Mali: les affrontements entre MNLA et MAA inquiètent

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Les combats entre militaires maliens et français et islamistes ont fait rage, jeudi 21 février à Gao. REUTERS
Les combats entre militaires maliens et français et islamistes ont fait rage, jeudi 21 février à Gao.
REUTERS

Au Mali, sur le front, de nouveaux bombardements français ont eu lieu ce dimanche 24 février non loin de In-Khalil où des affrontements ont eu lieu tout au long du week-end. Le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA, autonomiste) avait affirmé avoir lancé une attaque en représailles à des violences contre des Arabes dans la zone. Le MNLA, lui, assurait que les assaillants sont des « terroristes » menés entre autres par des chefs du Mujao. La tension reste vive donc dans le secteur et à Bamako, ce qui inquiète de plus en plus.

In-Farah est une localité malienne située à équidistance de la frontière algérienne et de In-Khalil, une autre localité malienne. Le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé malien composé essentiellement d’Arabes, a toujours affirmé que In-Farah était sa base. C’est ce lieu qui a été bombardé à plusieurs reprises ce dimanche par l’aviation française. « Pourquoi les Français nous bombardent ? Pourquoi prennent-ils parti pour le MNLA ? », s’interroge Boubacar Taleb, l’un des responsables du MAA.

Vive tension dans le secteur

Depuis 48 heures maintenant, la tension reste vive dans le secteur pour « récupérer des biens volés ». Des hommes armés se présentant sous l’étiquette du MAA ont dans un premier temps attaqué les positions des Touaregs du MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad), alliés des Français notamment dans la localité de In-Khalil.

Le MNLA, de son côté, affirme que ses adversaires sont plutôt les jihadistes. En attendant d’y voir plus clair, la situation suscite des inquiétudes à Bamako. Le principal risque est de voir un conflit tribal s’ajouter dans le nord du Mali à la guerre qui oppose jihadistes et troupes franco-africaines.

 

SITUATION HUMANITAIRE ALARMANTE À TINZAOUTÈNE

Les événements de ce vendredi à Gao et In-Khalil le prouvent, la situation est loin d’être stabilisée et empêche le retour des populations chez elles, déplore le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). A Tinzaoutène, à la frontière algérienne, on dénombre 6 600 déplacés, selon les dernières estimations. La plupart sont originaires de Menaka et de Gao. Loin de tout, ils viennent enfin de recevoir cette fin semaine de l’aide alimentaire acheminée par le CICR. Mais leurs conditions de vie restent préoccupantes.

Le convoi attendu depuis des semaines est arrivé jeudi. La distribution des 160 tonnes de nourriture a tout de suite commencé. « Les vivres que nous distribuons actuellement sont constituées de riz, de semoule, d’huile d’arachides et de sel iodé, liste Valéry Mbaoh Nanah, porte-parole du CICR pour le Mali. Une autre équipe travaille de manière à permettre aux populations d’avoir accès à de l’eau ».

Car l’eau, dans cette zone désertique, reste l’un des plus gros problèmes. « Quelques puits ont été réhabilités ou sont en cours de réhabilitation sur Tinzaoutène. Mais on est loin de satisfaire tous les besoins des familles qui sont sur place, déplore Frank Abeille, chef de mission de l’ONG Solidarités. On estime à 1 100 le nombre de personnes sur le site ».

Toutes ces personnes doivent être aidées en urgence, explique le maire, Tiglia Ag Sidi, car des premiers cas de maladies ont été signalés. Le maire de Tinzaoutène demande aussi que des abris adaptés aux fortes chaleurs soient fournis en remplacement des bâches en plastique qui ont été distribués à certaines familles.

Par RFI

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11 COMMENTAIRES

  1. Le Mali se déchire, la France cafouille et le Tchad subit.

    Un mois et demi que l’opération “Serval” est lancée au Mali, par les forces spéciales de l’armée française suite à un appel de détresse lancé par Dioncounda Traoré à François Hollande après le naufrage de l’armée malienne à Konna face à la hargne des combattants islamistes déterminés à prendre Sevaré et Mopti.

