Mali: avec Jean-Yves Le Drian, le MOC et la Minusma Ă  Gao [Reportages]

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Jean-Yves Le Drian a rendu visite aux soldats du Mécanisme opérationnel de Coordination à Gao, le 25 février 2017. © AFP
Jean-Yves Le Drian a rendu visite aux soldats du Mécanisme opérationnel de Coordination à Gao, le 25 février 2017. © AFP

Le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian est en visite au Sahel et au Sahara, sans doute la dernière dans la région en tant que ministre de la Défense. Samedi 25 février il était à Gao où il a rencontré des éléments maliens du MOC, le Mécanisme opérationel de Coordination, durement frappé par un attentat en janvier dernier.

Jean-Yves Le Drian s’est fĂ©licitĂ© des dernières avancĂ©es sur le terrain puisqu’en fin de semaine une première patrouille mixte (rĂ©unissant anciens rebelles, plateforme et forces armĂ©es maliennes) a pu avoir lieu dans la ville de Gao. Il s’est Ă©galement fĂ©licitĂ© de l’adoption d’un calendrier devant permettre Ă  partir de mardi prochain l’installation des autoritĂ©s intĂ©rimaires dans cinq rĂ©gions du Nord-Mali.

Treillis dĂ©pareillĂ©s, chèche vert kaki autour de la tĂŞte, une trentaine d’élĂ©ments du MOC sont saluĂ©s un par un par le ministre français de la DĂ©fense. Il n’est pas facile de s’y retrouver au milieu de toutes ces insignes mais les choses avancent.

Dix-huit mois que les patrouilles mixtes étaient attendues. Après l’attentat de janvier il fallait réagir. « Ou bien il y avait une véritable accélération du processus, avec à la fois la mise en place des autorités intérimaires et le lancement des patrouilles mixtes, ou bien alors on entrait dans une spirale de violence immaîtrisable, explique à RFI le ministre français de la Défense. Et il y a eu ce sursaut, donc c’est un grand jour ! »

Le MĂ©canisme opĂ©rationnel de Coordination (MOC) a perdu près du tiers de ses hommes – tuĂ©s ou blessĂ©s – le 18 janvier dernier (l’attentat a fait 54 morts et 125 blessĂ©s selon des sources sĂ©curitaires maliennes, 77 selon des sources françaises), mais des effectifs se prĂ©sentent depuis pour les remplacer.

Pour le colonel Sidi Mohamed Rhissa, le coordinateur du mĂ©canisme, il y a urgence Ă  lancer un processus de cantonnement pour identifier clairement tous ses Ă©lĂ©ments : « Tant qu’il n’y a pas eu le cantonnement ou le prĂ©-cantonnement des mouvements, il y aura toujours des inconnus. Donc aujourd’hui il est très difficile de gĂ©rer la sĂ©curitĂ© !». C’est lors du cantonnement que l’on peut savoir qui est qui, insiste le colonel.

Autre acteur sur le terrain, la Minusma. Barkhane et la Minusma, deux mandats bien distincts face Ă  un mĂŞme adversaire

En janvier, le Parlement allemand a autorisĂ©, au moins jusqu’en 2018, la mission renforcĂ©e de la Bundeswehr sous couleurs des Nations unies au Mali. Dans quelques semaines, ces effectifs doivent atteindre un millier d’hommes. Avec ses drones, ses hĂ©licoptères et ses blindĂ©s, l’armĂ©e allemande effectue des missions de reconnaissance, de transport et d’Ă©vacuation sanitaire, au profit de la Minusma et remplacera le contingent nĂ©erlandais Ă  Gao.

Notre envoyé spécial a rencontré Mahamat Saleh Annadif, nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma et le colonel Marc Paare de la Bundeswehr. Ecoutez son reportage.

….lire la suite sur rfi.fr

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1 commentaire

  1. Cela est une bonne nouvelle si les patrouilles mixtes sont déjà applicables et que les éléments sont effectifs avec le seul engouement et la seule détermination à ne voir que la paix et la réconciliation dans tous les actes et actions.

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