Les brèves du Nord : Neuf colonels capturés par l’équipe d’Ould Meïdou

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Les brèves du Nord : Neuf colonels capturés par l’équipe d’Ould Meïdou

Le Colonel Ould Meïdou, chef de la zone militaire de Ségou, est depuis plusieurs semaines sur le terrain. En effet, en compagnie du Colonel Elhadj Gamou, il a activement participé à la sécurisation de Tinzawatten, quarante-huit heures avant l’assaut sur Ménaka revendiqué par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Ensuite, c’est le même Ould Meïdou qui a dirigé les opérations militaires  contre les bandits armés.

 Résultat: Ménaka est sous le contrôle de l’armée malienne. La bataille d’Aguel-hoc, il était au devant des troupes et a pu déjouer une embuscade, avant de déloger les assaillants. Certains ont même dit qu’il en était sorti blessé. Il n’en est rien. Il a été victorieux, avec la capture à la clé de neuf prisonniers, se considérant comme des Colonels, qu’il a ramenés à Gao. Le chef d’Etat Major général de l’armée, le Général Gabriel Poudiougou, a demandé à ce qu’ils soient transférés à Bamako, où ils sont, semble-t-il, arrivés depuis samedi soir. Des proches du douanier Ag Bouya, Directeur régional à Sikasso, serait concernés.

Gamou réquisitionne les 4×4 et les téléphones Thuraya

Dans la ville de Kidal, chaque fois que l’armée se prépare à sortir, des ennemis, tapis dans l’ombre, appellent par téléphone Thuraya (satellitaires) les bandits armés, pour leur donner la position et signaler les mouvements des éléments de l’armée. Face à cette situation, le Colonel Gamou a réquisitionné tous les véhicules 4×4 et tous les téléphones Thuraya qui sont dans la ville. Lui et ses hommes sont passés de famille en famille pour retirer, souvent de force, les téléphones satellitaires. Certains ont trouvé la mesure bonne, d’autres, comme toujours, la critiquent. Vivement donc que cette décision puisse être porteuse d’effet et que l’armée puisse faire ces va et vient librement, sans que l’ennemi n’en soit informé.

Le narcotrafiquant Mohamed Ould Awaïnatt libéré

Arrêté dans le cadre de l’enquête sur «Air Cocaïne», le milliardaire, opérateur économique de son état, Mohamed Ould Awaïnatt, a été discrètement élargi dans la nuit du jeudi 19 janvier. Cette libération est consécutive à une revendication posée par un groupe de jeunes arabes appelés à monter au front. Sans coup férir, ATT, au nom de la raison d’Etat, a donc fait sortir du trou ce présumé narcotrafiquant, lequel a ensuite exigé et obtenu que son chauffeur, incarcéré à la Sécurité d’Etat, soit également remis en liberté. Alors, quand donc le jeune Hacko, apparemment innocent, impliqué dans la même affaire, recouvrera-t-il sa liberté?

Dégradation de la situation sécuritaire au nord du Mali: des partis se prononcent

Suite aux attaques rebelles, IBK appelle à l’unité nationale

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), candidat à la présidence du Mali, condamne avec la dernière vigueur les attaques perpétrées par des rebelles depuis le mardi 17 janvier, contre les villes de Ménaka, Aguelhok et Tessalit, dans le nord-est du Mali.

Il appelle à l’unité nationale derrière un front républicain réunissant tous les patriotes, car «le Mali doit rester un et indivisible», déclare-t-il. Nul ne peut accepter que la souveraineté du Mali soit bafouée, et que notre territoire devienne un champ de bataille au profit d’intérêts particuliers.

Par ailleurs, IBK a mis en garde contre les amalgames, en précisant que «l’écrasante majorité des communautés du Nord vit paisiblement et aspire à contribuer au développement de la Nation». Au moment où le Mali célèbre le 51ème anniversaire de son armée, IBK a salué «le courage de nos troupes sur le terrain», et a rendu hommage aux disparus.

