Mali: comment Paris conduit la guerre

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Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rend sur la base militaire de Miramas, le 25 janvier.
Reuters

L’intervention française résulte d’une collaboration intime entre l’Elysée et le ministère de la Défense. Dans sa préparation comme dans son déroulement.

Deux semaines environ après son déclenchement, et toujours en cours, l’intervention française au Mali semble rapide et efficace. Mais, si tout s’est passé si vite, c’est grâce à une longue et méthodique préparation, que L’Express a pu reconstituer.

Lorsqu’il arrive à l’Hôtel de Brienne, le 17 mai 2012, et qu’il se plonge dans les dossiers, Jean-Yves Le Drian, tout juste nommé ministre de la Défense, comprend à quel point l’expansion des groupes islamistes armés dans le nord du Mali menace, sur place, les intérêts français et la sécurité de nos ressortissants. Il découvre aussi que trois projets d’attentats, en France même, liés aux groupes islamistes de la région, ont été déjoués par les services de renseignement.

Réévaluation de la stratégie militaire

Moins de deux semaines plus tard, le 31 mai, à 17h, François Hollande réunit à l’Elysée son premier conseil restreint de défense. Autour de la table, le Premier ministre, les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Intérieur, les responsables des services de renseignement et des armées. Deux jours plus tôt,Jean-Yves Le Drian a adressé au chef de l’Etat une note, dans laquelle il réévalue la stratégie française au Mali. Jusqu’alors, en effet, Paris privilégiait une approche « indirecte », consistant à retourner les différents groupes armés de la région, notamment le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), une milice touareg, afin d’isoler Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi).

« Cette stratégie est un échec, relève Le Drian. Le nord du Mali est devenu un sanctuaire pour Aqmi et ses alliés. Aqmi éprouve un sentiment d’impunité et d’invulnérabilité, conforté par la détention d’otages. » Afin de « briser ce sentiment », et parce que le « statu quo ne saurait être une option », le ministre propose de changer de posture en portant un « coup d’arrêt militaire à la progression d’Aqmi ». « On est clairement passés à l’offensive, décrypte un militaire. Pour nous, il était important de savoir quels risques le nouveau gouvernement était prêt à assumer concernant les otages. Il n’y a eu aucune paralysie. »

La première fois qu’un président de la République laisse la main au ministère de la Défense

Trois options sont envisagées : reconstruire les forces maliennes, soutenir l’engagement des forces africaines, soit quelque 3000 hommes, dont la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) serait le fer de lance, ou encore déployer une mission européenne d’assistance et de conseil. Ces orientations doivent donner naissance, entre sept et huit mois plus tard, à la Mission africaine de soutien au Mali (Misma) et à la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali). Dès lors, le Sahel sera à l’ordre du jour de tous les conseils restreints.

Jean-Yves Le Drian entame une tournée des capitales européennes afin de sensibiliser les pays membres de l’UE à la menace terroriste. Et son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski, réunit les principaux directeurs concernés – renseignement militaire, services secrets, Affaires stratégiques, sous-chef des opérations, conseiller aux affaires stratégiques du Quai d’Orsay. C’est la première fois qu’un président de la République, chef des armées, laisse ainsi la main sur les opérations au ministère de la Défense.

« En position de pouvoir frapper »

Lors de la réunion du 31 octobre se dessine, pour la première fois, l’hypothèse d’un changement tactique des rebelles. « La France risquait d’être dans la nécessité d’en faire plus, car les groupes islamistes n’avaient aucune raison d’attendre la montée en puissance de la Misma, indique un responsable de la Défense. Nous nous sommes mis en position de pouvoir frapper. » Il est alors question que Paris s’engage « plus visiblement », en appui des forces maliennes et de celles de la Cedeao. Un appui « pouvant aller jusqu’au soutien direct de l’action de reconquête » par des moyens aériens : hélicoptères des forces spéciales et Mirage stationnés sur la base française de N’Djamena (Tchad). Ils entreront en action le 11 janvier, au lendemain de l’appel à l’aide adressé à l’Elysée par le président du Mali, Dioncounda Traoré, face à l’avancée des groupes islamistes venant du Nord.

