Mali: conclusions de la commission nationale d’enquête sur les atrocités d’Aguelhoc

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Selon le communiqué de la commission d'enquête, des combattants de l’armée malienne ont été victimes d’atrocités fin janvier 2012 dans la localité d’Aguelhoc (au nord-est). © RFI

Au Mali, la commission d’enquête sur les exactions commises à Aguelhoc entre le 18 et le 24 janvier 2012 a remis ses conclusions ce mercredi 22 février 2012. Si elle ne dit pas combien de militaires maliens sont morts, selon elle, le MNLA et des combattants d’Aqmi ont froidement abattus des soldats désarmés.

Selon le communiqué de la commission nationale d’enquête de ce mercredi 22 février 2012, des combattants de l’armée malienne ont été victimes d’atrocités fin janvier dans la localité d’Aguelhoc. Désarmés, ils ont été ligotés les mains au dos avant d’être froidement abattus.

Qui sont les auteurs de ces tueries ? Certains étaient des « barbus », selon le communiqué, qui précise que « le mode d’exécution atteste de la participation d’al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi, au combat aux côtés du Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA ».

En revanche, le nombre de militaires maliens tués n’est pas précisé. La commission d’enquête, dirigée par un inspecteur général de la police malienne et composée d’officiers de l’armée, affirme s’être rendue sur le terrain.

Ses principales sources : des rescapés militaires mais surtout des civils notamment des élèves et des enseignants de l’Institut de formation des maîtres, basés dans ce bourg d’Aguelhoc où les événements se sont déroulés. Témoins occulaires des faits, les élèves et leurs formateurs ont pu regagner par la suite et sains et saufs une localité malienne voisine, notamment grâce au courage du maire d’Aguelhoc.

Moussa Ag Ataher

Chargé de la communication du MNLA

”Le gouvernement du Mali a fait un montage ridicule (…) les combattants du MNLA n’ont commis aucune exaction”

 mercredi 22 février 2012

Source: RFI

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.