    Très vite, les succès militaires du Général Hollande face à l’Aqmi et ses bébés tigres de la Charia, surprennent la terre entière dans les villes maliennes poussiéreuses du delta central du Niger et du septentrion malien, à telle enseigne que la France reçoit des félicitations des États Unis, fait rare.

    Qui dit succès militaires dit parade, “le sauveur” Hollande aura la sienne dans les rues de Tombouctou et de Bamako.

    Mais la libération éclaire des grandes villes du nord du Mali par les forces spéciales françaises cache mal la stratégie des groupes islamistes à éviter le choc frontal avec l’armada français fort de ses 5000 hommes, de ses avions et hélicoptères de combats et de son renseignement satellitaire.

    L’armée malienne qui suivait les soldats français dans sa conquête du nord du Mali comme un bébé suit sa maman dans une foire animée de Djenné, fut sommée de ne pas rentrer à Kidal pour dit-on éviter des affrontements avec les touareg du Mnla, et les éventuelles exactions contre les civiles à la peau claire, parce qu’elle n’a pas réussi son examen de passage à Gao et à Tombouctou libérées.

    Trop agitée, trop brouillon, trop désorganisée, trop amateur, l’armée malienne n’a eu aucune stratégie viable de l’après libération à Gao et à Tombouctou qui aurait permis d’éviter au maximum les exactions, les pillages et autres débordements à l’encontre de certaines franges de la population malienne soupçonnées de coalition et de complicité avec les barbus pendant l’occupation.

    Comme à Diabali et à Konna ce sont donc les mêmes accusations d’excès et d’exactions que l’armée malienne n’a pas pu éviter de se faire accuser à tort ou à raison.

    Compte tenu du contexte ethnique très tendu et des difficiles relations entre les communautés, le sens de l’anticipation aurait fallu que nos stratèges militaires misent sur le concept “zéro débordement” pour gagner le respect et l’estime du monde entier et des organisations de défense des droits de l’homme.

    Mais hélas les pillages à ciel ouvert de Gao et Tombouctou ont donné du crédit à ceux qui accusent le Mali de mener une guerre ethnique, alors qu’en réalité nous sommes un pays attaqué qui cherche juste à recouvrer son intégrité territoriale, à vivre dans la quiétude, bref un pays qui se cherche.

    Le manque de stratégie militaire adaptée au contexte coûte à l’armée malienne de ne pas être présente aujourd’hui à Kidal, mais cela n’est pas le seul souci de nos militaires.

    L’autre souci c’est de ne pas visiblement être assez préparés pour tenir une ville libérée.

    Infiltrations trop faciles des Djihadistes dans les zones sous contrôle de l’armée malienne, combats laborieux face à des poignées d’islamistes, communication approximative, poursuite des affrontements interarmes à Bamako, toute chose qui en dit long sur l’état réel d’une armée malienne délaissée depuis trop longtemps, qui manque de tout et qui a besoin de tout.

    Dans ce contexte la déchirure n’est pas seulement entre les bérets verts et rouges, elle existe également au sein de la police, de la classe politique et entre les communautés ethniques dont la plus remarquable est celle qui se passe en ce moment entre les arabes du MAA et les touareg du Mnla à Halil.

    Face à ces déchirures qui rongent le Mali dans ses entrailles, l’incroyable impuissance des autorités de la transition est plus qu’inquiétante.

    Tout porte à croire que les défis réels du pays sont largement sousestimés
    par Dioncounda et l’équipe gouvernementale de Diango Cissoko car aucune action d’envergure n’est menée dans le pays pour panser sérieusement les blessures du tissu social du pays.

    Par la grâce de Dieu, la coopération économique et financière du Mali avec les institutions de Breton Woods a repris et celle des états européens emboîte le pas au FMI et à la banque mondiale.

    Les élections sont annoncées pour juillet 2013, mais la nation malienne a actuellement plus qu’un état et un président de la république, besoin de cohésion et d’entente entre les communautés surtout au nord du pays et les autorités de la transition ne peuvent pas s’assoir et attendre le président élu pour cela car les déchirures sont trop profondes et le Mnla en profite pour reprendre le poil de la bête.

