Mali: de nombreuses questions après l’attaque meurtrière de Gao

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Un attentat-suicide a fait plus de 70 morts à Gao, Mali, le 19 janvier 2017.
Un attentat-suicide a fait plus de 70 morts à Gao, Mali, le 19 janvier 2017. © REUTERS/via Reuters TV TPX IMAGES OF THE DAY

Trois jours de deuil national débutent, ce jeudi 19 décembre, au Mali, après l’attentat-suicide qui a frappé Gao la veille dans le nord du pays. Une attaque contre un camp de combattants des groupes armés signataires de l’accord de paix qui a fait 77 morts au moins, selon un dernier bilan, et une centaine de blessés. L’action a été revendiquée par l’organisation al-Mourabitoune du jihadiste Mokhtar Belmokhtar. L’enquête en est au stade préliminaire, évidemment, mais il y a déjà beaucoup de questions.

L’enquête en est au stade préliminaire, parce que tout simplement et encore aujourd’hui, l’urgence ce sont les blessés. Ils sont plus d’une centaine pris en charge dans les différentes structures de santé à Gao. Huit ont été transférés à Bamako dès mercredi, dans l’avion qui a ramené le ministre malien de la Défense vers la capitale, après sa visite. Les blessés les plus graves ont malheureusement péri dans les heures qui ont suivi l’attaque, ce qui explique la hausse rapide des bilans provisoires successifs.

De nombreux habitants de Gao se sont mobilisés pour donner leur sang afin de contribuer aux soins. En dépit de l’affluence, le personnel de l’hôpital ne manque ni de mains ni de matériel, selon le Dr Maïga, qui précise que le CICR apporte un soutien précieux. La Mission onusienne et la force française Barkhane participent également à la prise en charge des blessés.

Analyse des corps

Sur le terrain, les enquêteurs ont commencé leurs investigations ce jeudi matin. Le procédé sera long. Il va falloir procéder à l’audition de tous les témoins pour répondre à plusieurs questions. Aucun assaillant n’a pris la fuite ou n’a été arrêté. Les enquêteurs vont donc devoir se concentrer sur l’analyse des corps, en admettant que l’on puisse en tirer quelque chose après l’explosion.

Comment le véhicule piégé a-t-il pu pénétrer dans le camp du MOC, ce fameux Mécanisme opérationnel de coordination qui regroupe l’armée malienne, les ex-rebelles et les combattants pro-Bamako ? Un premier indice, le mode opératoire est similaire à celui utilisé lors de l’attaque de l’aéroport de Gao fin novembre. Une attaque, là aussi, revendiquée par al-Mourabitoune qui n’avait fait aucune victime alors qu’une ou plusieurs « personnes avaient pris la fuite », précise un haut gradé de la force française Barkhane, mobilisée aux côtés des enquêteurs maliens et onusiens.

Le véhicule a été maquillé, en l’occurrence ici, aux couleurs de ce fameux MOC. « Un pick-up similaire à celui que nous utilisons », a confié à RFI le chef de l’un des groupes armés qui a subi cette attaque. De la même manière, les enquêteurs vont se pencher sur le moment choisi pour l’attaque juste après le rassemblement. L’impression donnée aux témoins que l’intérieur du camp était connu du conducteur, les collusions notoires qui existent entre certains combattants des groupes signataires de l’accord de paix et les groupes terroristes, tout cela laisse penser qu’il y a pu avoir des complicités en amont de l’attaque pour sa préparation.

Quid des patrouilles mixtes

Autre question : combien de kamikazes se trouvaient à bord ? Le gouvernement du Mali parle de cinq assaillants. Mais il est impossible de vérifier cette information pour l’instant. « C’est bizarre », dit la même source militaire, pour qui « les deux options sont sur la table », cinq kamikazes ou un seul, même si l’hypothèse d’un seul homme est privilégiée. Parce qu’il y a cette revendication, parce que plusieurs témoignages iraient dans ce sens et parce que l’intérêt de mettre cinq kamikazes dans la même voiture pour se faire exploser en même temps semble limité.

Les experts de l’ONU, notamment les spécialistes des explosifs, vont rapidement procéder à des constatations sur le terrain pour essayer de déterminer le type de matériel utilisé, la quantité également. Des informations qui peuvent être précieuses pour remonter la trace de ceux qui ont piégé ce véhicule.

Enfin, est-ce que cet attentat a remis en cause les fameuses patrouilles communes censées rétablir la confiance contre les groupes armés, l’armée malienne ? Pour l’instant, aucun des signataires de l’accord de paix ne s’est prononcé sur ce sujet, mais la mise en place de ces fameuses patrouilles communes est de plus en plus hypothétique.

