Négociations avec les groupes armés : Le mouvement « Vert-Jaune-Rouge » en appelle à la responsabilité des autorités

3 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

A l’image de l’écrasante majorité du peuple malien, le regroupement associatif pour la défense des valeurs du Mali dit « non » à toute forme de négociations avec les bandits armés, de quelque que bord qu’ils soient. Pour le mouvement « Vert-Jaune-Rouge », la signature d’éventuels accords mettant en cause l’indivisibilité du territoire et le caractère laïc de la République, consacrera la capitulation du Mali, et l’impunité sur les crimes commis dans le Nord du Mali.

 

A gauche, le président du mouvement « Vert-Jaune-Rouge », Baba Yagaré Diakité

Alors que les chefs d’Etat de la Cédéao ont entériné  le week-end dernier à Abuja le plan d’intervention militaire au Nord du Mali, le médiateur Blaise Compaoré persiste et signe dans son aventure de poursuivre les négociations avec les bandits armés. L’initiative, qui crée colère et indignation chez le peuple malien, est considérée par de nombreux observateurs comme une capitulation du Mali face à la responsabilité souveraine de défendre son intégrité territoriale et faire justice autour du massacre d’Aguelhok.

Pour le mouvement « Vert-Jaune-Rouge » (qui symbolise le drapeau malien), les autorités de la transition sont face à l’histoire. L’association, qui regroupe des artistes, jeunes autres militants de la cause nationale, affirme son attachement aux valeurs qui caractérisent le Mali traditionnel.

« Cependant, prévient les militants du mouvement, nous tenons à attirer l’attention des autorités sur le fait que le peuple malien n’est plus prêt à voir la signature d’accord du même genre que ceux signés le 4 juillet 2006 à Alger, suite à l’agression des camps de Kidal et de Ménaka, le 23 mai 2006, par cette autre nébuleuse qui se faisait appeler l’Alliance démocratique du 23-Mai pour le changement ».

 

S’assumer ou périr

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 13 novembre, le mouvement « Vert-Jaune-Rouge » explique qu’en lieu et place d’une guerre totale pour la libération des trois régions au nord du Mali, l’on veut imposer d’interminables négociations préalables à notre pays, avec le MNLA et Ançar Eddine. Pour ledit regroupement, « un bandit reste un bandit ». Car, renchérissent les militants de l’association, « ces deux groupes armés  ont les mains, autant tachées de sang de Maliens que ceux du Mujao et de Aqmi ».

« Nous rappelons ici, toutes les faveurs consenties par l’Etat du Mali depuis 50 ans à la minorité tamashek et qui ont fini par donner l’impression aux autres citoyens maliens qu’ils sont les enfants gâtés de la République. En plus, nul ne peut contester les efforts exceptionnels fournis par l’Etat du Mali depuis des décennies pour le développement des régions nord », s’insurge le mouvement « Vert-Jaune-Rouge ».

Pour son président, Baba Yagaré Diakité, à la sortie de la rébellion de 1990, le Mali a décidé d’une politique de décentralisation qui a doté le pays de collectivités décentralisées. L’objectif, dit-il est de permettre aux communautés de prendre leur destin en main à travers la gouvernance de proximité. Pour le mouvement associatif, cette initiative malienne n’a pas forcément produit les effets escomptés si l’on réfère aux différentes rébellions menées des individus insatiables.

« Sur la base de cet effort, si une négociation venait à être imposée à notre pays, le mouvement ‘Vert-Jaune-Rouge’ se veut formel : la laïcité, l’unicité et l’indivisibilité du Mali ne sont pas négociables », prévient Baba Yagaré Diakité. Le leader associatif anti-négociation d’ajouter :  »à la table de négociations, seuls les intérêts supérieurs de la République du Mali, seront préservés ». Dans cette logique, que négocier avec le MNLA indépendantiste, et Ançar-Dine qui veut un Etat de charia ? s’interrogent les activistes, qui préviennent d’ores et déjà les autorités sur d’éventuelles négociations, qui ne prendront pas en compte l’indivisibilité du territoire et le caractère laïc de la République.

