Négociation avec les bandits armés : Vers la réintégration des rebelles ?

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La crise sociopolitique, économique  et sécuritaire que traverse notre pays a connu un grand rebondissement la semaine dernière avec l’arrestation du Premier Ministre Cheick Modibo Diarra par les militaires de Kati et sa démission forcée. Cette énième irruption des militaires de la caserne de Kati, eux qui ont chassé le président Amadou Toumani Touré du pouvoir par un coup de force le 22 Mars dernier, avait fait planer de grands doutes sur une possible sortie de crise et surtout la reconquête des régions occupées au Nord de notre pays.  Mais, cette crainte des populations n’a été que courte durée, car un nouveau Premier Ministre sera nommé quelques heures seulement après la démission forcée de Cheick Modibo Diarra.

Une délégation de rebelles touareg, dont le représentant du MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ouagadougou.

A la suite de la nomination de Diango Cissoko à la primature, la communauté internationale avait à son tour exigé la formation d’un gouvernement d’union nationale dans les plus brefs délais. Toute chose fut entendue et exécutée, car la liste des membres du nouveau gouvernement du Premier Ministre Diango Cissoko sera elle aussi publiée les heures qui ont suivi sa nomination, le Samedi 15 décembre dans la nuit.

Si la configuration de ce nouveau gouvernement n’a pas surpris les observateurs de la science politique nationale, la présence de certains nouveaux Ministres dans le gouvernement prouve à suffisance la volonté affichée des autorités de transition de négocier avec les groupes armés qui occupent depuis plusieurs mois les régions Nord du Mali et qui sévissent contre les populations civiles à travers la pratique de la charia et l’imposition d’autres extrêmes conditions de vie aux populations.

En effet, dans ce nouveau gouvernement, nous avons remarqué le grand retour des cadres «Touaregs»  et autres  des régions Nord du Mali. Nous félicitons d’ailleurs à sa juste valeur cette vision, car un Malien est un Malien, peu importe sa couleur et son origine. Cependant, il est important de comprendre que ce retour des cadres «Touaregs» dans le gouvernement n’est pas une gaité de cœur ou un pur hasard, mais une opportunité des autorités pour aider et soutenir la sortie de crise dans notre pays et aussi d’autre part éviter la guerre avec rebelles «Touaregs» et leurs amis islamistes.

Comme pour dire que la solution de cette guerre avec les groupes armés basés au Nord passera désormais par la négociation et le dialogue. Si cette option de négocier la paix est redevenue aujourd’hui primordiale et incontournable comme prouvé par le déplacement précipité du Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Tièman Coulibaly à Ouagadougou, il y’a quelque jours, nous sommes en droit de se demander ce qu’ a servi alors le coup d’état contre ATT dont la première cause directe était liée à la gestion de la crise du Nord.

Les présidents Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré avaient opté tous les deux à l’époque pour une gestion apaisée de la rébellion au Nord à travers des compromis que de procéder à une guerre ouverte avec des moyens militaires colossaux comme le voulaient les putschistes du 22 Mars 2012.

Ces différentes gestions passaient toutes par la négociation et le dialogue et elles se sont faites par et à travers les mêmes personnes ou cadres qui représentent aujourd’hui les peuples Tamasheqs et Touaregs et leurs intérêts, car eux aussi issus pour la plupart des rangs de la rébellion des années précédentes.

Aujourd’hui, le Capitaine Amadou Haya Sanogo, chef des putschistes du 22 Mars 2012 et le président nommé pour la période de transition, le Pr. Dioncounda Traoré sont entrain aujourd’hui de suivre les mêmes traces que les présidents Alpha et ATT pour trouver une solution à la crise du Nord.

La seule différence est que Dioncounda et Amadou Haya négocient aujourd’hui en position de faiblesse, car les rebelles n’avaient jamais occupé un centimètre carré du territoire national, contrairement à la situation actuelle ou ils occupent les ¾ du pays. Cela nous amène à imaginer  les conditions d’une prochaine négociation avec les «Touaregs» rebelles qui occupent le Nord du Mali.