lexpress.fr/ Par , publié le 31/01/2013

 

5 Réactions à Mali: comment Paris conduit la guerre

  1. nonalinertie

    Faut-il rappeler que le MNLA initialement soutenu par la France de Sarkozy, s’est allié aux djihadistes, a initié cette guerre, égorgé à Aguelhoc, volé, violé partout au Nord, détruit l’hôpital de Gao, provoqué les exils massifs de populations du Nord Mali, etc. ? SANS QUE LA FRANCE AIT OBTENU UN IOTA D’OTAGES LIBERES PAR LE MNLA. Ensuite arriva ce qui devrait arriver par l’expulsion du MNLA par ses anciens amis terroristes. Le moins que l’on peut dire dans cette initiative malencontreuse française à Kidal sans la présence de l’armée malienne, c’est qu’elle est vraiment maladroite :
    1. L’armée française aurait pu amener une cinquantaine de soldats maliens avec eux, elle aurait pu masquer la nullité de l’armée malienne en lui faisant sauver la face et garder l’estime des maliens.
    2. Mais, sur le plan politique aussi, la France semble imposer à Dioncounda de soutenir le MNLA qu’il avait condamné lors de ses vœux de nouvel an. Par une drôle d’acrobatie, Dioncounda soutient qu’Ane Sardine et MIA se sont disqualifiés parce que la peur a changé de camp avec leur débandade, pour en même temps, négocier avec un MNLA qui a prétendu changer de camp quand les barbus lui ont botté les fesses. Bien que le MNLA ait tenté pas plus que la veille des évènements de Konna, de signer avec Ane Sardine sous la houlette d’Alger. En clair, on nous impose de négocier avec un poulet déplumé, et comme l’ont dit certains, un voleur qui a simplement changé d’habits, un rat fureteur et fouineur qui apparaît et disparaît au gré du vent, des individus sans foi ni loi qui, de façon permanente dit la chose et son contraire. ALORS QUE TOUS CEUX QUI ONT ESSAYE DE NEGOCIER AVEC DES REBELLES DU DESERT ONT DE TOUT TEMPS ECHOUE, DE BALLA A ATT EN PASSANT PAR ALPHA, RECEMMENT DE SARKOZY A Dioncounda, Blaise, Bouteflika ouHollande. Sarkozy a essayé d’utiliser le MNLA pour libérer ses otages et a échoué. Hollande semble suivre le même chemin et échouera. PARCE QUE LES HABITANTS ISOLES DU DESERT, SANS POLICE, SANS GENDARME, SANS GARDE, SANS ARMEE NE SONT HABITUES A SE GERER QUE PAR LA FORCE, N’ENTENDENT QUE LE LANGAGE DE LA FORCE. LA SEULE EXPLICATION QUI TIENNE VRAIMENT LA ROUTE, L’UNIQUE SORTIE LOGIQUE, HONORABLE POUR LE MALI ET POUR LA SECURITE DANS L’ESPACE CEDEAO ET DANS LE MONDE, SERAIT UNE TACTIQUE DE DIVERSION DE L’ARMEE FRANÇAISE POUR PREPARER LE TERRAIN, S’APPROCHER DE LA LIGNE DE FRONT DES COLLINES DE KIDAL AVANT L’ARRIVEE PROCHAINE DES TROUPES DE LA CEDEAO ET DU MALI. Car, on n’a même pas besoin d’être intelligent pour se rendre compte que tous les problèmes d’insécurité, de rébellion, d’enlèvements, de trafic de drogues et d’armes au Mali ont leur source dans l’Adrar des Ifoghas. Et qu’à la première occasion, les bandes armées reviendront attaquer au Sud, parce que, tout simplement, elles ne savent pas faire autre chose. ALORS, TOUT COMME SES ANCIENS AFFIDES, LES MEMBRES DU MNLA SONT SUR LA ROUTE DE LA MORT OU DE LA CPI, TOUT SIMPLEMENT.
    3. Les chefs de fraction seront intelligemment impliqués dans le renseignement (N° verts car certains disposent de téléphones satellitaires, convocations par l’Administration, lors des foires hebdomadaires, etc.), qu’ils arrivent à surmonter leur peur panique des djihadistes qui ne leur feront aucun cadeau en cas de suspicion.
    4. Les brigades d’autodéfense encadrées par l’armée malienne garderont discrètement et bénévolement la garde de tous les villes et villages de la ligne de front.
    5. L’armée solidement équipée et soutenue par des appuis aériens fera des tournées en milieu nomade pour se renseigner et soutenir les nomades abandonnés aux représailles des djihadistes.
    6. Mais, tant que des dispositions similaires ne sont pas prises dans des pays tout aussi affaiblis que le Mali tels que la Libye et la Tunisie, dans quelques années, les terroristes seront de retour. TOT OU TARD.
    7. Enfin, profiter de la présence des armées internationales pour relancer les gros travaux déjà financés, interrompus par les bandits armés (route Niono-Tombouctou, Barrage de Taoussa, Route Bourem-Kidal, etc.), bref trouver du travail pour le maximum de ces jeunes désœuvrés, terreau et proie idéale pour les terroristes du monde entier, mais du vrai travail et non le saupoudrage et le vernissage actuel, de la peinture sur la rouille. Evidemment que tout cela exige beaucoup d’argent…
    8. Avec tous les marchés qu’elle rafle en Afrique et au Mali, pour quelle raison la Chine ne contribue-t-elle pas? ET les pays arabes dits musulmans bien nantis de pétrodollars préfèrent-ils plutôt financer les terroristes contre le Mali? Alors qu’ils viennent de lever plus d’un milliard de dollars pour la Syrie aux mains du sanguinaire Assad. Alors que même les pauvres maliens et la misérable UA sont entrain de mettre la main à la poche…

