Nord-Mali : La débandade du MNLA, l’échec de la France

0
5

Les terroristes du MNLA, en attaquant le Vieux Mali, ne se doutaient pas qu’ils s’embarquaient dans une aventure sans issue heureuse pour eux. En effet le peuple malien, comme un seul homme s’est levé de Kayes à Kidal pour barrer la route aux terroristes qui voulant utiliser la misère commune des maliens au Nord du pays, n’ont eu d’autres conseils auprès de leurs commanditaires que d’attaquer de façon scélérate notre peuple. Alors debout sur les remparts nous sommes résolus de nous défendre comme savaient le faire nos ancêtres.

 

La communauté Touarègue, qui au nom de laquelle ils revendiquent leurs actes a dans son ensemble condamné les terroristes, et signifié sans ambages son attachement à la Nation malienne. L’armée malienne a installé ses quartiers à Gao dans la cité des Askia, ville symbolique de l’unité et la cohésion entre toutes les communautés de notre pays. Le Chef Suprême des armées, le Gouvernement et les forces armées ont reçu le soutien plein et entier de tout notre peuple. Et le chef d’état-major Le général Poudiougou a prévenu les terroristes qu’il n’y aurait pas de trêve. Et le résultat sur le terrain est sans équivoques : nos ennemis sont morts ou en fuite.

 

Renforcés par des mercenaires étrangers dont des français et des membres d’AQMI, le MNLA s’est cru capable de rivaliser avec notre armée sur notre propre territoire. Voulant profiter de la confusion créée par l’arrivée massive de nos compatriotes de Libye et prenant la volonté de paix des plus hautes autorités comme une faiblesse, le MNLA a depuis longtemps tenté plusieurs recrutements auprès des jeunes désoeuvrés au Nord Mali. Ainsi mettant à la tête de ses unités terroristes des anciens combattants,  des membres d’AQMI, et conseillés par des barbouzes au service du gouvernement français, ce groupe fait de bric et de broc ne pouvait qu’échouer et se détruire aux portes de la nation démocratique qu’est notre pays. Aucun prétexte ne peut être trouvé pour nous attaquer à visage découvert depuis Paris. Nous sommes un pays démocratique, ouvert à tous ses fils. Aucune opinion ne fait l’objet de discrimination. Toutes les communautés ont leur place dans notre société et dans nos institutions. Le développement du Nord Mali est une question d’intérêt national à laquelle les maliens attachent toute leur attention. De  nouvelles régions sont créées pour répondre à un besoin national et nos autorités ont été jusqu’au bout du dialogue. Il ne peut plus rien  nous arriver ! Nous avons tout accepté. Mais l’indignité ne rime pas avec malien et notre souveraineté ne se négocie pas. Le Nord Mali est au malien ce que la Corse est au français. Il en sera ainsi tant qu’il y’a un seul malien sur la planète. Tous les amis du Mali l’ont compris. Les Etats-Unis, véritable pays de démocratie, l’Allemagne, l’Algérie, le Niger et tous nos amis savent que nous avons tout fait, pour éviter à notre pays et aux populations du Nord Mali la guerre,  mais c’était sans compter sur la haine légendaire de la France pour notre pays. Après avoir exercé l’une des colonisations les plus inhumaines et les plus cruelles sur notre peuple, et après avoir, des décennies durant, saboté le développement de cette partie du pays, voilà que la France ayant des visées lointaines sur nos richesses, se tue à vouloir, tout d’abord, jeté le doute dans les esprits et entretenir ensuite, jusqu’à satisfaction, des conflits virtuels. Sous sa main, quelques bandits qu’elle entretient à Paris et des mercenaires, prêts à tout pour quelques billets d’euros. Mais nous sommes une démocratie, qui a accès à toutes les tribunes du monde. Nous avons des alliés en Afrique et ailleurs et nous sommes les héritiers de civilisations qui inspirent mêmes les français. Kidal Gao et Tombouctou resteront maliens dans la paix et le développement par la volonté de Dieu. Nous n’avons pas oublié les armes françaises larguées en Libye et qui continuent de tuer les maliens. Nous n’avons pas oublié les manœuvres visant à interdire le Nord Mali aux étrangers, nous n’avons pas oublié les manœuvres de Kouchner hier au parlement de l’UE, nous n’avons pas oublié les massacres et le génocide pendant la colonisation sur notre peuple. Et c’est chez nous ici que la politique française raciste et colonialiste prendra fin à tout jamais.

