Nord-Mali : Il faut une guerre totale ! (suite et fin)

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La publication de l’analyse du Front nouveau citoyen (FNC) sur le Mali (« Chronique d’un désastre annoncé : de la déliquescence de l’État à la régression nationale »), a inspiré de nombreux acteurs de la société civile et politique, qui nous ont adressé des correspondances pour témoigner de leur disponibilité à œuvrer à « … la consécration de la véritable Nation du futur au Mali, par la formation d’une conscience nationale toujours laïque et authentiquement démocratique, à l’abri des intégristes de tout bord, des corrompus de tout poil et de leurs insatiables appétits », qui concluait ladite analyse.

Nous sommes en guerre !  La Justice pour sauver le Mali, l’Éducation – pour le protéger !
Et si la Mission de la Justice était de sauver définitivement le Mali et le Devoir de l’Éducation – de le protéger irréversiblement ?
Sauver le Mali dans le Nord, dans le Sud, à l’Ouest, à l’Est ; le Mali tout court !
Garantir le Mali éternel dans les rues et bureaux, dans l’administration et les casernes !
Protéger le dynamique Mali du quotidien et de l’avenir !
Le FNC, une fois encore, rend hommage au courage de l’ensemble des dignes et intègres fils et filles du Mali laborieux, pacifique, hospitalier et solidaire.
Les enfants du Mali qui se lèvent tôt et ne dorment presque jamais, quand bien même ils se couchent !
En effet, au Mali, « l’injustice » de la Justice en général, le déficit d’équité dans le public, le manque d’éthique dans le privé et la vacuité de l’éducation nationale, se nourrissant réciproquement et permanemment, ont déboulonné les valeurs traditionnelles d’intégrité et fait le terreau des « marchands d’illusions », en déroulant le tapis rouge aux obscurantistes les plus bornés au nom de la charia – le réceptacle du droit musulman.
Or, la charia a pour vocation de prendre en charge à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un adepte de la religion musulmane, de codifier également les interactions sociétales et éduquer la communauté des croyants dans ce sens.
« … l’islam est soumission à la paix, à une forme supérieure de patience et de tolérance … Ce qui est vulnérable dans l’islam, ce ne sont ni son esprit ni ses valeurs, ce sont des populations maintenues dans l’ignorance et manipulées dans leur croyance. Tous ceux qui ont essayé de lire le Coran avec le cœur de la raison ont échoué, et c’est l’irrationalisme, l’absurde et le fanatisme qui gagnent du terrain » [1]
Les intégristes occupant les 2/3 du Mali, au nom de la justice immanente, séquestrent les populations, lapident à mort, amputent les mains et pieds, violent des fillettes sous le couvert de mariage, châtient, flagellent, contraignent à l’exil.
C’est pourtant là où, paradoxalement, les obscurantistes, dans la violence de leurs pratiques quotidiennes, deviennent plus « crédibles » et « craints » que l’État englué dans les méandres de sa faiblesse liée à la grande corruption de ses représentants, aux parasitismes et abus en tout genre de ses agents, aux tracasseries nuisibles des services publics, à la perversion des valeurs ancestrales positives.
Ainsi, dans les lieux publics et transports urbains du district de Bamako, dans les marchés et ateliers d’artisans, il était courant d’entendre, entre janvier et mai 2012 : « Vivement qu’Ançar Eddine arrive avec sa charia et que l’on commence à couper les mains des véreux qui nous rendent la vie impossible dans cette ville. Nous, les pauvres, on travaille durement tous les jours que Dieu fait et on ne se reproche rien ! »
D’ailleurs, des groupes « travaillent » sans relâche à l’arrivée et l’implantation de la charia à Bamako et dans tout le Mali. Ces groupes n’ont pas de fusils d’assaut, pas de chars, pas d’aéronefs. Leurs armes et munitions sont constituées essentiellement de « l’injustice » de l’institution judiciaire, de l’absence d’éducation (instructions et savoirs éclairés) des populations, de la place abandonnée par l’État, du renoncement progressif aux valeurs traditionnelles de sobriété, d’intégrité morale, de respect mutuel et de solidarité d’avec ceux de conditions sociales différentes.
Nous sommes le Mali laïc et pluriconfessionnel !
« L’État de droit » sera-t-il capable au Mali d’étancher la soif de Justice de ses populations : réhabiliter l’appareil judiciaire en excluant les magistrats qui ont « acheté la toge » pour cinq millions de francs CFA, sévir contre les auxiliaires corrompus de justice, punir leurs complices dans l’administration publique, la douane, l’armée.
« L’État moderne » saura-t-il renouer avec des valeurs traditionnelles autochtones ayant fait leur preuve dans diverses situations douloureuses ?

