Nord Mali : Le Mali en proie à la rébellion, la ville de Ménaka dans la région de Gao secouée par des assaillants, dont le frère d’un ministre

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En riposte à une attaque d’hommes armés dans la ville de Ménaka, l’aviation de l’armée de l’air malienne a détruit 6 véhicules des assaillants et a fait prisonnier des rebelles. Du bilan, on annonce la mort d’un militaire de l’armée régulière, et des morts ont été enregistrées du coté des assaillants. Désormais les pays de la bande saharienne font face aux effets collatéraux de la chute du régime de Kadhafi.

Suite à l’attaque de Ménaka, le mardi 17 janvier 2012 de bonheur, l’armée malienne à travers ses hommes de l’air n’a pas eu de pitié pour ces hommes aux mauvaises intentions, n’ayant d’ambitions que de créer l’insécurité dans notre pays. Selon des sources que nous tairons ici, ses rebelles auraient le soutien des colonels Bamoussa Diarra, Najim et Assalat. De nos sources, il ressort que le col Assalat qui appartient à la fraction « Chamanamass » serait le frère d’un membre du Gouvernement de Cissé Mariam Khaïdama Sidibé.


Les trois colonels, à savoir : Bamoussa Diarra, Najim et Assalat auraient tous rallié la rébellion à la faveur de la révolte du 23 mai. Quant à l’attaque du mardi 17 janvier, ils auraient bénéficié de l’appui d’autres membres revenus de la Libye après la chute du régime du col Mouammar El Kadhafi, tué on le sait lors de la prise de sa résidence. Pour mener à bien leur attaque, ils ont dû infiltrer la ville par des éléments dont les parents seraient des résidents de la ville de Ménaka. Une fois de plus, l’armée malienne a pris ses responsabilités en pilonnant les positions des assaillants à travers son aviation. Une intervention musclée qui a payé, puisque contraints et coincés, les trois colonels et leurs hommes ont replié sans aucune forme de commentaire. Ce qui est sûr avec l’attaque de la ville de Ménaka le mardi 17 janvier dernier, nul doute que l’armée malienne se trouve désormais sur le pied de guerre.
Au risque de revenir sur certains propos tenus par le Président ATT à Dioïla, le Mali et bien d’autres pays se trouvent désormais en face des effets collatéraux de la chute brutale du régime de Kadhafi. Car nombreux sont des gens qui sont retournés dans leur pays d’origine avec des armes de guerre en lieu et place des outils de développement. Ces armes qu’ils détiennent en main vont servir à quoi, si ce n’est qu’à détruire des peuples. 
Par Zhao Ahmed A. Bamba

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