L’ONU sur le point d’autoriser le déploiement de la Misma dans le nord du Mali

8 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

La Cédéao se prépare pour libérer le Nord

Le Conseil de sécurité de l’ONU va autoriser le déploiement d’une force internationale au Mali. Le vote est prévu ce jeudi 20 décembre à New York. La résolution encadre l’envoi de cette force par un certain nombre de précautions, mais reste encore floue sur sa composition et son financement.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

C’est une résolution particulièrement longue. Le texte de six pages tente de prendre en compte tous les doutes qui entourent cette intervention au Mali : les craintes humanitaires exprimées par l’ONU, les questions relatives au respect des droits de l’homme par les soldats maliens et africains, et la nécessité d’une feuille de route politique entre Bamako et les Touaregs du Nord.

La résolution autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) pour un an, sans préciser le nombre de soldats composant cette force, qui pourra donc aller au-delà des 3 000 hommes évoqués par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Les Etats-Unis ont insisté sur l’obligation de rendre compte, tous les soixante jours, des progrès dans la recomposition de l’armée malienne avant de se rendre dans le Nord.

Beaucoup de questions restent encore en suspens : le texte ne fixe pas de calendrier précis pour reprendre les territoires du Nord. Le financement reste flou. Pour l’instant, seul l’Union européenne s’est engagée à prendre en charge une partie du coût de cette intervention, estimé à quelque 200 millions de dollars.

 

RFI /20/12/2012

 

8 Réactions à L’ONU sur le point d’autoriser le déploiement de la Misma dans le nord du Mali

  1. diong

    la question du jour et Sanogo que t’il faire avec lui qui permit aux rebelles de déstabillise notre pays ce la France qui perdant dans tout cela que entend la C.P.I pour sanogo

  2. shykassy hama

    Je ne sais comment peut on organiser des élections en avril 2013 quand on nous dit que l’envoi de troupes passe par une formation préalable des militaires maliens. Peut on reconstruire une armée en un mois que celle-ci puisse reconquérir trois regions et les sécuriser au point de pouvoir organiser des élections crédibles. On peut tout de même espérer du moment que ces trois régions sont tombées en trois jours, on ose penser aussi que l’armée pourrait faire autant.

  3. Emoo

    Drole de Resolution

    Sacree ONU… Elle supporte bizarrement d’un coté la rébellion et les Islamistes Ansar Dine responsables de crimes odieux de tout genre y compris des violations massives des droits de l’homme pendant neuf longs mois au nord du Mali et condamne ouvertement avec force détails,celle de la Centrafrique…

    Mobutu a été condamné, combattu et renversé pour avoir tué selon eux toujours 10 étudiants, mais au Mali des centaines de personnes sont tuées, amputées, violées, agressées, refugiées sans émouvoir le petit machin de Manhattan…

    C’est quoi la logique…??????

    Allez comprendre…. Maliens reveillez vous et ouvrez bien les yeux… car la situation est grave, le message clair….

  4. Dr ANASSER AG RHISSA

    QUELS CRITÈRES ET CONTRAINTES POUR REMPORTER LA GUERRE AU MALI DANS L’UNITÉ ?

    Bonjour,
    La nouvelle résolution 2085 de l’ONU comprend deux volets, réconciliation politique et militaire, qui doivent être menés parallèlement.

    Le volet RÉCONCILIATION POLITIQUE doit:

    (1) via le dialogue politique, rétablir l’ordre constitutionnel à travers les élections présidentielles et législatives avant avril 2013,

    (2) engager des négociations entre les autorités de transition du Mali et les groupes présents au Nord Mali et n’acceptant pas le terrorisme, essentiellement les groupes Touaregs, comme le spécifie la résolution.

    Le volet MILITAIRE avec deux étapes:

    – parallèlement à la réconciliation politique, la préparation de l’armée Malienne et des troupes de la force internationale pour être prêtes à reconquérir le Nord Mali,

    – déploiement de la force internationale MISMA (Mission Internationale de Soutien au MAli) après accord du conseil de sécurité de l’ONU s’il juge l’état de préparation suffisant à partir de certains critères (entraînement suffisant, efficacité du commandement, équipement et adaptation au terrain).

    Compte-tenu du temps nécessaire à la préparation de cette force mondiale et pour des raisons climatiques, des responsables de l’ONU et des diplomates estiment que le déploiement de cette force MISMA ne peut démarrer avant l’automne 2013.

    DONC, CETTE RÉSOLUTION 2085, DE L’ONU, DONNE, IMPLICITEMENT, LA PRIORITÉ AUX ÉLECTIONS AVANT LA LIBÉRATION DU NORD MALI.

    C’est dommage, une partie de la population Malienne sera dans l’impossibilité de participer à ces élections.

    POUR QUE LES ÉLECTIONS AIENT LIEU APRÈS LA LIBÉRATION DU NORD MALI, IL SERA IMPÉRATIF DE LE LIBÉRER AVANT AVRIL 2013.

    Est-ce possible ?

    DIFFICILE, compte-tenu de la complexité de la situation et de l’état de préparation de l’armée du Mali ET celui de la force internationale de soutien, sauf si les forces de défense et de sécurité du Mali et les Maliens s’engagent SEULS, le plus rapidement possible, pour cette libération. Dans ce cas, les conditions sont-elles réunies pour que la libération du Nord Mali, dans l’unité, soit effective ?

    Compte-tenu de la complexité de la situation (guerre exigeant de la précision car pouvant se dérouler en ville avec la population mélangée avec les terroristes des fois sans qu’elle le sache, extensions et renforts régionaux et internationaux possibles), IL EST PRUDENT, COMME L’EXIGE LES CRITÈRES POSÉS PAR L’ONU, que l’état de préparation des forces de défense et de sécurité du Mali et de la force internationale de soutien soit vraiment satisfaisant avant d’envisager la guerre contre les terroristes.

    L’exigence d’une guerre précise, ciblée et de courte durée milite, comme je l’ai proposé dans ma solution de sortie durable de la crise du Mali, pour une guerre informationnelle d’intelligence collective ou guerre stratégique de renseignements sur les terroristes.

    UNE TELLE GUERRE EXIGE L’ENGAGEMENT DE TOUS LES MALIENS EN FRONT UNI ET CELUI DES PARTENAIRES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX.

    ELLE EXIGE AUSSI UNE DURÉE CONSÉQUENTE POUR DES INFORMATIONS (CORRÉLÉES et SÉCURISÉES) FIABLES SUR LES TERRORISTES.

    Ce qui constitue d’autres contraintes indispensables dont l’ONU n’a pas parlé.

    Finalement, pour gagner la guerre contre les terroristes et assurer la réconciliation nationale, dans l’unité, les Maliens doivent les préparer avec précaution.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: Webanassane@yahoo.com

  5. pourquoi, former les militaires maliens, il faut les envoyer tout de suite au front

  6. blanche neige

    encore une fois vous vous foutez dans la mer.de et c’est aux européens de payer vos conneries :evil: :evil:

    • Timbuktu

      nik ta gran-mere sale malade mental. c’est pas Sarkozy qui a promis monts et merveille au MNLA s’ils engageaient a taper sur AQMI résultat ils se sont allier a AQMI est maintenant ce sont les terros les boss dans la région mnt

  7. fakolyhakika1

    Il est tout à fait normal que certaines partis de la résolution soient floues au stade actuel. La résolution de l’onu ne doit pas donner tous les details au risque de voire la stretegie de geurre dévoilée au grand public. Vivement le déploiement des troupes!!!!!