Mali: le Gatia dit prendre les armes pour participer aux négociations

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Mali: le Gatia dit prendre les armes pour participer aux négociations
Un Malien travaillant à la reconstruction du marché de Gao, le 4 avril 2013.
AFP PHOTO/JOEL SAGET

Le Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gatia), qui vient de se créer dans le nord du Mali, affirme avoir officiellement demandé aux autorités maliennes et internationales de participer aux prochains pourparlers à Alger. Ils se disent opposés à l’autonomie du Nord et affirment qu’il « fallait nécessairement avoir un groupe armé afin de participer au processus de paix ».

Le nouveau groupe armĂ© d’autodĂ©fense (Gatia) qui a officiellement Ă©tĂ© crĂ©Ă© cette semaine dans le nord du Mali assure avoir officiellement demandĂ© aux autoritĂ©s maliennes et internationales de participer aux prochains pourparlers de paix d’Alger, qui doivent reprendre le 1er septembre. Le Gatia, essentiellement composĂ© de Touaregs de la tribu des Imrads que l’on trouve dans les trois rĂ©gions du nord du Mali, est plutĂ´t proche de Bamako. Il revendique un millier de combattants et se dit contre toute autonomie du Nord.

Le retrait des forces armées du nord

Joint par RFI, Fahad Ah Al-Mahmoud, secrétaire général du Gatia, explique que le groupe est « déjà en armes », mais qu’il ne compte pas les utiliser pour lutter contre l’Etat malien. Si le Gatia a pris les armes, affirme Fahad Ag Almahmoud, c’est « pour que les autres frères qui sont en armes ne nous dictent pas ce que l’on doit faire et ce que l’on ne doit pas faire. »

« L’un des éléments déclencheurs [de la constitution du Gatia, ndlr] a été le retrait des forces armées et de sécurité de la zone au nord de Gao. Nous sommes devenus des laissés pour compte », expose le porte-parole de ce nouveau groupe armé. Pour lui, « on ne peut pas être impliqués en tant que communauté tout court. Il fallait nécessairement avoir un groupe armé, comme tous les autres, afin de participer au processus de paix. »

Pas de réaction officielle à Bamako

Fahad Ag Almahmoud, qui ne cache pas que son mouvement se veut proche du général malien touareg El Hadj Ag Gamou, expose également le credo du Gatia : « Nous sommes Maliens. Nous ne demandons pas une division du Mali. Nous ne demandons pas plus que le développement pour le Nord. On est prêts à faire la paix avec tous nos autres frères qui ne partagent pas la même vision que nous, pourvu qu’ils nous respectent et respectent notre point de vue. »

Seront-ils considĂ©rĂ©s comme des interlocuteurs Ă  part entière lors des prochains pourparlers ? Le ministre malien de la RĂ©conciliation n’Ă©tait pas joignable, ce vendredi. Aucune position officielle ne semble arrĂŞtĂ©e pour le moment Ă  Bamako.

par RFI

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13 COMMENTAIRES

  1. Le bout du tunnel est encore très très…loin. Avec la creation de groupes armĂ©s a chaque ca devient très dangeureux. Pour calmer cette tempĂŞte il faudra commencer coute que coute par le dĂ©sarmenent rapide du mlna encore faire front commun au mujao, aqmi et tous leurs alliĂ©s. Le Nord sur une grande poudrière actuellement et ca risque d’eclater.
    Ladji kabakoh et votre click, a Vous de rentrer en actions.

  2. La gouvernance du “Baga Baga” ou le pari perdu d’IBK

    Octobre 2013, moins d’un mois de son investiture internationale du 19 septembre 2013, IBK rentre prĂ©cipitamment de Paris oĂą il avait un agenda avec le SĂ©nat français, pour faire face Ă  la mutinerie du 30 septembre 2013 qui Ă©clata Ă  la place d’armes de Kati.

    Fort de sa lĂ©gitimitĂ© tirĂ©e des Ă©lections de juillet et aoĂ»t 2013, et assurĂ© du soutien français, IBK mène d’une main de fer la gestion de la crise de Kati sans fausse note.

    L’opĂ©ration militaire “Sanya” menĂ©e dans la garnison de Kati pour y rĂ©gner l’ordre et rĂ©cupĂ©rer les armes en possession des mutins se dĂ©roula sans anicroche.