En effet, si notre intégrité et notre laïcité ne sont pas à discuter, les discutions se  feront alors autour de quoi ? Pour l’heure, avec les précédentes expériences des négociations entre l’Etat Malien et les rebelles Touaregs, la question de la réintégration des prochains «ex-combattants Touaregs» au sein des forces armées maliennes et dans l’administration nationale comme les autres fois est déjà connue de tous.

Faut-il récupérer les régions Nord, ensuite négocié la tête haute pour rétablir l’ordre ou négocier maintenant, dos au mur, pour récupérer les régions occupées dans l’humiliation ? Une réintégration au sein des forces armées du Mali est-elle possible encore ?  Quel genre de collaboration existerait-elle entre les prochains réintégrés issus des forces rebelles et les autres hommes de rangs des forces armées ?

Les rebelles connus pour leurs actes terroristes vont-ils accepter d’être jugés d’abord pour des crimes perpétrés contre le peuple Malien ? Telles sont entre autres des questions qu’il faut résoudre avant de se lancer dans une procédure de négociation à la va-vite pour résoudre le problème maintenant et en même temps vendre les maliens mains et pieds enchainés.

Face donc à cette réalité et la complexité  du dossier «Touaregs», le président par Intérim le Pr. Dioncounda Traoré, le chef de la junte, le Capitaine Amadou Haya Sanogo et surtout le tonitruant Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Tiéman Coulibaly, sont interpellés d’y voir clair afin de redonner au peuple malien toute se fierté d’antan et surtout lui permettre d’occuper la place qui était la sienne dans la sous-région. Sinon, mon capitaine le coup d’état et tous les sacrifices n’auraient servi à rien.

Moussa KONDO

SOURCE:  du   20 déc 2012.    

10 Réactions à Négociation avec les bandits armés : Vers la réintégration des rebelles ?

  1. emoo

    Sacree ONU… Elle supporte bizarrement d’un coté la rébellion et les Islamistes responsables de crimes de tout genre y compris des violations massives des droits de l’homme pendant neuf longs mois au nord du Mali et condamne ouvertement avec force détails,celle de la Centrafrique…

    Mobutu a été condamné, combattu et renversé pour avoir tué selon eux toujours 10 étudiants, mais au Mali des centaines de personnes sont tuées, amputées, violées, agressées, refugiées sans émouvoir le petit machin de Manhattan…

    C’est quoi la logique…??????

    Allez comprendre…. Maliens reveillez vous et ouvrez bien les yeux… car la situation est grave, le message clair….

  2. Dickom

    Toute négociation avec la rébellion Touareg doit avoir un préalable: leurs désarmements et pas question qu’il réintègre l’armée, on peut leurs finasser des projets sociaux…
    Le nombre de soldat de Kati doit être alignes sur celui des autres régions on a vu la ou sa conduit…

  3. npogo

    LA PLUS PART DES GENS ONT DIT QUE SANOGO EST UN GRAND SOULARD MOI JE NE VOYAIT PAS ÇA COMME MAL POUR UN MILITAIRE, MAI C’EST QUAND IL À ACEPTER DE NÉGOCIER AVEC LE MNLA C’EST LÀ QUE JE SERAIT CONVAINCU QUE IL À FAIT LE COUPS D’ÉTAT POUR NE PLUS MANQER L’ARGEANT DE POCHE POUR PAYER SES BOISSONS ALCOLISÉS ET EN MÈME TEMP QU’ILS N’A PAS LE SENTIMENT DE SES COLÈGUES MILITAIRES QUI ON ÉTÉ SAUVAGEMENT TUÉS À AGHELOC PAR MNLA AVEC LA COMPLICITÉ DE ATT, ET LES VIOLES, LES VOLS ET L’AMALGAME ( DES ASSASSINATS DE CIVILS) QUI ONT ÉTÉ FAITENT PAR LE MNLA À GAO.
    DONC SANOGO DOIT S’AVOIR QUE EN CAS DE NÉGOCIATION IL NE SERAT PLUS TRAITER COMME UN SOULARD, MAIS UN DÉMOND DANGEREU POUR LA NATION MALIENNE QUE LES MALIENS DOIVENT SE DÉBARASSÉS.