L’opposition interpelle le gouvernement

La meilleure réponse à donner aux terroristes, c’est de poursuivre la mise en œuvre de l’accord de paix. C’est en substance ce même message qu’ont exprimé la médiation internationale et tous les acteurs impliqués dans la signature puis l’application de cet accord signé entre le gouvernement du Mali et les groupes armés du Nord.

Une position qui n’est pas partagée par tous : une partie de l’opposition saisit cette occasion pour critiquer le pouvoir en place et les termes de l’accord de paix. « Ça montre la faiblesse de l’Etat, estime Djiguiba Keita, secrétaire général du Parena. Ce qui est visé dans cette attaque, c’est l’accord d’Alger que les terroristes ne partagent pas mais l’accord d’Alger que même des patriotes comme nous ne partagent pas, parce qu’il a été très mal négocié. Le gouvernement est interpellé pour se concentrer sur la réalité du terrain. L’accord n’est pas applicable, il faut le réajuster. »

Réponse du secrétaire général du RPM, le parti du président IBK : « al-Qaïda a ciblé la mise en œuvre de cet accord. Nous sommes dans un processus de paix, souligne Maître Baber Gano. L’ensemble des populations maliennes veut que la crise que nous avons connue soit un mauvais souvenir. Nous sommes dans un moment d’union national. Ce n’est pas le moment de prendre cette tragédie pour en faire une supercherie politique. »

L’unité nationale est de mise pour condamner l’attaque, afficher son soutien aux victimes ainsi qu’à tous les Maliens. Mais pour le reste, la politique a vite repris ses droits.

 Par RFI Publié le 19-01-2017
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4 COMMENTAIRES

  1. Les habitants de Gao ont désormais leur destin entre leurs mains. C’est dès à présent que les comités de vigilance doivent être constitués. Il que les choses soient claires et acceptées de tous. Tout habitant qui reçois un étranger, devra signaler sa présence au comité. Il doit être imposé à tout propriétaire, de signaler l’arrivée de tout nouveau locataire en exigeant qu’il décline son identité et l’objet de sa présence dans la ville. Les populations doivent aussi surveiller les vas et vient de toute personne étrangère à leurs quartiers respectifs, observer les gens avec lesquels ils se trouvent. Il est certain que la surveillance accrue de certaines maisons appartenant à des Touaregs ou à des Arabes suscitera quelques réactions, puisque ces couches de la population s’en sentiraient stigmatisés, mais il est reconnu que ce sont leurs frères qui s’adonnent particulièrement à de telles activités, même s’ils ne sont pas eux-mêmes complices de leurs actes. Il y va de la sécurité de toute une population, leurs frustrations doivent être prises en compte, mais on ne peut pas faire d’omelettes sans casser des œufs. Ce n’est pas de la ségrégation, loin de là, mais la suspicion pèse lourdement sur les gens de leurs races. ils ont eux aussi, la lourde responsabilité de dénonciation, s’ils constatent des comportements déviationnistes de leurs frères ou des gens qu’ils hébergent. Les Gaois doivent rester soudés et vigilants. Qu’ils signalent tout geste, toute personne et toute activité suspecte aux autorités et aux forces de sécurité. Les différentes sorties des villes et des villages doivent être surveillées scrupuleusement. Ce n’est pas un appel à la délation, c’est un appel à la mobilisation contre le péril qui menace toute la population, toute la NATION!

  2. Tout ce la est dû aux manques de courage de certains dirigeants qui ne peuvent être responsables laissent le président seul dans la situation que nous connaissons tous .
    La situation du centre du pays connue et entretenue par le Pr Aly N Diallo et illa CISSE sous l’œil de la sécurité d’État et un ministre de la sécurité à contribuer à encourager et développer le banditisme
    Ils se servent d’Hamadoun Kouffa pour éliminer les personnes des grandes familles peulh et autres..
    Toutes les enquêtes ont prouvé que Aly Diallo est contact avec les tueurs. Jamais n’a été inquiété au contraire on l’encourage et finalement il servira de ce mouvement pour abattre son ami IBK.