    Dans la foulĂ©e l’adresse Ă  la nation d’IBK du 2 octobre 2013 ne laissa aucune place Ă  la lĂ©gèretĂ© ni au laxisme dont faisaient montre les autoritĂ©s de Bamako face Ă  la junte de Kati durant la transition politique.

    “On ne me trimbalera pas” ou “Kati ne fera plus peur Ă  Koulouba” sont entre autres formules qui Ă©difieront sur la volontĂ© du nouveau chef de l’Ă©tat de donner un grand coup de pied dans la fourmilière de Kati.

    La suite est connue et le juge KarembĂ© se chargea du reste jusqu’Ă  aujourd’hui et le procès des anciens hommes forts de l’ex junte militaire de Kati peut commencer d’un moment Ă  l’autre.

    La mise sous pas de Kati a Ă©tĂ© incontestablement un premier succès du rĂ©gime IBK, mais elle a Ă©tĂ© aussi le trompe-l’Ĺ“il qui prĂ©cipita le rĂ©gime IBK au bord du prĂ©cipice auquel il se trouve actuellement.

    En octobre 2013, l’ex junte militaire de Kati savait plus que quiconque depuis dĂ©jĂ  9 mois avec l’opĂ©ration Serval et dans son sillage la Minusma, qu’elle n’Ă©tait plus seul maĂ®tre Ă  Bamako comme cela fut le cas au moment oĂą Dioncounda fut tabassĂ© ou que Cheick Modibo Diarra fut contraint Ă  la dĂ©mission.

    Sanogo le savait et cherchait Ă  se caser dans un grade stratosphĂ©rique de gĂ©nĂ©ral multi-Ă©toilĂ© pour se rendre indispensable dans la chaĂ®ne de commandement de l’armĂ©e.

    Il voulait aussi se rendre frĂ©quentable par les principaux partenaires du pays qui commençaient Ă  revenir Ă  la faveur du retour Ă  l’ordre constitutionnel normal et qui n’ont pas apprĂ©ciĂ© du tout son coup d’Ă©tat de mars 2012.

    Mais ce n’Ă©tait pas une si bonne idĂ©e que ça car ça s’apparenterait Ă  un couteau Ă  double tranchant.

    Pour passer d’un grade de capitaine Ă  celui d’un gĂ©nĂ©ral 4 Ă©toiles sous les grands manguiers de Kati et le tout en une matinĂ©e de conseil de ministres, il faut s’assurer que cela ne fasse pas des jaloux parmi la nuĂ©e de soldats analphabètes qui rodent tout autour et qui croient qu’avec le coup d’Ă©tat ils ont droit de vie et de mort sur une nation et ses ressources.

    Donc la mutinerie du 30 septembre 2013, capoter les plans de retraite dorĂ©e de Sanogo et remet sur le devant de la scène la nĂ©cessitĂ© d’enrayer les capacitĂ©s de nuisance de l’ex junte sur le nouveau pouvoir d’IBK.

    La rocambolesque arrestation en chaĂ®ne des hommes forts au sud du Mali de 2012, conforta IBK dans son fauteuil de prĂ©sident de la rĂ©publique et le met Ă  l’aise devant ses pairs africains et dans la gestion de la crise du nord.

    L’assurance qu’il en tient, l’amène Ă  maintenir la pression.

    “Je ne nĂ©gocierai pas avec les hommes en armes” ou “Aucun rebelle ne peut se hisser Ă  ma hauteur” sont entre autres dĂ©clarations qu’il affectionnait.

    Mais IBK a semblĂ© oublier que si Sanogo (dont il a eu raison) Ă©tait dans l’inconfort au sud du Mali avec l’opĂ©ration Serval et la prĂ©sence militaire Ă©trangère au Mali, “les rebelles” ou plus singulièrement le Mnla Ă©tait dans le confort au nord de notre pays justement par la prĂ©sence de Serval et des troupes Ă©trangères chez nous.

    Ce n’Ă©tait donc pas la mĂŞme recette qui pouvait fonctionner contre l’ex junte et contre les groupes armĂ©s qui Ă©cument le nord du Mali.