  4. le scientifique

    les dirigeants maliens n’ont aucun honneur .

  5. ALT

    ((être nommé ministre est perçu d’abord comme un bonheur et un accomplissement personnel, une jouissance familiale qui marque l’avènement d’un clan, donc un cadeau inespéré pour prendre sa revanche sur la société et non pas comme une charge de travail engageant une nation ou une lourde responsabilité devant l’histoire et le peuple.

    C’est pour cela qu’il y a tant de batailles et de déchirements pour rentrer dans un gouvernement, et tant de tractations pour ne pas y être éjecté)). Kassin j’ai toujour su que vous ete un des meilleurs analystes sur cette crise qui continue a nous diviser et nous sinlisser d’avantage dans le pire de denouement economique,
    La realié notre politique ne peut etre plus illustré que ça. Du courage mon ami! car une telle belle analyse merite d’etre lu et rélu.

  6. il faudra plutot les égorger. on a pas encore oublier aguelhoc.

  7. Kaya Magan

    Il est indéniable que le Mali a été mal géré. Il est tout aussi incontestable qu’il y eut une injustice criarde dans la gestion des zones (urbain-rural, régions arides et semi arides-régions soudaniennes). La justice se rend au profit du plus offrant ou tout simplement selon le poids économique de la descendance ou la place qu’occupe un ou plusieurs des proches dans la sphère du pouvoir. Le népotisme, fondement des autres maux (fraude, corruption, détournement), est vu comme une action sociale normale puisque consolidant les liens sociaux. Les élections sont banalisées. On peut deviner leur issu avant même un scrutin. Même lorsque les populations ont presque cessé de participer aux votes, le message n’a pas été compris (rejet de la gouvernance). Lorsqu’on critique ouvertement ce cocktail, on est traité «d’aigris». Lorsqu’on essaie de faire correctement son travail, on est traité «d’idiot qui croit qu’il est seul à faire ce pays». Lorsqu’on revendique, on est traité de jaloux. Les frustrations se cristallisent d’année en année et les voies de sortie se bouchent les unes après les autres. Pourtant, au même moment certains crient haut et fort en disant que le Mali est «le meilleurs endroit au monde », chic. L’impunité est devenue un sport favori. On vole, on agresse, on tue…il n’y a rien. On déserte l’armée, on tue, on pille…puis on est réintégré, il n’y a rien, « poutré », non, on est promu au grade supérieur. Un tel pays (malheureusement, ils sont nombreux en Afrique=le Gondwana) échapperait difficilement aux troubles et autres conflits. Oui, ils sont nombreux, car au classement mondial de la corruption le Mali est 105e sur 176 !!! Ils sont nombreux car a cote de nous le président est élu a 75%, chic. Ils sont nombreux car encore à côté de nous le fils du président a un compte bancaire dont le montant est égal ou supérieur à la moitié du budget total du pays, chic !! Je ne suis pas un aigri, je ne suis pas un rebelle, encore moins un djihadiste, je suis un révolté.

  8. MALIDJE

    REINTEGRATION DE REBELLE! JE PENSE QUE L’ARMEE (surtout les soldats de terrains ) NE DOIT PLUS ACCEPTER CES PIECES.

    FAGAGA A FAIT 4 TOURS DE VAS ET VIENS ENTRE L’ARMEE ET LA REBELLION.
    ILS VIENNENT VOIR SE RESSOURCER (en info et en stratégie) ET RETOURNENT DANS LES GROTTES POUR NOUS COMBATRE.

    PLUS JAMAIS CA. SI LE GOUVERNEMENT PARLE DE REINTEGRATION LE PEUPLE MALIEN SE DRESSERA CONTRE EUX.

  9. Kassin

    Les cadeaux et le chaos

    Frappé par une crise violente et multiforme, le Mali peine depuis 9 mois à trouver une solution pour sortir la tête de l’eau.

    Le nord est occupé et la gouvernance du pays est erratique, instable, douteuse et inefficace.

