Les terroristes chassés de Konna : Vive la France !

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Le Président de la République de France a, respecté la position qui a été la sienne depuis le début de son mandat présidentiel, face à la crise malienne. Celle d’une conduite ferme, rigoureuse et implacable face au terrorisme.

Le président français, François Hollande a rappelé l’urgence «de trouver rapidement des décisions».
REUTERS

Ainsi, l’appel à l’aide lancé par le Président Dioncounda Traoré la France a répondu favorablement. Et, sans perdre de temps, l’Armée française est entrée en action aux côtés de la nôtre.
Au cours des affrontements, les terroristes ont enregistré une centaine de morts et d’importants matériels de guerre détruits.
« Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville. Totalement la ville, a déclaré » le lieutenant Fané, de l’état-major de Mopti.
Une source sécuritaire régionale fait pour sa part état d’au moins 46 islamistes tués lors des combats dans la ville, alors qu’un habitant de Konna a déclaré : « J’ai vu des dizaines de corps », en précisant qu’il s’agit d’hommes portant des tuniques arabes et des turbans, mais aucun en uniforme militaire.
Un autre habitant ayant quitté Konna pour Mopti (70 km plus au sud) a dit avoir vu au moins 24 corps dans un quartier de sa ville. Beaucoup de maisons ont été détruites par des tirs. Les avions français ont beaucoup tiré, a-t-il dit.
D’après la source sécuritaire régionale à Konna, les islamistes ont été tués lors des raids français et des attaques de l’armée malienne vendredi, et la ville était samedi sous le contrôle des armées malienne et française.
Samedi, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que les Français avaient effectué un raid hélicoptères la veille contre une colonne d’islamistes qui tentaient de progresser en direction du sud du Mali.
Ce raid a été mené en appui de l’armée malienne et a permis la destruction de plusieurs unités terroristes, il a stoppé leur progression, a dit M. Le Drian, précisant qu’un pilote français a été mortellement blessé dans ce combat.
Dans une déclaration faite dans l’après du vendredi 11 janvier, le Président Hollande a confirmé l’engagement des forces armées françaises au Mali, pour repousser les groupes armés islamistes en soutien aux troupes maliennes.  Le conflit au Mali a  franchi une étape cruciale. La prise par les jihadistes de Konna jeudi, a bouleversé les plans de la communauté internationale, poussant la France à intervenir militairement aux côtés de l’armée malienne pour mener la contre-offensive.
Dès l’annonce de l’intervention française, des frappes aériennes ont eu lieu. «Il y a d’ores et déjà eu des frappes aériennes», a confirmé en soirée le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, soucieux d’empêcher la progression vers le sud des islamistes qui, a-t-il rappelé, voulaient «installer au Mali un Etat terroriste».
L’armée malienne a par ailleurs déclenché vendredi matin une offensive contre les islamistes pour reprendre la localité de Konna, dans le centre, conquise la veille par les jihadistes, a indiqué un officier de l’armée malienne, selon lequel des appareils militaires de « pays amis» sont utilisés pour tirer sur les islamistes.
Vendredi soir, une source militaire affirmait que l’avancée des islamistes avait été stoppée par la coalition militaire dont fait partie la France. «L’avancée des islamistes a été stoppée par l’armée malienne avec le soutien des troupes étrangères. Nous poursuivons l’offensive », a déclaré le capitaine Oumar Daw, basé à Mopti.
« Cette opération durera le temps nécessaire ».
«Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes venant du nord dont le monte entier sait désormais la brutalité et le fanatisme » a expliqué François Hollande lors d’une allocution depuis l’Elysée, avant de poursuivre : « Il en va donc aujourd’hui de l’existence même de cet Etat ami, de la sécurité de sa population et de celle de nos ressortissants ». « J’ai donc, au nom de la France répondu à la demande d’aide du président malien, appuyé par les pays africains de l’Ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre les terroristes » a annoncé le chef de l’Etat français, qui a pris cette décision dans la matinée, en accord avec le président malien.
«Cette opération durera le temps nécessaire », précisant que la France intervenait « dans le cadre de la légalité internationale ». Les terroristes « doivent savoir que la France sera toujours là » lorsqu’il s’agit « des droits d’une population qui veut vivre libre et dans la démocratie », a conclu le président Français. Par ailleurs, la visite du Président Dioncounda Traoré à Paris, prévue le mercredi a été reportée à une date ultérieure.
Le Parlement français sera saisi ce lundi de cette décision, conformément à l’article 35 de la Constitution française.
Le président malien appelle à « la mobilisation générale » autour de l’armée
Dans le journal télévisé de 20 heures, le 11 janvier le président malien par intérim a exhorté les maliens à «la mobilisation générale» autour de l’armée malienne, engagée dans une offensive contre des groupes islamistes contrôlant le nord du pays et envisageant de progresser vers le Sud. «En tant que président de la République par intérim, chef de l’Etat et chef suprême des armées, et face aux derniers développements sur le théâtre des opérations, je n’ai d’autre choix que de sonner la mobilisation générale autour de la grande armée malienne pour faire obstacle, au prix du sacrifice ultime s’il le faut», à l’avancée des islamistes armés, a déclaré Dioncounda Traoré.
Yayi Boni, le président béninois qui préside l’Union africaine, a salué l’intervention française. «Je voudrais absolument, au nom du continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, à son gouvernement, à tout le peuple français, qui ont su apprécier la gravité de la situation qui prévaut aujourd’hui au Mali et dans la zone ouest-africaine».
La communauté internationale se mobilise
Londres a immédiatement apporté son soutien à l’engagement des troupes françaises. François Hollande  avait indiqué vendredi à la mi-journée que la France répondrait «strictement dans le cadre de l’ONU» à la demande d’aide de Bamako. Dans une déclaration adoptée jeudi soir par ses 15 pays membres, le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ailleurs demandé un « déploiement rapide » de la force internationale au Mali devant la «grave détérioration de la situation» sur le terrain.
L’Union européenne a également appelé vendredi à l’accélération de l’engagement international pour restaurer l’intégrité territorial du Mali. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a toutefois appelé à «intensifier les efforts politiques» pour résoudre la crise. «Il n’y aura pas de solution uniquement militaire du problème du Mali», a-t-il mis en garde.
De son côté, la Maison Blanche a affirmé vendredi qu’elle partageait les objectifs de la France au Mali. «Nous avons pris note du fait que le gouvernement malien avait demandé de l’aide, et nous partageons l’objectif français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la région», a déclaré Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).
l’intervention de la France dans le conflit a aussi permis aux autres grands de ce monde de manifester leur soutien au Mali.
C’est dire que dans les jours à venir, les terroristes qui ont envahi notre pays, auront du feu dans les pantalons.

Ahmed M.THIAM

 
SOURCE:  du   15 jan 2013.