Lueur d’espoir pour l’otage sud-africain après la libération de Johan Gustafsson

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Lueur d'espoir pour l'otage sud-africain après la libération de Johan Gustafsson
L'ex-otage suédois Johan Gustafsson (G) aux côtés du Sud-Africain Stephen McGown (C), toujours détenu, ici sur une capture d'écran d'Al-Jazeera datée du 21 août 2012. © AL JAZEERA / AFP

En Afrique du Sud, la libération lundi 26 juin de Johan Gustafsson, enlevé à Tombouctou, au nord du Mali il y a cinq ans suscite un peu d’espoir. L’otage suédois avait été enlevé en même temps que le Sud-Africain Stephen McGown et un Néerlandais, Sjaak Rijke, libéré depuis. Un quatrième homme – un Allemand – avait été tué en tentant de résister aux ravisseurs. Leur kidnapping avait été revendiqué par le groupe jihadiste al-Qaïda au Maghreb islamique.

La libération du Suédois cette semaine a suscité un peu d’espoir en Afrique du Sud. Pour le père de Stephen McGown, c’est le soulagement : son fils est encore vivant. La famille n’avait plus de nouvelles depuis décembre 2015, quand elle a reçu une vidéo de Stephen tournée par les ravisseurs. Depuis plus rien.

Lundi, coup de théâtre, la famille apprend que Johan Gustafsson, enlevé en même temps que l’otage sud-africain, est libre.

Dans la soirée, ils recevront un coup de fil de Suède, explique Malcom McGowan, le père de Stephen. « Ce que l’on sait, c’est que le Suédois a été séparé de Steve il y a quatre ou cinq jours. Des gens sont venus le prendre et il n’a même pas eu le temps de dire au revoir à Steve. Heureusement, ils sont restés ensemble pendant tout le temps. C’est ce que nous a dit la famille suédoise : qu’ils ont été ensemble jusqu’à présent. On sait qu’il est en bonne santé, en tout cas Johan a l’air en bonne santé. Donc, il faut qu’on sorte Steve de là assez rapidement, parce que seul, cela va être dur pour lui. »

Le père met désormais tous ses espoirs sur ce nouveau développement. Les autorités sud-africaines lui ont assuré qu’elles continuent de négocier. Et qu’elles sont confiantes.

Il faut qu’il revienne rapidement, répète sans cesse le père. « Ma femme est décédée le mois dernier. Et je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir attendre. »

Sept otages toujours détenus au Sahel

Johan Gustafsson entouré de sa famille, vêtu de blanc, souriant, et portant encore sa longue barbe d’otage. C’est l’une des rares images qui a filtré depuis la libération du Suédois enlevé à Tombouctou au Mali en 2011. Arrivé en Suède mardi, il ne s’est pas encore exprimé. On ne sait rien des conditions de sa libération, intervenue il y a quelques jours, ni de son lieu de détention. Aujourd’hui, son compagnon d’infortune, Stephen McGown, est le dernier touriste détenu au Sahel. Six autres personnes sont encore otages dans la zone. Toutes travaillaient tous là où elles ont été enlevées, certaines depuis plusieurs années.

Sœur Gloria est la dernière personne à avoir été enlevée au Mali. La religieuse colombienne a été kidnappée en février dernier à Karangasso dans le sud, au sein de la communauté franciscaine dans laquelle elle travaillait. Ni vidéo, ni revendication n’ont été diffusées depuis.

Quelques mois plus tôt, en décembre dernier, c’est Sophie Pétronin une Française qui était enlevée à Gao, où elle s’occupait depuis des années des enfants et où elle avait choisi de rester après une première tentative d’enlèvement.

Autre femme otage au Sahel, Béatrice Stockly, enlevée à Tombouctou en janvier 2016. Elle avait déjà été enlevée plusieurs jours en 2012 et avait décidé de revenir dans la ville.

Plusieurs enlèvements ont eu lieu aussi au Burkina Faso : un expatrié roumain chargé de la sécurité pour une compagnie minière en avril 2015 à Tambao, et un médecin australien octogénaire à Djibo il y a un an et demi. Sa femme enlevée avec lui a été libérée neuf jours plus tard, grâce à une médiation du Niger.

Mais au Niger a aussi a été enlevé un Américain, Jeffery Woodke, humanitaire de 56 ans. Il vivait à Abalak dans le nord du pays depuis plusieurs années.

 Par RFI Publié le 28-06-2017
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