    Le pays est suspendu aux désidératas de la communauté internationale, de ses voisins encombrants ou inquiets, des hors la loi qui ont élu domicile au nord et des querelles de chiffonniers qui rendent sa gouvernance chaotique.

    Pour vous situer dans l’échelle de l’avancement dans la résolution de cette crise malienne , imaginez un vaste chantier d’un bâtiment à dix étages, après neuf mois de travaux nous, sommes toujours au niveau des travaux de fondation.

    Pourquoi un tel enlisement, pourquoi tant de retard, pourquoi tant d’hésitations, pourquoi tant de questionnements pour délivrer une population prise au piège de l’obscurantisme au nord et de l’irresponsabilité au sud?

    Qui est le facteur de déblocage?

    Qui bloque quoi pour que le Mali ne recouvre pas sa souveraineté et son intégrité territoriale?

    La mobilisation de la communauté internationale est telle contre productive pour le Mali ou c’est le Mali lui même qui porte en lui le germe de son autodestruction programmée?

    Pour répondre à ces questions à apparence simples mais qui peuvent s’avérer compliquées à répondre, nous devrons poser les postulats de base des relations internationales, des relations humaines, pour identifier les mécanismes qui sous-tendent le fonctionnement d’un état africain comme le Mali, la mentalité de ses habitants, la qualité de sa gouvernance et sa coopération avec le reste du monde.

    La compréhension de ces phénomènes nous permettra de comprendre pourquoi le pays est vulnérable face aux chocs externes et internes et pourquoi il peine à se défaire de cette crise.

    Rassurez vous mes amis j’essaierai d’être bref sinon un développement normal de ces sujets pourrait remplir des volumes et dépasserait largement le cadre d’un article de presse.

    Les relations internationales sont régies par un jeu complexe d’intérêts qui s’apparente au Poker.

    Dans leurs relations les nations agissent par intérêt plutôt que par amitié.

    Mais il y a plusieurs sortes d’intérêt (financier, stratégique, culturel, moraux…)

    Cela dit la communauté internationale agit par intérêt mais celui ci n’est pas forcément financier et il faut analyser cas par cas pour identifier la nature des intérêts en jeu dans chaque agissement à telle ou telle partie du globe.

    Les relations humaines se fondent aussi sur des jeux d’intérêt mais puisent leurs caractéristiques essentielles dans le rapport de forces.

    L’homme depuis la nuit des temps a tendance à s’imposer sur plus faible que lui pour exister ou pour mieux exister.

    Ça ne date pas d’aujourd’hui et ce n’est pas prêt de terminer maintenant.

    Au Mali les mentalités, les pratiques et les comportements dans la société ont contribué durant les 40 dernières années à produire plus de gens faibles que de gens forts (absence de scolarisation, pauvreté, chômage massif, condition de travail rudimentaires et très peu génératrices de revenus, santé précaire, espoirs brisés…)

    Nous vivons dans une société qui ne permet pas très bien la mobilité sociale (le fils de pauvre a 80% de chance de rester pauvre alors que le fils de « riche » a 80% de chance de rester « riche »).

    [excusez moi les guillemets car pour moi il n'y a pas de riche au Mali, conviction personnelle qui n'engage que moi].

    Dans ces conditions, le facteur clé du succès pour un individu au Mali actuellement, c’est de s’approprier illégalement les biens publics au détriment de la morale, de la dignité, de la probité et des toutes les valeurs connues dans la société.

    Et bien entendu tout le monde ne peut pas accéder aux biens publics dans un pays pauvre avec une forte croissance d’une population majoritairement jeune.

    Donc forcément un océan de désolation se dresse devant les autorités du pays et les urgences sociales sont multipliées par cent par rapport à la normale.

    Dans cette situation il n’y a pas, malheureusement, une gouvernance efficace, juste et responsable pour répondre au aspirations des peuples.
    Trop de bruits circulent, Moussa, Alpha, ATT, Dioncounda…

    Mais, la réalité est que le Mali jamais eu une gouvernance responsable mis à part le régime de Modibo Keita qui savait ce qu’il faisait, tous les autres naviguent ou ont navigué à vue si jamais ils ne dormaient pas dans le bateau.

