Les nouvelles du Nord : 8 morts et 6 blessés côté malien – Une centaine de tués dans les rangs des combattants – Accalmie sur le front… – Le mauvais rôle de RFI

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Le  calme règne désormais dans  les régions du Nord après les violents affrontements  ayant opposé l’armée malienne à des combattants de la rébellion.  L’armée malienne contrôle désormais la situation à Ménaka, Aguelhok et  Tessalit. Mais le  Mali doit cependant faire face à une autre menace hors du théâtre des affrontements: la Radio France internationale (RFI). 

Selon les informations disponibles, les assaillants ont été bel et bien défaits à Ménaka où  l’on dénombre une cinquantaine de tués suite aux bombardements de l’aviation malienne. Les hélicos de combat ont en effet ratissé le terrain avant que les renforts arrivés sur place ne prennent  le contrôlent de la situation.

A Aguelhok, les loyalistes maliens ont cependant perdu au moins 8 soldats suite à des tirs à l’arme lourde. La localité d’Aguelhok, faut-il le rappeler, est située dans une vallée entre deux montagnes de dunes.  C’est sur ces hauteurs que les assaillants ont installé leurs batteries et procéder à des bombardements intensifs. Toute chose ayant occasionné des pertes en hommes dans le camp. Là aussi, les hélicos de combat ont été appelés à la rescousse et les assaillants durent vite se retirer.  

Dans les collines de Tigharghar, l’armée malienne est tombée dans une embuscade ayant fait au moins 6 blessés lesquels ont été transportés à Gao.  On ne déplore pas de mort… Les bombardements et affrontements ont fait au moins une centaine de morts dans les rangs des combattants de la rébellion. Au moins une dizaine d’entre eux ont été fait prisonniers. Pour la petite histoire, c’est la population de Ménaka qui a aidé à la capture d’au moins deux des combattants faits prisonniers.   Comme pour dire, que les populations n’adhèrent pas à la cause de ces insurgés.

Jeudi dernier, des informations ont fait état de la présence d’un mouvement de la rébellion  à une cinquantaine de kilomètres de Nara dans la région de Koulikoro.  Même si l’information n’a pas été confirmée, ceux de Nara s’apprêtaient à faire face à toutes les éventualités. Il n’en fut rien.

Des informations font état de la médiation de l’Algérie, une médiation suscitée par les assaillants eux-mêmes.

A l’heure actuelle, l’armée malienne est sur le qui-vive et tous les camps et villes ont été renforcés en effectifs et matériels. Le risque que les insurgés occupent le terrain sont quasi-nuls contrairement à la propagande sur certaines ondes étrangères.

 

Le mauvais rôle de RFI

Après avoir triomphalement annoncé la capture d’une soixantaine de militaires maliens samedi dernier, c’est bien la radio France-Inter (RFI)  qui annoncera encore la blessure par balle lors des combats du Colonel major et  loyaliste, Abderrahmane Ould Meydou, un ancien de la Libye rangé du côté malien. Fort heureusement, la télévision nationale diffusera une intervention du présumé blessé, visiblement pétillant de santé.

C’est encore cette radio internationale qui annonce d’avance les attaques et les intentions des insurgés. C’est encore et toujours cette radio internationale qui se prévaut des bilans et autres déclarations  des assaillants et n’ayant cure de ceux de l’armée régulière… Question alors : pour qui roule-t-elle? 

Afin de se rendre compte de l’impartialité de cette station de radio, il suffit juste d’écouter les autres ondes (BBC en l’occurrence), visiblement plus soucieuses de la paix dans cette sous-région.

Cette attitude de RFI n’est pas une première du genre.  Elle a toujours pris fait et cause contre le Mali dans les situations de conflit de cette nature. Nous y reviendrons !

B.S. Diarra

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.