Paix et sécurité au Nord-Mali : Les promoteurs de la coopération décentralisée sonnent le tocsin !

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«Au Nord, l’urgence a sonné ; si les autorités gouvernementales doivent prendre des dispositions, ce qui reste de la souveraineté du pays, la communauté internationale ne peut rester inactive. À ce jour, l’un des défis à relever est bien celui de la sécurité et de la paix dans cette zone !»

C’est l’appel qu’un groupe d’associations françaises partenaires des régions du Nord, a lancé lors d’un point de presse lundi 5 décembre, à la pâtisserie Amadine. En effet, le réseau des partenaires de la région de Kidal emmené par Jean-Didier Vermenot et l’association humanitaire Talawit -qui participaient aux assises de la coopération décentralisée à Bamako-, sonnent le tocsin. Car «coopérer devient impossible puisque les partenaires ne peuvent plus aller dans cette zone», a indiqué M. Jean-Didier Vermenot. Encore que, selon lui, on ne puisse aborder la question du développement du Nord-Mali sans y associer les acteurs locaux. En d’autres termes, selon ce groupe d’associations françaises, «la maîtrise territoriale revient à celles et ceux qui y vivent». Face à ce constat, disent-ils, «nous avons devoir de sonner le tocsin» d’autant qu’il ne peut avoir «de coopération et de développement sans paix et pas de paix sans coopération et développement».

Les promoteurs de la coopération décentralisée estiment par ailleurs qu’une  démocratie participative et une citoyenneté active peuvent être un levier des actions à conduire pour sortir de cette insécurité aux formes diverses et asseoir l’autorité locale…en vue de retrouver au plus tôt la quiétude. Il s’agit, selon Jean-Didier Vermenot, de donner la parole, faire confiance aux gens, aux femmes et à la jeunesse pour bâtir des solutions partagées. Car, estime-t-il, «les espaces de dialogues délaissés profitent inéluctablement à ceux qui prônent le néant».

En tout cas, les partenaires français des régions de Kidal, Gao, Tombouctou, sont formels : « nous ne délaisserons pas ces populations !» Au demeurant, ils soutiennent qu’il serait opportun de solliciter une mission internationale sous l’égide de l’ONU en impliquant tous les partenaires, pour étudier les modalités de construction d’une paix durable, source de développement humain durable. Pour leur part, ils affirment continuer à œuvrer pour relever les défis dans cette zone afin de lui redonner une image lumineuse.

Issiaka Sissoko

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