  2. bakarydiarra3532@yahoo.fr

    Aidés nous prck on soufre trops des ondie et des inquiétude on n peut pas supporters mon dernier mot es vivent la France!

  3. Chers frères et sœurs et compatriotes du Mali,
    Je voudrais attirer votre attention sur une propagande du MNLA qui circule sur le net et peut être même sur certains media. L’objectif de cette propagande est de créer la confusion dans vos esprits afin de déstabiliser le pays et compromettre les relations entre notre pays et la France. La France qui aujourd’hui plus que jamais représente une nation sœur et un allié de taille du Mali. Je suis convaincu que la France respectueuse des valeurs internationales et diplomatiques entre les nations du monde ne permettra jamais a ses vaillants soldats de se faire accueillir sous un drapeau qui ne représentent personne. La France est une grande nation, respectueuse des valeurs républicaines. A Kidal et partout au Mali, la France ne reconnait que le Mali.
    A Gao, Tombouctou, Konna, Douenza et ailleurs ce sont les couleurs françaises et maliennes qui ont accueilli les braves soldats français et maliens a leur entrée dans les villes. Et ce sera de même a Kidal et partout au Mali.
    La France n’entreprendra aucune action visant a compromettre la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali. Ces apatrides et associes du diable ne méritent pas votre attendre et surtout ne doutez pas de la bonne foi des autorités françaises a aider notre pays a se débarrasser de tous les terroristes et de leurs alliés ou qu’ils soient sur notre territoire national.
    Ne cédons pas aux tentatives du diable et restons soudées aujourd’hui plus qu’hier car c’est de cela dont la pays a besoin.
    Comme l’a dit le Président Dioncounda, l’armée malienne ira au delà de Kidal pour faire la guerre implacable et sanglante aux terroristes et aux ennemis de notre nation. Faites confiance a notre armée et nos amis qui nous portent secours en ce moment difficile de notre histoire.
    Encore une fois ne cédons pas aux rumeurs, et a la propagande de nos ennemis restons unis et forts. Vive le Mali Uni dans la Diversité.

  4. bakarydiarra3532@yahoo.fr

    Aidés nous prck on soufre trops des ondie et inquiétude on n peut pas supporters mon dernier mot es vivent la France!