Parlons peu, mais parlons franc !

Combien coûte actuellement le droit d’être officier dans l’armée ou à la douane ?
À combien s’élève aujourd’hui le prix des divers « titres de rançonneur de populations » dans les grands carrefours et sur les boulevards, dans les gares et aérogares, dans les hôpitaux et administrations, dans les établissements d’enseignement et lieux de culte, dans les communes urbaines et rurales ?
Quel est le prix du monopole d’une patente d’importation d’une denrée exonérée (le riz par exemple), du privilège de cession d’une terre agricole aux étrangers (Office du Niger, pour exemple) ?
Que disent les chiffres du bureau du vérificateur général (BVG) au sujet de tant d’abus crapuleux, de crimes et d’impunités organisés ?
« Sur la période 2004 à 2010, le BVG a effectué 102 vérifications financières dans 79 entités. Ces vérifications ont mis en lumière près de 382,93 milliards de FCFA de manque à gagner pour le Trésor Public et les entités vérifiées dont 252,81 milliards de FCFA proposés au recouvrement. »[2]
Qui sont alors les auteurs et quelle est la hauteur de leur protection ?
Monsieur le Ministre de la Justice, en votre « qualité de poursuivant en chef », le FNC vous dit très bon courage !
Aujourd’hui, la transition doit s’auréoler de transparence et de justice, d’éducation et de droits, de devoirs et de sanctions pour baliser les perspectives.
Qu’elle en devienne une transition exemplaire, exempte de passe-droits ordinaires et de privilèges coutumiers, de connivences contre-nature et silences coupables.
Les décennies de connivences intéressées au sommet de l’État mériteraient, avant tout, que l’on clarifie le rapport du pouvoir tricéphale de Bamako et que l’on précise « très sérieusement » les charges régaliennes de chaque entité : le Président par intérim, le Premier ministre de « pleins pouvoirs », le Président du comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité.
Est-il possible d’engager et gagner la guerre proche, sécuriser et pacifier le territoire sans un commandement suprême incontesté au sommet de l’État et à la tête des Forces armées de défense et de sécurité ?
Comment s’assurer au préalable de la validité et de l’efficience de ce « Commandant en chef » ?
« La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires ! »[3] et « la Paix est une chose trop grave pour être confiée à des politiques ! »[4]
En la circonstance, disons raisonnablement que :  » la politique est une affaire trop indispensable pour être confiée à des opportunistes !  »

Chacun, dans la discipline, dispose désormais de sa personne !
La résolution de ces crises devra passer par la restitution de la parole et du pouvoir au Peuple, à travers l’organisation d’une conférence nationale souveraine (CNS) et la signature d’un nouveau pacte républicain.
La conférence nationale souveraine, nous en avons l’expérience. Nous en connaissons les attentes à minima et les exigences !
Le nouveau pacte républicain est l’engagement solennel de tout(e) malien(e) de défendre l’inviolabilité de l’unité nationale, l’indivisibilité du territoire national, la non-recevabilité de quelque velléité d’autonomie ethnico-identitaire au bénéfice exclusif d’une tribu et au détriment de toutes les autres composantes démographiques non communautaires du Mali. .
Il sera scellé, à titre d’exemple, lors de l’établissement des documents officiels : carte d’identité nationale, passeport, acte de mariage civil.
Ce pacte inédit pourra être consacré sous l’appellation de contrat pour l’unité nationale, l’indivisibilité et la souveraineté (C-UNIS)
Le nouveau pacte « État-Citoyen», posera le principe absolu de la non-négociabilité, à des fins partisanes, de la souveraineté de la République et de l’Unité nationale.
Et, s’il fallait à quelque « groupe communautarisé » que ce soit, une autonomie, en tous les cas relative, elle devrait s’imaginer et se réaliser sur la base d’activités sociales et professionnelles, et non autour de prétentions et complexes ethnico-identitaires.
Qu’il soit ainsi déterminé un espace d’agriculture pour les paysans, une aire d’élevage pour les éleveurs, de pêche pour les pêcheurs, de nomadisme pour les nomades.
Qu’il soit défini des lieux de transaction pour les commerçants.
Qu’il soit assigné aux forces de la défense et de la sécurité la mission de la défense et de la sécurité des personnes, des biens, de la terre.
Ainsi, dans la lancée de la geste dédiée aux libérateurs du Mandé du 13ème siècle, il sera rappelé : « (…) chacun dispose désormais de sa personne, (…) libre de ses actes, dans le respect des interdits des lois de sa Patrie. »[5]
 » Ceux qui voudront travailler, qu’ils le fassent ; ceux qui voudront commercer, qu’ils achètent et vendent ; ceux qui voudront vivre de la terre, qu’ils s’adonnent à l’agriculture ; ceux qui voudront la paix, qu’ils la préservent ; ceux qui voudront la guerre et le pillage nous trouveront sur leurs chemins et sur les remparts !  »

