Médiation dans la crise malienne : Qu’a-t-on dit au Premier ministre Cheick M. Diarra à Ouagadougou

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Après le sommet de Tanger au Maroc, le PM Cheick Modibo Diarra a été clair et précis : la Charia ne s’appliquera pas sur 1cm2 du Mali, 1cm2 du Mali ne sera déclaré indépendant du reste du Mali. A Ouagadougou où il a rencontré le médiateur, il dit que «la négociation est inévitable».

Cheick Modibo Diarra Premier ministre

Nous voulons comprendre «avec qui» ? et «à quelle condition» s’il reste sur sa position par rapport à l’application de la Charia et de l’indépendance de l’Azawad. Qu’a-t-on dit à Cheick Modibo Diarra (CMD) à Ouagadougou qui le pousse à déclarer que «la négociation est inévitable» alors même que nous n’avons aucun indice qui nous dit que les Djihadistes sont prêts à renoncer à la raison, voilée ou pas, de leur agissement au nord Mali.

A la limite, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), qui pour avoir perdu du terrain et de la crédibilité au nord et auprès de la communauté internationale est prêt à abandonner l’option d’indépendance. Mais, Ançar dine et ses complices, extrémistes à bord, seront-ils prêt à reconnaître la laïcité de la république du Mali sur les 1.240 km2, de Kayes à Kidal ? Comme nous l’avons si bien dit : c’est maintenant, plus que jamais, que le peuple malien mesurera le degré d’amour de ses dirigeants pour le Mali, leur sincérité et leur courage.

Depuis plusieurs, le peuple malien dans son ensemble ne fait plus confiance à ses dirigeants. Ce doute est exacerbé concernant ceux qui ont déjà géré, pour la plupart, les affaires publiques. Ceux qui se sont auto proclamés «patriotes sincères» avant et juste après les années 90, n’étaient que des voleurs de deniers publics en puissance, des opportunistes en embuscade, des traitres. Ce genre de dirigeants, le peuple n’en veut plus.

Drissa SANGARE

 
SOURCE:  du   22 nov 2012.    

3 Réactions à Médiation dans la crise malienne : Qu’a-t-on dit au Premier ministre Cheick M. Diarra à Ouagadougou

  1. Kassin

    Crise, nation et pouvoir: le Mali qui s’affaisse.

    Au moment où le combat de coq s’estompe entre le Mnla et le Mujao à Ménaka, Romano Prodi, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahel estime à septembre 2013 la date d’une éventuelle intervention militaire étrangère au Mali.

    Diversion ou réelle estimation?

    En tout cas, ce délai grand format contraste avec les accélérations des événements politiques, diplomatiques et militaires des dernières semaines qui se sont achevés à Abuja le 11 novembre 2012 par l’adoption d’un « concept d’opération » devant être défendu à l’Onu par les pays africains en faveur d’une action militaire étrangère au nord du Mali.

    Par ailleurs l’union européenne, en posant quatre conditions au Mali, pour reprendre la plénitude de sa coopération avec le Mali, emboîte le pas aux États-Unis d’Amérique pour ce qui est le respect de la légalité constitutionnelle au Mali.

    Elle posent comme conditions, entre autres, l’organisation des élections et la mise à l’écart des putschistes du 22 mars dans l’exercice du pouvoir transitoire pour bénéficier de la plénitude de l’aide européenne.

    Les maliens à travers CMD et ses gouvernements de copains familiaux, Dioncounda Traoré et les membres du Cnrdre ne cessent de défier américains et européens pour saboter chaque jour la légalité constitutionnelle au Mali et faire la promotion de l’illégalité militaire et civile à travers la carte blanche donnée à l’organisation illégale qu’est le Cnrdre, ses membres et ses partis et associations politiques supporteurs, dans la conduite des affaires de la transition politique au Mali.

    Leur dernière trouvaille, ce sont les « concertations nationales » ou sa mascarade qu’ils veulent substituer à notre constitution pour diriger le Mali dès le 26 novembre 2012, au moment même ou tout le monde s’active pour aider le Mali, malgré la panne de légalité constitutionnelle déjà inquiétante dans le pays.

    C’est un véritable pied de nez à tous ceux qui aspirent à voir un Mali démocratique.

    Du coup notre pays, avec les souffles du chaud et du froid des dirigeants de la transition politique, n’est plus crédible au yeux de nos partenaires européens et américains.

    C’est pour cela qu’ils nous la jouent eux aussi à l’envers, en nous imposant la négociation contre nature avec les criminels du Mnla, qu’ils savent non sérieux et non crédibles également.

    Mais entre nous quelle est la différence entre non crédible et non crédible?

    Franchement rien!

    Donc le Mnla requinqué par ces appels à négociation a commis l’erreur aussi arrogante que fatale de s’attaquer au Mujao, c’est à dire son grand frère et le résultat n’est pas du tout beau à voir: un véritable carnage à Ménaka, un peu comme Aguelhoc élevé à la puissance deux.

    Blaise Compaoré se prend trop au sérieux avec ces guignols du Mnla crime, qui deviennent du coup ses enfants adoptifs un peu trop gâtés.

    CMD le grand troubadour de la transition qui rêve de diriger le Mali comme président après l’avoir fait comme premier ministre « pleins pouvoirs nuls », multiplie les contradictions et les voyages inutiles pour finalement revenir à la cage négociation avec le Mnla et Ansardine (après tant de crimes abominables de ces deux organisations criminelles), c’est à dire exactement au même stade où se trouvaient ATT et son régime juste avant le coup d’état qui les ont balayés le 22 mars 2012.

    22 mars 2012, 22 novembre 2012, cela fait 8 mois jour pour jour que le Mali tourne en rond sans avoir ni une orientation claire sur la conduite de la transition politique incrédule (qu’on n’aurait j’aimais entammé simplement en refusant le coup d’état stupide, inutile et dangereux pour notre pays) ni une vision claire pour régler le problème du nord (guerre ou négociation même l’Onu ne le sait plus malgré l’activisme de François Hollande, car le Romano Prodi le prédit pour septembre 2012 si jamais guerre il y aura).

    Mais le Mali a perdu entre temps et bêtement, sa démocratie, sa stabilité politique, sa cohésion sociale et son dynamisme économique, le pays qui était à genou s’affaisse maintenant sur lui même comme un loup servier s’écroule sous les balles de chasseurs professionnels.

    Chaque jour que Dieu fait, les populations du nord du Mali souffrent en majuscule alors que Bamako et ses responsables politiques et militaires brillent en minuscule par une incrédule irresponsabilité qui me laisse pantois.

    Ainsi va le pays de Soundiata Keita et de Modibo Keita.
    Quel gâchis!

  2. andre samake

    Ce qui a ete dit a Ouaga. est ‘CONFIDENTIEL » .Sceaux du Secret d’Etat.

  3. ok ok

    L EUROPE A D AUTRE PRIORITE QUE LE MALI,LA CDEAO N’A PAS LES MOYENS,LE MALI N’A PAS D’ARMEE..EN CONCLUSION NEGOCIONS OU OUBLIONS LE NORD!!