    Pour faire plier les groupes rebelles ou leur dĂ©loger il fallait plus que le “Baga Baga” sur fond de prĂ©sence de Serval et de la Minusma, il fallait une armĂ©e malienne opĂ©rationnelle aidĂ©e par un renseignement voir un contre espionnage autonome et indĂ©pendante et de Serval et de la Minusma.

    Mais hĂ©las l’armĂ©e malienne qui fut portĂ©e littĂ©ralement dans le dos de Serval en janvier 2013 pour la libĂ©ration de Gao et Tombouctou des mains des narco djihâdistes , est restĂ©e comme un bĂ©bĂ© dans les jupons de Serval et de la Minusma, elle n’a pas grandi au nord du Mali.

    Le prĂ©sident IBK n’a pas concrètement augmentĂ© de manière significative sa capacitĂ© opĂ©rationnelle ni dans les airs ni au sol.

    Pire le commandement militaire a semblĂ© faire savoir que c’est Serval qui l’empĂŞchait de se dĂ©ployer sur tout le territoire malien nĂ©gligeant au maximum les capacitĂ©s de nuisance des groupes armĂ©s en face au nord du pays et nageant dans du faux comme d’habitude.

    Dans cette situation, le pari d’IBK Ă©tait de faire plier les “rebelles” en pointant le doigt dans l’air pour profĂ©rer des menaces et en voyageant luxueusement dans des beaux avions pour donner l’impression d’une fausse grandeur et marquer les esprits.

    Mais mal lui a pris car son premier premier ministre, Oumar Tatam Ly, qui a semblé être plus lucide et plus réaliste que son successeur en annulant un premier voyage controversé à Kidal, démissionne.

    Son successeur avait d’autres agendas qui occultèrent complĂ©ment le volet “capacitĂ© militaire de l’armĂ©e” et donnèrent toute la place Ă  la communication politique.

    Mais la communication politique marche si elle est suivie de succès de la politique.

    Du moment oĂą sa finalitĂ© rime avec Ă©chec et cacophonie cela produit plutĂ´t l’effet inverse.

    “Nous avons des armes qui nous permettent aujourd’hui de faire de Kidal ce que nous voulons” disait Moussa Mara.

    Non monsieur le premier ministre ce ne sont pas les armes qui comptent le plus mais la capacité de nos troupes de les utiliser à bon escient.

    Et en mai 2014 ce n’Ă©tait pas le cas car le renseignement qui complète le dispositif militaire a semblĂ© faire scandaleusement dĂ©faut Ă  l’armĂ©e Ă  Kidal.
    Le manque de visibilitĂ© sur l’ennemi Ă©tait patente et l’armĂ©e s’est jetĂ©e dans la gueule du loup.

    C’est ce qui s’est passĂ© en mai 2014 avec la cuisante dĂ©faite militaire de l’armĂ©e malienne Ă  Kidal oĂą nos soldats en dĂ©tresse rasaient les murs Minusma pour avoir la vie sauve.

    IBK et son premier ministre ont Ă©tĂ© obligĂ©s de se faire petits après tant de fanfaronnades et de jeter l’opprobre de la dĂ©faite sur l’armĂ©e.

    Dans la foulĂ©e, les opposants politiques et la sociĂ©tĂ© civile trouvent subitement une place dans la stratĂ©gie de Koulouba de recherche de solution au problème du nord alors que cela n’Ă©tait pas le cas au dĂ©but du rĂ©gime.

    La question fondamentale qu’on doit se poser Ă  ce niveau est de savoir pourquoi le pouvoir a voulu faire cavalier seul dans la gestion de la crise du nord et surtout pourquoi il a semblĂ© sous estimer les capacitĂ©s militaires de l’ennemi et surestimer celles de l’armĂ©e?

    La seule explication possible pour un pouvoir qui ne s’est pas donnĂ© le temps d’une analyse en profondeur d’une crise sĂ©curitaire gravissime, est qu’il a voulu jouer Ă  l’effet “d’optique” pour espĂ©rer affaiblir psychologiquement ses adversaires.

    La technique n’a pas fonctionnĂ© Ă  Kidal car le minimum nĂ©cessaire n’Ă©tait pas assurĂ© du cĂ´tĂ© de l’armĂ©e.

