicoptères qui le sommeront de s’arrêter sous peine d’être rasé.

Enlèvement de véhicule à Gao par trois intégrés. Malheureusement, ils seront rattrapés et mis hors d’état de nuire. Le véhicule sera restitué au service.

 

Alger rapatrie des Gendarmes et Policiers Maliens

C’était vendredi dernier aux environs de 22h45 mn lorsqu’un avion d’Air Algérie a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Bamako-Sénou. Notre équipe était là. Sept hommes visiblement fatigués sortent de l’appareil. Il s’agit de trois policiers et de quatre gendarmes  qui étaient au poste malien d’In Halil à 20 km de la ville frontalière Algérienne de Borge Al Moctar. Selon nos sources, ces hommes se sont retrouvés du côté algérien lorsque des rebelles en débandade se sont dirigés sur eux démunis de munitions et en nombre inférieur. Ils n’avaient pas d’autre choix que de partir du côté algérien.

Ils seront accueillis à Tamanrasset par notre Consul et acheminés sur Alger. Et c’est de là qu’ils seront conduits sur Bamako en compagnie de notre ambassadeur. A l’aéroport de Bamako-Sénou, le Général Goïta accompagnés d’un Capitaine de l’Armée de l’Air, d’un adjudant Chef de la Gendarmerie, d’un MDL/C et d’un Inspecteur de Police, accueilleront nos braves soldats. Trente minutes après, le Boeing d’Air Algérie décolle pour rebrousser chemin. Certaines sources indiquaient que ce même appareil devait rapatrier des frères du Nord sur Alger. Ce qui s’est avéré faux. L’appareil est reparti presque vide.  En réalité à part la folle journée du mercredi dernier à Kati où des femmes et des enfants de militaires en colères sans ménagement s’en sont pris aux biens de frères du nord, les rancœurs ont été contenues après des dégâts importants. Là aussi, les pouvoirs publics sont responsables pour n’avoir pas sensibilisé, informer et appeler au calme.  C’est toujours la même rhétorique : agir après les dégâts. Le pilotage à vue. C’est cela construire un pays, fortifier une  Nation comme la nôtre ! Quel dommage ?

Rassemblés par B. Dicko

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