« S’il doit y avoir des négociations, nous exigeons aux autorités de la transition de prendre les dispositions pour une large concertation du peuple malien, avant de signer quoi que ce soit », avertit le mouvement. Le regroupement, qui ne cache donc pas son opposition à des négociations avec les bandits du Nord, pense que les autorités sont face à leurs responsabilités, et, précise-t-il, l’histoire les jugera.

Cette révolte du mouvement contre les négociations entreprises par le président Blaise Compaoré avec le MNLA et Ançar-Dine, intervient au moment où l’écrasante majorité du peuple a déjà opté pour la solution militaire quelque soit le prix à payer. Pour les Maliens, la négociation autour des questions d’indépendance, d’auto-détermination ou encore d’application de la charia, constituent une humiliation pour le Mali. Pis, cette négociation signifiera l’impunité autour des massacres perpétrés sur nos compatriotes (militaires et civils) dans les localités sous occupation, et la destruction du patrimoine culturel de Tombouctou.

Le président Dioncounda Traoré et les militaires entendront-ils cet appel du peuple ? Il n’ont pas le choix !

Issa Fakaba Sissoko

 

 


SOURCE:  du   14 nov 2012.    

3 Réactions à Négociations avec les groupes armés : Le mouvement « Vert-Jaune-Rouge » en appelle à la responsabilité des autorités

  1. Vision2013

    Jusqu’a preuve du contraire je continue de croire que nos leaders actuels CMD et Dioncounda vont negocier avec ces bandits au detriment de la nation malienne. Selon ce que jai vu comme compotement irresponsable des politiciens et administrateurs maliens, jai 0.0000% confiance a un seul malien actuel. Tout est vendable, tout est passable et tout est negociable au Mali. Les autorites maliennes selon ce que vois dans leur comportment journaliere sont les plus irresponsables, les plus corrompus au monde. Tu peux tuer quelqu’un et tu paye pour etre relaxé, tu peut etre pris avec une tonne de drogue tu paye pour non seulement etre relaxé mais aussi permis en suite de livrer ta drogue a destination (encore plus facile), toute personne peut s’acheter le passeport MALIEN (1 ou 100 passeports). Cest un fait!!! Et dire que beaucoup de maliens innocemment pensent qu’ils ont un pays et y sont fiers!!!

  2. Vision2013

    Jusqu’a preuve du contraire je continue de croire que nos leaders actuels CMD et Dioncounda vont negocier avec ces bandits au detriment de la nation malienne. Selon ce que jai vu comme compotement irresponsable des politiciens et administrateurs maliens, jai 0.0000% confiance a un seul malien actuel. Tout est vendable, tout est passable et tout est negociable au Mali. Les autorites maliennes selon ce que vois dans leur comportment journaliere sont les plus irresponsables, les plus corrompus au monde. Tu peux tuer quelqu’un et tu paye pour etre relaxé, tu peut etre pris avec une tonne de drogue tu paye pour non seulement etre relaxé mais aussi permis en suite de livrer ta drogue a destination (encore plus facile), toute personne peut s’acheter le passeport (1 ou 100 passeports). Cest un fait!!! Et dire que beaucoup de maliens innocemment pensent qu’ils ont un pays et y sont fiers!!!

  3. Abdoooooooooo

    Notre problème nous les maliens à vrai nous ne sommes pas les dignes fils de nos ancêtres (moi y compris) au lieu de passer la journée à se vanter des hauts faits de nos ancêtres qu’avons nous fait comme acte de bavures depuis que le pays est colonisé par une minorité. Personne ne veut mourir pour le mali sinon un peuple digne n’accepte pas l’humiliation nous maliens on a eu pire qu’une humiliation. Nous devons mobiliser 500 000 de jeunes patriotes de kayes à kidal pour libérer notre pays même avec des lance pierres. Si nous ne voulons pas mourir et personne ne veut mourir dans notre guerre nous allons nous soumettre à leurs dictats. Sinon le quart de l’énergie gaspiller dans les marches, les conférences et autres pouvait libérer notre patrie. Nos parents ont choisi la mort à la honte et nous l’inverse