Nord-Mali : Echauffements entre rebelles avant la guerre

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En attendant la guerre annoncée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre les mouvements djihadistes qui contrôlent le septentrion malien, ce sont les différents groupes armés qui se font la guerre entre eux. Le week-end dernier, des échanges de tirs ont animé la région de Gao où des combats ont opposé le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) aux rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Des rebelles islamistes de Ançar Eddine (Afp)

Les seconds voulaient déloger les premiers de ce bastion stratégique du nord-est du Mali, mais ils se sont heurtés à une vive résistance qui les a contraints à battre en retraite. Ainsi, les villes de Ménaka et de Ansongo restent aux mains du Mujao qui n’a pas manqué de célébrer sa victoire ce lundi à grandes détonations de kalachnikov. Il vient de gagner une bataille de la guerre de positionnement et à offert une bonne séance d’échauffement à ses troupes avant la guerre contre les forces de la Mission de la Cedeao au Mali (Micéma).

Pendant ce temps, le gouvernement malien se convainc lentement mais sûrement de la nécessité d’entreprendre des négociations avec les différents groupes armés. Question : comment Bamako va-t-il discuter avec des gens qui ont décidé maintenant de se faire la guerre entre eux ? La victoire du Mujao et de ses alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est la preuve que ces groupes sont toujours dans une logique belliciste dont il faut tenir compte dans les négociations tous azimuts que mène à Ouagadougou, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, médiateur de la Cedeao.

Bark Biiga

Sidwaya

 

4 Réactions à Nord-Mali : Echauffements entre rebelles avant la guerre

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT DÉPASSER LEURS ÉGOS ET PRENDRE DE LA HAUTEUR POUR SE CONCERTER, DÉFINIR LE FUTUR SOUHAITÉ, NÉGOCIER ET S’ENTENDRE LIBREMENT SUR CE QU’ILS VEULENT DEVENIR

    Bonjour,
    Merci pour les nombreux internautes et Maliens qui échangent sur le devenir du Mali. Certains pensent que le fédéralisme sera imposé aux Maliens par des organisations et des pays étrangers.

    La bonne gouvernance passe par l’unité du commandement mais aussi par la fixation de règles claires entre commandements pouvant être hétérogènes, à condition que les parties prenantes s’y conforment.

    Ce dernier cas est semblable à celui qui est nécessaire pour l’élan harmonisé entre les différents contingents qui composeront la force de la CEDEAO/UA/ONU qui sera utilisée pour la restauration de l’intégrité territoriale du Mali.

    Donc, une parfaite harmonisation entre les différentes parties prenantes est nécessaire pour atteindre, sans surprise, un objectif.

    C’est le cas de la négociation qui exige qu’on sache qu’est ce qu’on doit négocier, avec qui et pourquoi en ayant défini au préalable des principes, conditions et des règles à respecter, d’où la proposition que j’ai faites d’un guide et d’une plateforme de concertations nationales, de négociation pour une sortie durable de la crise.

    Les propositions que font les Maliens ont pour but de retrouver leur souveraineté en s’entendant sur une solution consensuelle pour une sortie durable de la crise. Si les miennes coïncident avec celles de beaucoup de Maliens (politiciens ou membres de la société civile), tant mieux, c’est cela qu’on cherche.

    Mais s’étonner, comme certains le sont, qu’il y ait identité de vues avec des pays ou des organismes étrangers est surprenant.

    Chacun a sa façon de voir, ce qui n’empêche pas des points de vue identiques.

    Au contraire, nous devons apprécier le fait que plusieurs pays s’accordent, aujourd’hui, sur l’intérêt de la négociation pour éviter les méfaits et les effets collatéraux d’une guerre.

    Contrairement à ce que disent certains, je ne pense pas que tout soit déjà ficelé par l’ONU ou par certains pays.

    C’EST AUX MALIENS DE DÉFINIR LE FUTUR QU’ILS SOUHAITENT ET DE TRAVAILLER ENSEMBLE EN FIXANT DES PRINCIPES ET DES CONDITIONS A RESPECTER POUR Y PARVENIR.

    Le MNLA et Ansar Dine seront soumis à des principes (non impunité, respect des droits de l’homme, refus du terrorisme, coexistence pacifique) et des conditions (dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) fixés par les Maliens d’un commun accord et non par des étrangers, comme certains le pensent.

    La condition d’indivisibilité est contraire au concept de fédéralisme. De ce fait, si ailleurs certains veulent imposer ce dernier, c’est aux Maliens de s’y opposer.

    C’est aux Maliens de s’entendre pour bâtir un Mali nouveau répondant à leurs souhaits et aux conditions et principes qu’ils définiront.

    C’est pourquoi, les Maliens doivent s’entendre sur un guide et une plate-forme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

    D’où l’intérêt de ma proposition en ligne sous forme de lettre ouverte au Président du Mali, au gouvernement, à la commission nationale d’organisation des concertations nationales et à tous les Maliens, mais aussi au médiateur.

    Souhaitons que tous les Maliens dépassent leurs différences pour s’accorder sur ce qu’ils veulent devenir sans qu’on le leur impose d’ailleurs.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : Webanassane@yahoo.com

  2. ag tidarmen

    LE DÉPUTE DÉTOURNE EN FAVEUR DE SES FRERES PROCHES LE COMBAT MENE PAR LE MNLA CONTRE LES ISLAMISTES A MENAKA.IL NE MANQUE PAS DE KILO CELUI LA QUI A DECLARE SUR TOUS LES MÉDIAS QUI N A PAS D AFFILIATION AVEC LES GENS DE MNLA

  3. Sans pisser

    … »Nord-Mali : Echauffements entre rebelles avant la guerre »…

    C’est pas idiot de leur part, de s’échauffer, parce qu’est ce qu’ils devoir couriiiiiiiiiir! :-D :-D :-D :-D :-D

  4. rachid sanou

    la cdaea devra etre stricte dans ses prise de position.cest vrai quil faut proner le dialogue mai si cela nabouti a rien et si la force se present comme la seul option il faut donc foncer mais avec une bonne strategie.