    Mais problème, les ingrédients de la technique:

    -voyages interminables dans du avion neuf et très cher pour se donner une certaine fausse grandeur,

    -et le parler beaucoup pour impressionner,

    commencent à rattraper le régime.

    Le FMI, la banque mondiale et l’Union EuropĂ©enne demandent des comptes et des explications et il n’y a pas beaucoup Ă  donner du cĂ´tĂ© de Koulouba et de L’ACI 2000 ou se trouve le ministère des finances Ă  Bamako.

    En attendant le Mali est privĂ© du dĂ©caissement des fonds du FMI et de l’Union EuropĂ©enne avant une dĂ©cision en septembre 2014.

    La gouvernance du “Baga Baga” n’a pas marchĂ© au nord et nous avons Ă©tĂ© privĂ©s de sous de nos principaux bailleurs de fonds.

    C’est le pari perdu d’IBK de ces 11 derniers mois de pouvoir au Mali.

    Wa salam.

  3. Vous avez raison, tant que le Mnla n’est pas dĂ©sarmer, il faut pas que vous laissent les armes si vous ĂŞtes avec Bamako bravo vous ĂŞtes des patriotes et bon courage on est avec vous

  4. Honte encore honte Ă  ses accords d’Alger ,tamarasset,ouaga,assises parci par lĂ ,forums et voilĂ  que l’impunitĂ© et la rĂ©compense du crime deviennent sources de revenue.je dis bon vent Ă  gatia et Ă  d’autres qui s’en suivront salam

  5. BRAVO GATIA. Toutes mes felicitations et toutes mes benedictions pour cet acte de patriotisme. Que Dieu vous benisse et vous protege. Vous devez etres armes aussi comme les autres ou tout le monde sauf l’armee nationale doit etre desarme. Nous observons la reaction de la Communaute Internationale vis-a-vis de votre decision et vos requetes. POUR UNE JUSTICE, VOTRE DEMANDE DOIT ETRE AGREEE A 100% SI ON VEUT REELLLEMENT PARLE DE FAIR PLAY. TOUTE AUTRE DECISION CONTRAIRE SERAIT PARTIALE ET ANTI DEMOCRATIQUE. Souvent cette meme Communaute Internationale qui nous donne des lecons est partiale dans ces agissements. Mais elle doit savoir que ce n’est pas elle qui doit decider de notre destin a notre place; meme si la plupart des dirigeants africains est irresponsable. Si vraiment on est preoccupe par le Bonheur du Mali, tout le monde doit etre mis sur le meme pieds d’egalite. Sans cette approche, nous serons assis sur un volcan qui explosera un jour.

  6. C est vraiment Bizarre comment ils font pour avoir autant d argent. ils sont mal payés tout simplement

  7. The IBK administration in Mali: Why we are critics?

    En aout 2013, le monde entier se fĂ©licitait de l’achèvement du retour Ă  l’ordre constitutionnel normal au Mali et accourait Ă  sa rescousse pour l’abreuver par des ressources financières et techniques de toute sorte.

    La communautĂ© internationale promettait dĂ©jĂ  3,2 milliards d’euros d’aides au pays pour lui permettre son retour dans le concert des nations et se consacrer Ă  son dĂ©veloppement.

    Le régime IBK, issu des urnes des plus belles manières, comme il est rare en Afrique, attirait sympathie et à travers lui le peuple malien, quoique éprouvé par deux longues années de crises sécuritaires et institutionnelles, forçait le respect après moult humiliations.

    La manifestation la plus flagrante de ce respect et de cet estime fut, entre autres, la visite Ă  Bamako de la directrice gĂ©nĂ©rale du FMI, du prĂ©sident français, du roi du Maroc et une nuĂ©e d’autres chefs d’État africains.

    Mais très vite le prĂ©sident IBK a cru bon de voir en cet engouement international pour le Mali une opportunitĂ© de s’adonner Ă  ses vieux fantasmes du luxe inutile et mĂ©galomane.

    D’interminables voyages d’apparats en jets privĂ©s très coĂ»teux, marchĂ©s publics douteux et/ou truquĂ©s de plusieurs dizaines voire de centaines de milliards se succèdent comme par enchantement.

    Les préoccupations du pays, la paix au nord et le développement, sont repoussés aux calendes grecques.

