Nord du Mali : Le ministre Boubou Cissé refuse de diligenter le retour des services de l’assiette à Gao et Tombouctou

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L’arrivée de Dr Boubou Cissé à la tête du département de l’Economie et des Finances a suscité de l’espoir chez certaines populations du nord du Mali coupées du reste du pays par l’absence de certains services clés comme celles de l’assiette. Malheureusement, la montagne semble accoucher d’une souris par rapport à cette forte attente.

Après le retour dit de l’administration dans certaines régions du nord, les services de l’assiette manquent toujours à l’appel. Or, le retour timide de l’administration financière et fiscale dans des grandes agglomérations comme Gao et Tombouctou est une nécessité.

A Gao, les langues commencent à se délier. Comment comprendre qu’avec tout le tapage médiatique orchestré par des médias d’Etat sur le retour de l’administration que les services comme les impôts, les finances et autres domaines de l’assiette ne soient pas encore sur place ? Curieusement, les banques sont pourtant dans ces régions et travaillent normalement. D’ailleurs de nouvelles banques qui n’y étaient pas avant la crise ont ouvert des succursales à Gao et Tombouctou. Histoire de démontrer que même avec l’insécurité devenue résiduelle, l’on peut faire du business.

Pourtant, l’absence de certains services de l’administration publique fait souffrir les populations qui sont souvent contraintes de faire le voyage de Bamako située à 1.200 km de la Cité des Askia pour le plus banal des papiers.

«Pour avoir un prêt bancaire, il faut faire des papiers qu’on ne peut avoir qu’au service des finances par exemple…Or, ce service se trouve à Bamako à la veille de l’occupation terroriste», a déploré Mahamar Touré, enseignant à Gao. «L’Etat ne s’occupe pas assez de nous. Nous sommes oubliés…», a lancé Aliou Ousmane Maïga, un infirmer opérant dans la région de Gao.

Pour lui, comme pour de nombreux citoyens oubliés du septentrion, le gouvernement ne fait rien pour le retour de l’Administration financière et fiscale. Il affirme même que cela ne fait pas partie des priorités des autorités.

Au ministère de l’Economie et des Finances, on botte en touche tout en précisant que le retour de leurs services n’est qu’une question de temps. Mais, difficile de comprendre cette léthargie quand on sait que toutes les banques censées garder de l’argent sont sur place.

Pourquoi alors diable le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ne veut pas redéployer ses services à Gao et à Tombouctou au moment où nombre de ses concitoyens le réclament à cor et à cri? Bien malin celui qui trouvera la réponse à cette question.

En tous les cas, la colère commence à gronder à Gao. Une frange importante de la jeunesse laborieuse n’exclut pas d’entreprendre des manifestations pour avoir gain de cause.

Hachi Cissé

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1 commentaire

  1. Il est grand temps que l’État se ressaisisse avant qu’il ne soit trop tard les gens en ont marre vraiment trop c’est trop tout est lié à la grève pour avoir gain de cause à quoi ça sert hein les autorités doivent être responsable de leurs actes et assument sinon tôt ou tard il y aura un soulèvement dans ce pays car le peuple est à bout du rouleau walaye et ça suffit dèh
    à bon entendeur salut

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