    Dans cette gouvernance du sommeil profond et insouciant, les actifs et le patrimoine du pays n’ont jamais été sauvegardés contre les chocs externes et internes au pays, les forces néfastes et les mauvaises pratiques.

    La coopération avec les pays voisins et même la coopération tout court, a été inscrite dans un registre d’état faible qui cherche de manière permanente et systématique des faveurs et de l’assistance sans jamais mettre en avant les indispensables intérêts du Mali.

    On se pose même la question, a t-on jamais cherché à identifier et à atteindre nos intérêts?

    Donc les vraies solutions aux crises du nord ont été occultées, ignorées dans une aimable négligence par une politique permanente de fuite en avant et de cadeaux gratuits aux chefs rebelles sans jamais prendre en compte les conditions et les préoccupations des populations vivant dans l’extrême pauvreté.
    Iyad Ag Ghali, Bilal Ag Chérif et tous leurs semblables sont depuis trop longtemps dans une recherche éhontée et facilitée de leur gain et gloire personnel et clanique plutôt qu’une quelconque solution aux multiples problèmes quotidiens des populations, touareg, arabes, sonraï, peuls, Belah qui désolent dans le nord du Mali.

    La technique de la fuite en avant soulage à court terme ces Al Capone et ces Dalton du désert malien (par des négociations et accords bidons), mais elle ne résout jamais une crise profonde de la morale qui s’est versée sur la société malienne comme l’encre d’un écolier brouillon se verse sur son cahier.

    Et on a beau être un athlète aguerri des marathons, à un moment donné il faut s’arrêter de courir sinon le cœur lâche car il est conçu comme cela.

    Mais au Mali, croyez moi nos athlètes de la gouvernance chaotique ne s’arrêtent jamais, d’ailleurs être nommé ministre est perçu d’abord comme un bonheur et un accomplissement personnel, une jouissance familiale qui marque l’avènement d’un clan, donc un cadeau inespéré pour prendre sa revanche sur la société et non pas comme une charge de travail engageant une nation ou une lourde responsabilité devant l’histoire et le peuple.

    C’est pour cela qu’il y a tant de batailles et de déchirements pour rentrer dans un gouvernement, et tant de tractations pour ne pas y être éjecté.

    Et l’Ortm est très fière de montrer le luxe clinquant et insolent de la salle de réunion du conseil des ministres à Koulouba, plutôt que de montrer la détresse des enfants maliens dans les camps des réfugiés maliens en Mauritanie, au Niger, au Burkina, en Algérie et au Mali.

    « Passion du service public » oblige!

    La soldatesque de la garnison de Kati a bien compris la même attirance inutile pour le luxe en s’occupant d’abord au « siège » du Cnrdre à Kati plutôt que de songer à doter Diabali et Sevaré en orgues de Staline.

    Il y a un décalage révoltant entre ce que font les dirigeants du pays et les conditions réelles des populations qu’ils prétendent défendre.

    Alors que les défis sont déjà énormes par rapport aux capacités de l’état (finance et ressources humaines), il faut soit réduire de manière drastique le train de vie de l’état soit tendre la main à la communauté internationale.

    Celle-ci a des intérêts moraux surtout en matière de droits de l’homme, de bonne gouvernance et de démocratie, toute chose égale par ailleurs.

    Le jour où le maliens comprendront cela, la soldatesque de Kati, s’écartera du pouvoir, les élections seront organisées, le pays recouvrera son intégrité territoriale, les cadeaux aux bandits du nord et aux ministres insouciants prendront fin en même temps que le chaos que vous connaissez dans le pays.

  10. emoo

    Quelle honte pour le Mali, reintegrer ces criminels apatrides dans l’armee !!!!!!!!!!!!… Il ne manquerait plus que ca….

    Je crois rever….

    Quand les dirigeants maliens seront ils un peu responsables????… Rien n’est plus surprenant au pays de Sanogo le lache, dioncounda le figurant, att le general fuyard…aok le president muet….