    Les nĂ©gociations avec les groupes armĂ©s ont Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©es alors qu’aucune option de remise sĂ©rieuse de l’armĂ©e en ordre de bataille n’est entamĂ©e.

    De l’autre cĂ´tĂ©, le rĂ©gime IBK continue avec des dĂ©clarations mensongères pour masquer les rĂ©alitĂ©s du pays Ă  coup de grandes envolĂ©es lyriques.

    Le dĂ©part rocambolesque d’Oumar Tatam Ly de la primature et le voyage forcĂ© de son successeur Ă  Kidal, tĂ©moignent de la cacophonie et du pilotage Ă  vue auxquels nous gratifie le rĂ©gime IBK depuis maintenant 11 mois.

    La boulimie de disposer de façon lĂ©gère l’argent public gracieusement prĂŞtĂ© par les autres nations Ă  notre pays et Ă  un rythme proche de celui de la vitesse de la lumière, irrite d’abord les institutions de Bretton Woods, puis l’Union europĂ©enne et les travailleurs de l’UNTM.

    La relation controversĂ©e du rĂ©gime IBK avec les bailleurs de fonds est prĂ©sentĂ©e par une communication approximative de la prĂ©sidence de la rĂ©publique comme un non-lieu total auquel l’opposition politique du pays s’arc-bouterait sans raison valable.

    Mais quand les dĂ©caissements du FMI, au profit du Mali, sont rĂ©ellement suspendus jusqu’en septembre 2014, le rĂ©gime IBK, toute honte bue, reconnaĂ®t les faits et essaie de nous dire que les dĂ©penses de prestige incriminĂ©es par les Chicago Boys de Washington, n’Ă©taient pas l’argent des partenaires financiers mais bien un emprunt public auprès d’une banque nationale.

    Mais je rĂŞve ou quoi?

    Un crĂ©dit intĂ©rieur ou extĂ©rieur influe sur la solvabilitĂ© d’un État qui s’endette car il augmente ses engagements envers les tiers.

    Tout banquier qu’il soit privĂ©, public, bilatĂ©ral ou multilatĂ©ral, ne peut nĂ©gliger cet aspect du diagnostic financier (surtout si les dĂ©penses financĂ©es par l’augmentation de l’endettement public ne sont pas crĂ©atrices de richesses ni aujourd’hui ni demain) au risque de s’exposer gravement et durablement Ă  une dĂ©faillance de son portefeuille de crĂ©dit.

    Que cela ne soit pas compris Ă  l’HĂ´tel des Finances au Mali, ni dans l’entourage du prĂ©sident IBK, est une prĂ©occupation grave.

    Il dĂ©montre que nos autoritĂ©s actuelles n’ont aucune expertise financière crĂ©dible en plus de leur pilotage Ă  vue du pays.

    Donc nous avons deux problèmes fondamentaux avec le régime IBK:

    -Un premier problème de management d’Etat

    -Et un second problème technique de comprĂ©hension des mĂ©canismes financiers et des concepts de rentabilitĂ© qui doivent sous-tendre la “priorisation” des dĂ©penses publiques.

    Le premier explique l’absence de vision politique et de planification rigoureuse pour le concrĂ©tiser.

    Le deuxième explique la cacophonie et l’amateurisme ambiant qui polluent toutes bonnes relations du rĂ©gime, sapent ses avantages et opportunitĂ©s et multiplient ses faiblesses et Ă©checs.

    Sur le plan de la défense nationale et de la sécurité, ces échecs sont visibles partout.

    Pas seulement la mémorable défaite militaire de Kidal de mai 2014, mais essayez de vous aventurer à une vingtaine de kilomètres de Gao ou de Tombouctou et vous mesurerez par vous-même cet échec patent du régime IBK en matière de défense nationale et de sécurité dans notre pays.

    Les nĂ©gociations en cours prĂ©cipitamment reprises Ă  Alger dans le sillage de la bĂ©rĂ©zina de Kidal (et encore suspendues Ă  la demandes des groupes armĂ©s, le Mnla jouant la technique de “Stop And Go” avec le gouvernement malien), sont une autre illustration de l’amateurisme et du pilotage Ă  vue version IBK.