(A suivre)

Karim FOMBA

 

 

 Rebondissement de la violence au nord.

Ménaka à feu et à sang !

Le Mali est une terre de paix et d’accueil. C’est pour quoi il a été toujours un terrain de prédictection pour toutes les sensibilités socio professionnelle- économique, politique et culturelle. Cette habitude est tellement ancrée dans nos us et coutume au point que les autorités maliennes auraient accepté des ex-guerriers  de retour de la Libye au Nord du Mali.

Le Mali dans la recherche de la consolidation de la politique d’intégration économique et politique a ouvert toutes  ses portes pour les étrangers. Notre pays est un pays de paix, de quiétude et d’accueil. Mais ce que nos autorités ont du oublier ; tous ces hommes et femmes qui pénètrent le territoire malien  ne sont pas toujours animés de bonne volonté, de sincérité et d’honnêteté. Quand ils arrivent ils se comportent au prime abord de façon correcte. C’est tout juste pour observer l’attitude des Maliens et après ils révèlent  leur vrai caractère.

Le cas des hommes armés qui sont venus de la Libye après la chute de Mouammar EL Kadhafi en est une parfaite illustration. Après avoir servi ce « Messi » qui, on le sait bien, avait ouvert le feu sur son  peuple et qui a péri en fin de compte ; Ces hommes désormais désœuvrés ont déparqué au nord avec des armes lourdes et des armes légères, avec l’autorisation des autorités politiques. Et voilà à peine installés ces hommes, au delà des discours de paix qu’ils ont tenus, ont exercé la violence sur les populations de Ménaka ; renouant ainsi avec leur esprit de guerrier,  le 17 janvier 2012 mettant ainsi en branle les accords de paix signés par les deux parties en 1990 et attisant du coup la flamme de paix de 1996 en flamme de violence. Le mouvement National pour la Libération de l’AZa- wad qui a revendiqué cette attaque se plaint  du renforcement des troupes chargées du maintien de la paix au nord. Ces anciens combattants venus de la Libye auraient quelque chose derrière leurs têtes. Si non en quoi se justifie leur réticence au renforcement des troupes ? Mais il faut le dire nos autorités ont été naïves en acceptant des hommes armés au nord qui est déjà un terrain de guerre. Donc il fallait  s’y attendre car « tout ce qui brille n’est pas de l’or ». Dit-on.

Des meures  drastiques doivent être prises pour endiguer ces violences au nord. Tout reste à croire qu’il n’y aura pas d’élection au  Mali. Parce qu’en temps de guerre les élections seront impossibles. Est-ce que quelque part le président sortant ATT n’aurait pas savamment prépare cela pour rester au pouvoir briguant ainsi un troisième mandat qui ne dit pas son nom, voilà ce que pensent déjà certains observateurs.IL n’est caché à personne que le Président  a reçu les différents représentants des différents groupes. Et une somme très importante leur a été octroyée pendant que les autres souffrent de beaucoup de crises : économique, alimentaire etc.  En  effet, le problème du nord reste une énigme à résoudre par les futures autorités. Trop c’est trop ! L’heure n’est plus aux négociations. Cette rébellion a fait l’objet de beaucoup de caresses. À présent il temps de réprimer ce comportement inadmissible de la part de ses soi-disant compatriotes. Le Mali est UN et INDVISIBLE que cela soit claire pour tout le monde.

                                                                              Mamadou         COULIBALY

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.