Nord–Mali : La ville d’Andaramboukane attaquée, hier matin, par les rebelles touaregs

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Après la libération d’Aguelhoc, intervenue mercredi 25 janvier vers midi et qui s’est soldée, selon nos informations par la mort de 97 soldats et plus d’une centaine de rebelles, c’est le tour d’Andaramboukane, localité située à 395 Km au nord –est de Kidal, non loin de la frontière avec le Niger, de tomber entre les mains des rebelles du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA).

C’était hier, matin, aux environs de 6 heures du matin.

Les combats, selon une source militaire sur place, se sont poursuivis toute la matinée entre le détachement de l’armée sur place et les rebelles touareg.

Alertée, mercredi soir, l’armée aurait dépêché des renforts, basés à Gao.

Mais les rebelles du MNLA auraient, comme à l’accoutumée, profité de l’effet de surprise pour prendre la ville. C’était, ajoute notre source, en début d’après –midi.

Né de la fusion du Mouvement National de l’Azawad (MNA) et d’ex –soldats de la Légion islamique de Kadhafi, le MNLA multiplie les attaques sur plusieurs fronts.

Le 17 janvier dernier, aux environs de 6 heures du matin, la ville de Ménaka, localité située au nord –est, non loin de la frontière avec le Niger, est attaquée.

Bilan officiel : un soldat malien tué, six véhicules incendiés, des blessés et plusieurs combattants du MNLA faits prisonniers.

Moins de 24 heures après, ce sont les villes d’Aguelhoc et de Tessalit d’être le théâtre des combats, entre rebelles et forces armées.

A travers ces attaques, le MNLA proteste contre le déploiement des renforts militaires au nord –Mali. Notamment, dans la zone de Tinzewaten, non loin de la frontière algérienne. Il s’agit de 500 hommes, de 200 véhicules militaires et de quatre avions de combat (deux MIG et deux hélicoptères de combat) basés à Gao. Dès le 14 janvier dernier, Moussa Ag Acharatane, membre du MNLA, a dénoncé le « redéploiement de l’armée malienne sur le territoire de l’Azawad ».

Contrairement à une information relayée par les médias internationaux, la libération de la ville d’Aguelhoc n’est intervenue que mercredi 25 janvier, aux environs de midi, à l’issue de combats fratricides. Bilan : 97 soldats tués et plus d’une centaine de rebelles bombardés par les MIG.

La ville d’Aguelhoc serait, désormais, aux mains de soldats maliens, commandés par un certain Dakouo.

Avec, à leur tête un officier du nom de M’Barek, une patrouille de l’armée malienne, composée de 25 véhicules militaires seraient tombés dans une embuscade. Selon nos informations, seuls une dizaine de véhicules auraient échappé aux rebelles. Rebelles qui occupaient, du moins jusque hier midi, la ville d’Andaramboukane.

Au moment où nous mettions sous presse, aucun bilan sur les combats de la matinée, n’est disponible. Ni du côté de l’armée, ni du côté des rebelles.

Oumar Babi

 

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