    En opportuniste vedette de la traîtrise, le Mnla mouvement néo terroriste et raciste, annonce qu’il occupe les villes du nord abandonnées par les barbus dans leur “repli tactique” et multiplie les communiqués pour induire les français dans l’erreur de collaborer avec deux armées antagonistes sur le même territoire d’un état souverain.

    Comme par hasard à chaque fois que les islamistes se retirent d’une ville, le Mnla est toute de suite présent sans pourtant combattre les islamistes même dans leur retrait.

    Mais on se moque de qui?

    Perdue entre le désir de récupération de ses otages, les mensonges du Mnla et le manque de professionnalisme de l’armée malienne, la France cafouille au nord du Mali.

    Elle met les soldats tchadiens en première ligne dans la région de Kidal, quand bien même que le terrain ne leur est pas trop familier et que leur cohabitation voire collaboration avec le Mnla est plus que douteuse voire dangereuse pour leur sécurité et le succès de leurs opérations militaires.

    C’est donc logiquement que nos amis tchadiens, malgré le courage et la bravoure de leurs soldats d’exception essuient des pertes énormes en vies humaines dans les montagnes du Tagharghar.

  2. hollande a recu du venin qui aurait du le paralyser lors de toute prise de decision concernant le mali au cours du debat. l.autre avait du mali qu,il fallait attendre la fin des elections avant d.entreprendre quoi que ce soit (il fallait que le mnla gagne)

  3. D’accord MAA ne saurait être malien et continuez à revendiquer son affiliation azwadesque. Donc il s’agit d’un groupe armé au Mali et non un groupe armé malien.
    Aussi, c’est assez inquiétant comme appellation car on comprend vite que leur seul objectif est l’Ethnie arabe ce qui donne une dimension de guerre civile latente au Mali. Plus le temps passe plus la situation se crispe et se complique davantage. C’est pourquoi, il ne faut accepter que la contribution des états dans cette guerre contre le terroriste, les autres groupes (MNLA, MIA, MAA, Je ne sais quoi, …) doivent rendre armes (s’ils ne sont pas terroristes). C’est leur salut et le notre et ainsi que la réussite de la mission des alliés du Mali qui en dépendent!

  4. LE MNLA EST COMME TOUS LES AUTRES GROUPES. DONC ON S’EN FOU QU’IL SOIT ATTAQUE PAR UN AUTRE ENNEMI. C’EST LA PREUVE COMME QUOI LE MNLA N’EST RIEN DANS CETTE ZONE.
    LA FRANCE DOIT PRENDRE SES DISTANCES AVEC CES CRIMINELS ET BANDITS DE GRAND CHEMIN.

  5. Vous découvrez aujourd’hui que le MUJAO sont des terroristes. Vous pensiez peut être que les enfants soldats se battent avec des bâtons. Bien loin de la charia, le mujao est un mouvement de trafiquants qui couvrent leur trafic sous prétexte de l’islam.

  6. La France va créer une guerre ethnique à cause de sa complicité incompréhensible avec le MNLA qui est un groupe terroriste de surcroit et qui se cache derrière le label indépendantiste.

    • et qui va arrivé en sauveur à se moment là?
      l’armée malienne!! quand elle sera correctement formée et équipée!!

  7. cment voulez vous la france abandonne le mnla?. ces leurs allies pour liberer leurs ressortissants otages des islamistes .mais que ne sait la france ;mnla est le premier des traitres .

  8. Dans tout ça je ne sais pas ce que fait les groupes africains venus specialement pour bouter les islamistes hors du territoire.

    Peut être qu’il lesur faut au préalable un mandat de la France.

    REVEILLEZ VOUS ENFIN

  9. Le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé malien…. Cherchez s’il vous plait l’erreur.

  10. La France a son propre agenda et les autorités maliennes doivent rappeler le contenu de la lettre de Dionkounda qui a permis aux français d’intervenir il s’agit d’aider le Mali et non le MNLA.

    Mais bombardé une communauté pour une autre découle d’un agenda propre à la France.

    Tous les groupes armés sont à combattre et l’armée malienne seule doit porter des armes si non dans les affrontements ce n’est pas aux MNLA de montrer à la France qui est ennemis du Mali qui ne l’est pas.

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