  3. Nous disons et rappelons
    *chaque fois que LE CAS DU MALI DOIT ÊTRE ÉVOQUÊ AU NIVEAU des soit disant amis ennemis les « Autres Organisations » bizarrement les Voyous de Fameux Terroristes Faux Djihadistes Faux Islamistes intensifient leurs attaques COMME POUR DIRE QU’IL Y A TOUJOURS MENACES ET JUSTIFIER LA PRÉSENCE DES SOLDATS SOUS MANDATS DE RENOUVELLEMENT EN RENOUVELLEMENT DE MANDATS JUSQU’Á LA KIDALISATION DU MALI TELS ILS L’ONT FAIT EN YOUGOSLAVIE AVEC SA BALKANISATION AU SOUDAN AVEC SA SOUDANISATION ET Á LA CHAOTISATION INDESCRIPTIBLE DU MALI TELS ILS L’ONT FAIT EN IRAK EN AFGHANISTAN DE RENOVELLEMENT EN RENOUVELLEMENT DE MANDATS
    Nous disons et rappelons ne dit-on pas il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut rien voir il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut rien attendre et il n’y a pas plus idiot que celui qui ne veut rien comprendre TEL EST LE CAS DU LETTRÉ MUTANT PRÉSIDENT DU MALI SON GOUVERNEMENT DE LETTRÉS MUTANTS ET DE LEURS FIDÈLES KLÉBARS ET DOUNGOUROUS
    *IL NE FAUT JAMAIS AU GRAND JAMAIS COMPTER SUR LES AUTRES OU UN TIERS POUR ASSURER LA SÉCURITÉ LA DÉFENSE DE SON PAYS AU RISQUE DE VOIRE SON PAYS SOMBRER DANS UN CHAOS INDESCRIPTIBLE TELS EN AFGHANISTAN L’IRAK ET OU VOIRE SON PAYS DIVISÉ EN DEUX ENTITÉS DISTINCTES TELS EN YOUGOSLAVIE AVEC SA BALKANISATION LE SOUDAN AVEC SA SOUDANISATION etc
    *les responsables et chefs des soldats sous mandat de renouvellement en renouvellement de mandats et les soit disant amis ennemis les Autres Anciens colonisateurs du Mali et Autres Organisations ont dit dans beaucoup de leurs langues qu’ils ne sont point au Mali pour lutter contre les Voyous de Fameux Terroristes Faux Djihadistes Faux Islamistes
    *si les soit disant amis ennemis les Autres Anciens Colonisateurs et Autres Organisations voulaient mettre fin à la présence de ces Voyous Qui Ne Sont Point Des Foudres de Guerre Ils l’Auraient Fait Depuis Fort Longtemps Car Ils En Ont Les Moyens Seuls Sont Éliminés lors de soit disant opérations anti Djihadistes anti Terroristes Ceux des Voyous Devenus Incontrôlables et les autres sont à « leurs Bons Soins » au « pays Kidal » d’où ils partent pour attaquer les autres parties du Mali puis s’y replient rapidement
    *il revient donc aux maliens et maliennes fiers honnêtes ayant 1amour profond pour leur Mali tel indiqué dans leur hymne national ILS DOIVENT ETRE TOUS DEBOUT SUR LES REMPARTS ET DIRE QU’ILS ONT MARRE DE LA PRÉSENCE DE TOUTES CES FORCES SOUS MANDATS DE RENOUVELLEMENT EN RENOUVELLEMENT DE MANDATS POUR LA KIDALISATION LA CHAOTISATION DE LEUR MALI DE RENOUVELLEMENT EN RENOUVELLEMENT DE MANDATS ET ILS DOIVENT ÊTRE TOUS DEBOUT UNIS AUX FRONTS DE GUERRE POUR SAUVER LEUR MALI ET LE LIBÉRER ILS DOIVENT ÊTRE DEBOUT EN MARCHE POUR L’AVÈNEMENT D’1MALI ENTIER UNIQUE RÉPUBLICAIN HONNÊTE DÉMOCRATIQUE ET LAÏC ET EXIGER L’ÉQUIPEMENT IMMÉDIAT DE LEUR ARMÉE en armes avions hélicos de combat modernes adaptés non usagers achetés chez les soit disant amis ennemis les Autres Communistes comme à l’indépendance de leur Mali quand les soit disant amis ennemis les Anciens Colonisateurs de leur Mali avaient refusé comme c’est le cas aujourd’hui ET CONFIER LES FRONTS DES COMBATS CONTRE CES VOYOUS AUX SOLDATS ET OFFICIERS MALIENS PROTOTYPES DES MALIENS ANTIQUES FIERS HONNÊTES COURAGEUX INTRÉPIDES COURAGEUX SANS PEUR PRÉFÉRANT LA MORT Á LA HONTE QUI ASSUMERONT AVEC SUCCÈS LEUR MISSION RÉGALIENNE

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