IBK a fait du rétablissement de la sécurité au Mali l’un de ses principaux chevaux de bataille. «Je ne laisserai jamais la terreur s’installer dans le Nord Mali», a-t-il déclaré le samedi 14 janvier 2012 lors de son investiture au stade Modibo Keïta de Bamako, devant plus de 30 000 militants et sympathisants. «Je serai le Président d’un Mali sûr et rassemblé, où chacun pourra circuler librement sur l’ensemble du territoire», a promis le candidat, porté par une coalition de 17 partis.

Parmi les mesures concrètes envisagées, IBK propose l’adoption d’une loi de programmation militaire qui viserait à adapter les forces de sécurité maliennes aux nouvelles menaces. Il s’agirait de leur donner «les moyens d’agir, former des unités d’élite, et renforcer les capacités des services de renseignement».

Le candidat prévoit également un vaste dialogue national, à travers l’organisation des Assises nationales du Nord, d’ici fin 2012. Inédite, cette plateforme réunirait toutes les composantes communautaires, forces politiques, chefferies traditionnelles, administration locale et centrale, experts et représentants de la société civile. Une solution pour amorcer une détente devenue urgente au vu des derniers développements dans le Nord, et pour mieux adapter l’Etat et la gouvernance aux attentes des populations.

Bamako, le 19 janvier 2012
La Direction de la Communication du candidat IBK

 

L’Appel du PARENA

Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) exprime sa très vive préoccupation devant la dégradation de la situation sécuritaire au nord du pays.  Après Ménaka (région de Gao), le 17 janvier, c’est Tessalit et Aguel-Hoc (région de Kidal) qui sont les cibles, ce 18 janvier,  d’attaques menées par des hommes armés se réclamant du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Le PARENA qui, régulièrement depuis des années, insiste afin que les crises du Nord-Mali soient résolues sur des bases politiques, démocratiques et pacifiques, déplore cette brusque recrudescence des activités militaires et le recours aux armes.

Le Mali qui a d’énormes défis à relever, en cette année 2012, n’a pas besoin d’un conflit armé dont les conséquences sur la cohésion nationale et la stabilité du pays et de la sous-région seront incalculables.

Le PARENA lance un pressant appel au MNLA afin qu’il dépose les armes et inscrive ses revendications dans le cadre d’un dialogue démocratique dont les conditions  doivent être créées par les autorités maliennes. 

Il invite les frères et sœurs du MNLA à saisir l’occasion historique qui se présentera en avril prochain,  à la faveur de l’élection présidentielle,  pour se faire entendre.

Le PARENA demande aux pouvoirs publics de créer les conditions d’un retour à une paix durable. Il les exhorte à organiser de manière diligente un dialogue national fécond porteur d’espoir et de stabilité.

Il rappelle ses propositions,  maintes fois réitérées, d’impliquer (si l’on veut éviter le naufrage), les institutions de la République, les partis politiques et la société civile dans la recherche de solutions pérennes  aux crises du Nord du pays.

Le Mali appartient à tous ses enfants.

Bamako, le 18 janvier 2012

Pour le Comité Directeur

Tiébilé Dramé

 

Le Front pour le Refus (FPR) dénonce les agressions

Depuis le début des agressions barbares perpétrées contre notre pays les 17, 18, 19 et 20 janvier 2012 par le mouvement raciste MNLA, nous assistons à une campagne de désinformation savamment organisée sur les réseaux sociaux et dans les médiats étrangers pour discréditer les actions de sécurisation entreprises par notre vaillante Armée.

Afin de rétablir la véracité des faits, le FPR demande à tous ses membres d’investir les réseaux sociaux et les médiats pour démentir les allégations mensongères et honteuses de nos agresseurs.

Aujourd’hui rien ne justifie ces attaques ignobles et barbares contre notre pays, notre gouvernement déploie depuis des décennies des efforts remarquables sur tous les plans au Nord. Nul besoin par conséquent de prendre des armes contre son propre peuple et contre l’État. Nous engageons notre Armée à poursuivre les actions de légitime défense visant à restaurer l’autorité de l’État et à défendre le principe sacro-saint de l’indivisibilité du Mali. Le peuple malien riche de sa diversité culturelle reste debout pour soutenir sa vaillante Armée.

Quand on refuse on dit non !

Le Front Pour le Refus(FPR)

Paris le 20 janvier 2012, La Direction

 

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