Que force demeure à la loi et à l’État !
Le Mali recouvrera son intégrité territoriale et préservera son unité nationale !
Alors, s’ouvrira de nombreux nouveaux ou inachevés chantiers : des élections aux fonctionnements normaux des institutions, en passant par les traintrains domestiques de la quête du lendemain meilleur.
Il va falloir mobiliser des moyens : toutes les compétences du pays et de « ses amis », de gigantesques ressources financières.
On parlera d’organisation d’élection présidentielle sur toute l’étendue du Mali, sur la base d’un fichier électoral hors de suspicions et contestations.
Ces crises auraient eu une vertu !
D’ici là, que ceux qui ont décidé de faire la politique (au sens de la gestion saine des affaires publiques) ne fassent plus concurrence illégale aux hommes d’affaires ; que les personnes, se disant « politiciens », arrêtent de tromper le peuple en se confondant avec les religieux et les chefs coutumiers ou traditionnels, dont ils s’approprient souvent les discours, les faits et les intentions.
Que les futurs prétendants aux charges de Chef d’État donnent au Peuple davantage de preuves de leur probité plutôt que des déclarations creuses de « défense de l’intérêt supérieur du pays. »
Qu’ils s’engagent, préférablement par acte authentique, qu’ils ne permettront plus, sous peine de poursuites judiciaires, à aucun réseau familial ou système partisan de s’installer au cœur de nos institutions pour les affaiblir et les ruiner.
Tous les candidats aux charges suprêmes devront jurer et signer que leurs épouses et maîtresses ne s’adonneront pas aux trafics d’influence (entrisme et intercession, immixtion entre l’appareil d’État et ses partenaires)
Des dispositions encore plus sévères devront être prises pour la désignation du personnel diplomatique et consulaire, la réorganisation et la gestion de toutes les chancelleries, hauts lieux du désordre, des pires trafics et détournements inimaginables pour le commun de nos concitoyens.
Il devra en être de même pour les candidats aux suffrages de proximités (conseillers municipaux, régionaux, nationaux, députés)
Des textes clairs, adaptés et traduits dans les langues nationales, doivent redéfinir les prérogatives et limites des élus, souligner les critères moraux stricts et qualifier d’infractions pénales graves l’achat de voix et de conscience lors des campagnes et des votes. Les sanctions doivent être fermes et médiatisées lors de leurs applications.
D’ici là, que les hommes d’affaires cessent de transformer l’âme du pays en marchandise.
Que les religieux se chargent du culte et de la spiritualité, mais non de la politique et des affaires publiques ; que les lieux de dévotion ne soient plus des échoppes obscures d’arrangements et de compromissions.
Que la vie ici-bas et ses affaires ne soient plus négligées par la majorité (à cause des manipulations et lavages de cerveaux), pour un au-delà que tous retrouveront un jour, mais que nul n’est, pour autant, pressé de rejoindre !
Enfin, que vogue le Mali vers le destin qu’il mérite et par les voies qu’il aura souverainement choisies !
Le FNC

SOURCE:  du   9 nov 2012.    

Une Réaction à » Nord-Mali : Il faut une guerre totale ! (suite et fin)

  1. diabalika

    Que les maliens se souviennent que tous les accords précédaments traîtés ont été violés par ces islamis du nord. Donc plus d’accord, même plus de négociation. maintennant que tous les maliens sont bien informé de ce qui ce passe au nord , je croit que nous devons faire face nous même à ce problème.
    La Guerre, rien que la guèrre.

    Si les éleves et étudiants souténaient leur frère du nord en refusant d’étudié sans eux.
    Si le Commerçants soutenaient les frère cçant du nord en refusant de payer l’impôt.
    Si les Militaires du sud souténaient leur frères du nord en allant les portés sécours.
    Si le mali se transforme en « Fatôbougou » alors il pourra vite reconquerir le nord en boutant les « fou de dieu » hors du territoire.

    Nous dévons aujourd’hui être amoureux de la guèrre qui net fin à la Gurre.