    Le Mali s’en va en nĂ©gociation au moment mĂŞme oĂą il a la cĂ´te la plus faible et la marge de manĹ“uvre la plus Ă©troite de l’histoire.

    Et pire, il n’a plus la confiance de ses partenaires internationaux.

    Dans cette situation que faut-il faire?

    Il faut très vite restaurer la confiance en montrant pattes blanches:

    -Annuler les dĂ©penses inutiles et de prestige et respecter les engagements de bonne gouvernance de l’État.

    -Tracer un cap clair de gouvernance et un planning d’exĂ©cution sans Ă©quivoque des objectifs dans tous les domaines.

    -Chercher les compétences les plus aptes à relever les défis dans tous les bords politiques et sociaux du pays.

    -Remettre les maliens au travail par des investissements productifs de l’argent public et en tendant la main au secteur privĂ© qui mène une activitĂ© saine et crĂ©atrice de richesses et d’emplois.

    -Faire la promotion du mĂ©rite dans tous les milieux professionnels et bannir les promotions familiales dans la gestion de l’État.

    -ArrĂŞter avec le faire semblant dans la lutte contre la corruption et le gaspillage de l’argent public.

    Sans ces préalables, aucune confiance ne sera restaurée à cours terme avec les partenaires techniques et financiers et les partenaires sociaux.

    Et surtout le pays court droit Ă  un nouvel effondrement de l’État car sans l’aide Ă©trangère et un contrĂ´le strict des dĂ©penses publiques, c’est la cessation des paiements garantie avec toutes les consĂ©quences explosives sur le plan social que cela impliquerait.

    Wa salam.

    • comme d habitude vos analyses sont pertinentes mais je crains qu’elles ne tombent dans des oreilles sourdes

  8. il etait temps ,que votre voix soit entendu ,le nord est aussi le maliba ,pas d,autonomie ,ni division ,c,est ensemble que la solution sera trouvé :j,invite aussi a tous mes freres et soeurs sonrhai ,d,y prendre part ,car le monde n,est le meme qu,au temps de nos anciens ,c,est en etant uni et fort ,qu,on se fait entendre ,:unissez -vous et dites ""non et non """ a l, autonomie ,car c,est vous les sonrhai qui seront sacrifier ,et vous deviendrez des moins que rien de ces bandits armées ,alors levez-vous les kois ,pour ne pas subir la dictature des autres ;c,est le prix de la paix et de votre futur :nous avons la majorité absolu au nord ,alors pourquoi se laisser faire !!!!mettez vos querelles absurdes de coté ,changez vos esprits ,unissez ;unissez-vous et faites entendre votre voix ,meme s,il faut se battre ,je vous fait confiance en la matière ,bouyan bah hawi !!!!!un sonrhai ne se laisse jamais ;jamais au grand jamais faire :avez-vous oublier la bravoure de nos anciens !!!!!!!!!

  9. bravo GATIA car par votre composition vous representez le nord ,je demande a tous les hommes en age de se battre a gao et tombouctou de vous rejoindre car vous etes la seule alternative a la fuite de <<la vaillante armee du mali<< et contre les visees de domination des groupes apatrides du mn..

    • Tout cela est très inquiĂ©tant.
      Pourquoi tant de groupes armés?
      C’est dangereux pour un pays souverain d’avoir plusieurs groupes armĂ©s sur son sol.A part l’armĂ©e et les forces de sĂ©curitĂ©s nationales,il ne devrait y avoir aucun autre groupe armĂ© sur le territoire national.
      J’ai l’impression qu’il se forme un groupe armĂ© chaque semaine dans notre pays.Si les responsables politique et les dĂ©cideurs ne mettent pas un frein Ă  tout ça,c’est la somalisation du Mali qui est en route.
      Gouverner c’est prĂ©voir.D’oĂą proviennent toutes ces armes dont se servent tous ces groupes armĂ©s?.De tous ces groupes armĂ©s,chaque groupe armĂ© est financĂ© par qui et qui?. Autant de questions qui restent malheureusement sans rĂ©ponses.

      • la seule maniere d eteindre un feu c est un contre feu,il faut plutot s inquieter des groupes qui menacent l unitĂ© nationale et non des mouvements qui ont le mali en sympathie

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